Communiqué

Rencontre à Sant’Egidio entre l’UFC et le RPT

par UFC , le 10 novembre 2005, publié sur ufctogo.com

 

A l’invitation de la Communauté de Sant’Egidio, une délégation de l’Union des Forces de Changement (UFC) s’est rendue à Rome en Italie où elle a rencontré une délégation du pouvoir togolais les 7, 8 et 9 novembre 2005 pour y poursuivre les discussions entamées entre les deux parties, le 21 juillet 2005 sous la facilitation de la Communauté de Sant’Egidio.

L’ordre du jour suivant a été retenu.
- 1- Evaluation de la mise en oeuvre des recommandations de la rencontre du 21 juillet 2005
- 2- Sécurité des populations civiles
- 3- Réforme de l’armée
- 4- Réforme des Institutions.

1- Evaluation de la mise en oeuvre de la rencontre du 21 juillet 2005.

La délégation du pouvoir togolais en place a indiqué que sur la liste de 146 personnes détenues, qui lui avait été remise par l’UFC, 135 personnes seraient libérées. Huit personnes demeurent détenues "pour les besoins de l’enquête". Trois seraient inconnues.

L’UFC a fait état de la situation de personnes harcelées ou licenciés de leur emploi ou encore arbitrairement affectées pour raison politique. La délégation du pouvoir a demandé à l’UFC de lui remettre une liste nominative des personnes en question.

S’agissant des réfugiés, l’UFC considère que le retour des réfugiés n’est possible qu’après l’instauration d’un climat de confiance.
La mise en oeuvre de ce point se poursuit.

2- Sécurité des populations civiles.

En s’appuyant sur les constatations et les conclusions du rapport de la mission d’établissement des faits de l’ONU, au sujet des événements qui se sont déroulés au Togo pendant la période du 5 février- 5 mai 2005, l’UFC a souligné que l’insécurité générale et la violence au Togo ne cesseront qu’avec la fin de l’impunité. A cet égard, l’UFC a demandé la mise en oeuvre des recommandations de ce rapport, notamment celle relative à la mise en place d’une commission d’enquête par les Nations Unies en vue d’identifier les auteurs des crimes commis.

L’UFC a proposé une réforme profonde et valorisante des forces de sécurité : la police et la gendarmerie afin qu’elles deviennent proches et efficaces dans leur protection des populations civiles.

3- Réforme de l’armée.

La délégation de l’UFC a soutenu que la crise togolaise procède du refus de l’alternance politique et de l’instrumentalisation de l’armée togolaise à des fins politiques. Selon l’UFC, aucune élection crédible ne peut se tenir au Togo, aucune alternance politique ne peut y avoir lieu, si l’armée togolaise ne subit une réforme profonde et valorisante. Dans les circonstances particulières qui sont celles du Togo, cette réforme pour réussir, devrait s’opérer avec l’implication effective et active de la communauté internationale, notamment l’Organisation des Nations Unies (ONU) et l’Union Européenne (UE).

4- Réformes Institutionnelles.

La délégation de l’UFC a exprimé la nécessité largement partagée, de réformer le cadre électoral, notamment en abrogeant les dispositions discriminatoires.
Pour l’UFC la Constitution originelle de 1992 de même que la loi électorale du 5 avril 2000, qui ont l’avantage et le mérite d’être consensuelles devraient servir de base à ce travail.

Fait à Paris, le 10 novembre 2005.

Pour la Délégation de l’UFC

Le troisième Vice-Président

Patrick Lawson

 

© Copyright UFC

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
jeudi
30 mars 2017
Lomé 28°C (à 10h)