Elections

Réaction du Président du CAR à l’annonce de la dissolution de l’Assemblée Nationale

par Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) , le 23 décembre 2004, publié sur ufctogo.com

 

Réaction du Président du CAR à l’annonce de la dissolution de l’Assemblée Nationale à la suite du Conseil des Ministres du 22 décembre 2004

La dissolution annoncée de l’Assemblée RPT du 27 octobre 2002 à la suite du Conseil des Ministres du 22 décembre 2004 n’est pour l’instant qu’une simple intention du Chef de l’Etat. Il faut attendre les mois à venir pour voir si ce dernier est réellement à même de prendre le risque de sacrifier une Assemblée monocolore dont il se sert pour gérer le pays à sa guise. Je crains que pour l’instant il ne s’agisse davantage d’un clin d’œil de charme en direction de l’Union Européenne.

Car, on se rappelle encore tous de la déclaration solennelle faite par le Chef de l’Etat lors des discussions inter togolaises de juillet 1999. Il avait alors annoncé aux populations togolaises et au monde entier qu’il allait dissoudre quelques mois après l’Assemblée RPT nommée en mars 1999. De nombreux observateurs s’étaient montrés sceptiques sur les lendemains de cette annonce. Pendant près de 3 ans, le Chef de l’Etat s’est attelé à vider les élections anticipées annoncées de tout intérêt en mettant par terre l’Accord cadre et le Code consensuel de 05 avril 2000. Et c’est une fois qu’il a ainsi acculé l’opposition à s’abstenir de déposer ses dossiers de candidatures, qu’il a procédé le 09 octobre 2002 à la dissolution de l’Assemblée en vue des nouvelles élections législatives qui eurent lieu quelques jours après, le 27 octobre 2002.

On se demande s’il n’est pas aujourd’hui dans la même logique de manipulation.

Ce qui est pour le moment primordial et peut permettre de savoir si le Chef de l’Etat est réellement préoccupé de faire remplacer l’Assemblée monocolore actuelle par une Assemblée pluraliste reflétant la configuration politique du pays, c’est l’achèvement du cadre électoral consensuel par le dialogue national. A la suite de quoi pourra être installée la CENI à habiliter pour fixer les dates des élections. Ce que l’Union Européenne attend du Togo, ce sont ces dates et non une période électorale annoncée de façon vague et sans base légale par le Chef de l’Etat.

Fait à Lomé, le 23 décembre 2004

Pour le CAR,

Me Yawovi AGBOYIBO

 

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