Togo-Education

Rapport de l’Unesco sur l’éducation au Togo

par UNESCO , le 1er avril 2001, publié sur ufctogo.com

Principes et objectifs généraux de l’éducation. Le système éducatif togolais doit sa forme et son contenu actuel à la réforme de l’enseignement de 1975.

 

Les principes et les objectifs généraux accordent en premier lieu une priorité à la démocratisation de l’enseignement par des actions sur l’offre qui donne des chances égales pour tous ; ensuite, à la construction d’un système scolaire rentable grâce à la formation et la motivation des enseignants, la fourniture de matériels pédagogiques et l’adoption d’une pédagogie active et participative ; enfin, à l’adaptation de l’école aux réalités du pays et son orientation vers une plus grande professionnalisation.
Priorités et préoccupations actuelles en matière d’éducation
Après avoir connu une croissance relativement forte, le Togo a été contraint d’adopter dès 1979 des programmes de stabilisation financière avec le Fonds monétaire international afin de redresser la situation économique du pays. Malgré quelques résultats positifs de ces mesures dans le domaine de la réduction des déficits budgétaires et de la balance des paiements, les résultats d’ensemble révèlent un taux de croissance entre 1983 et 1991 de -2,1 % ainsi qu’un taux de chômage en augmentation sensible. Des niveaux de dégradation significatifs ont été connus dans les services publics essentiels, dans la santé, tout comme dans l’éducation.
Le système de l’éducation a été frappé depuis plus d’une décennie de façon globale, et plus particulièrement au cours des quatre dernières années, par trois phénomènes économiques et socio-politiques qui ont exercé une influence indéniable sur son développement et son efficacité.

D’abord, la crise économique qui a conduit l’Etat à adopter différents programmes d’ajustement structurel a eu un retentissement négatif sur l’éducation. Ensuite, la crise socio-politique que traverse le pays depuis 1991 a conduit à une érosion des capacités financières de l’Etat. Mais l’ampleur de la crise a entraîné des exodes internes et externes qui ont très notablement paralysé le système de l’éducation en 1992-1993 puisque moins d’un quart des élèves de l’année scolaire précédente ont suivi l’année scolaire 1992-1993. Si une reprise de l’évolution des effectifs s’est manifestée depuis 1993-1994, la croissance des effectifs reste encore faible par rapport au taux de croissance démographique. Enfin, la dévaluation de 50 % de la monnaie régionale (franc CFA) en janvier 1994 a entraîné un renchérissement des prix du matériel pédagogique qui est dans une très large mesure importé.
La conjugaison de ces trois phénomènes s’est traduite par :

- la difficulté de l’Etat à faire face à la demande croissante de l’éducation même au niveau de l’enseignement primaire ;

- la baisse des ressources nominales consacrées à l’acquisition du matériel pédagogique ; ainsi, en termes réels, les ressources consacrées à l’équipement en 1996 représentent seulement 32 % de leur valeur de 1992 ;

- l’apparition de la catégorie d’enseignants contractuels ou pris en charge par les communautés elles-mêmes ; ils représentent 24,5 % des effectifs dans l’enseignement primaire public et plus de 52 % dans l’enseignement secondaire de second cycle. Par ailleurs, la dégradation des conditions de travail des enseignants permanents caractérisée notamment par l’insuffisance de matériel pédagogique et l’impossibilité de remplacer les consommables dans les laboratoires.
S’appuyant sur les recommandations des Etats généraux de l’éducation tenus en 1992, le Gouvernement a adopté le 12 mai 1993 la Déclaration de politique sectorielle de l’éducation et de la formation. S’inscrivant dans l’esprit de Jomtien, cette déclaration a adopté trois objectifs prioritaires :

- La démocratisation de l’école. L’Etat accorde la priorité à l’enseignement primaire et se propose de se désengager graduellement de l’enseignement préscolaire au profit du secteur privé. Il réitère son engagement à respecter les dispositions constitutionnelles en faveur d’une école obligatoire et relativement gratuite jusqu’à l’âge de 15 ans. Par ailleurs, les inégalités intra et inter-régionales doivent disparaître à terme et l’Etat se propose d’agir en accroissant l’offre scolaire en fonction de la demande.

- L’adaptation du système de l’éducation à l’environnement socio-économique. L’Etat se propose d’adapter les filières de formation aux possibilités réelles de l’économie nationale.

- L’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation.
On peut retenir trois idées essentielles permettant de concrétiser les objectifs généraux :
- a) atteindre un taux net de scolarisation primaire de 80 % d’ici l’an 2000 ;
- b) la création d’un corps d’enseignants auxiliaires pour faire face à la pénurie d’enseignants observée dans tous les niveaux de l’enseignement ;
- c) la création d’un Fond de soutien de l’éducation financée en partie pour l’Etat (grâce aux économies réalisées sur les départs d’enseignants), les Associations des parents d’élèves, les collectivités locales et des bailleurs de fonds externes.
Le 23 décembre 1998, le Conseil des Ministres adopte une nouvelle stratégie intitulée : « La politique nationale du secteur de l’éducation et de la formation » fixant entre autres les grandes orientations nouvelles relatives à l’éducation de base.
Lois et autres règlements fondamentaux relatifs à l’éducation
Hormis la reforme de 1975, le texte fondamental relatif à l’éducation reste la Constitution de la IV République qui dispose en son article 35 « l’Etat reconnaît le droit à l’éducation des enfants et créé les conditions favorables à cette fin. L’école est obligatoire pour les enfants des deux sexes jusqu’à l’âge de quinze ans. L’Etat assure progressivement la gratuité de l’enseignement public. »
La scolarité obligatoire s’étend de 5 à 15 ans, soit dix années scolaires. Cependant, 40 % environ des enfants en âge de scolarisation primaire n’ont pas accès à l’école.
Administration et gestion du système d’éducation
L’éducation au Togo est administrée par le Ministère de l’éducation et de la recherche scientifique (depuis septembre 1996, Ministère de l’éducation nationale et de la recherche) et le Ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Le système est fortement centralisé malgré une organisation officielle décentralisée (régions et circonscriptions pédagogiques).
En application aux dispositions de l’article 26 du décret n° 92-195/PM de 12 août 1992 portant réorganisation du Ministère de l’éducation nationale, un arrêté portant organisation et fonctionnement des directions régionales de l’éducation a été pris par le Ministre de l’éducation nationale. Six directions régionales ont été créées et un directeur a été nommé à la tête de chacune en 1997.
Les directions régionales de l’éducation sont des structures décentralisées dans leur ressort territorial et sont compétentes pour toutes les questions relatives à l’éducation nationale et la recherche. Ils ont autorité sur l’ensemble des établissements de tous ordres et de tous degrés, sur les inspecteurs ainsi que toutes les autres structures relevant du département de l’éducation nationale et de la recherche.
Au niveau de chaque circonscription pédagogique, l’inspecteur exerce un contrôle pédagogique et administratif sur l’enseignant. Dans les écoles, le directeur assure l’encadrement et le contrôle pédagogique.
Outre les deux ministères chargés de l’éducation et de la formation, plusieurs ministères organisent eux-mêmes la formation professionnelle de leurs futurs employés. Le tableau ci-après présente la situation :
Formations pré-emploi organisées au Togo en dehors des ministères de l’éducation

MINISTÈRESTYPES DE FORMATIONNIVEAU DE FORMATION
SANTÉ Auxiliaires médicaux Pré-universitaire
JEUNESSE ET SPORT Maître et professeur d’EPS, conseiller de jeunesse et d’administration socio-éducative Pré-universitaire et universitaire
AFFAIRES SOCIALES Formation sociale Pré-universitaire non formelle
FONCTION PUBLIQUE(1) Administration générale et administration des impôts et des douanes Pré-universitaire universitaire Post-universitaire
DEVELOPPEMENT RURAL Animateurs ruraux, techniciens supérieurs d’agriculture d’élevage et de la foresterie Pré-universitaire

(1) Ce Ministère assure également la formation en cours d’emploi dans les mêmes domaines.
De plus, des organisations non gouvernementales (ONG) interviennent au niveau des programmes d’alphabétisation et de la formation professionnelle. Le Conseil supérieur de l’éducation et de la formation est chargé de la coordination des activités de formation au niveau national, mais dans la réalité, chaque ministère organise ses programmes de formation.

Structure et organisation du système d’éducation


Enseignement préprimaire

AnnéeNb. d’écolesElèves inscritsNb. d’enseignants
1990 252 HF 10.949
F 5.409
HF 383
F 383
1991 ... ... ...
1992 ... ... ...
1993 241 HF 10.526
F 5.235
HF 395
F 395
1994 232 HF 10.098
F 4.949
HF 395
F 393
1995 ... HF 10.354
F 5.074
HF 446
F 441
1996 ... HF 10.489
F 5.108
HF 469
F 457
1997 ... ... ...
1998 ... ... ...
1999 ... ... ...

Source : Annuaire statistique de l’UNESCO, 1999 ;
[...] données non disponibles.
Les enfants entrent au jardin d’enfants à 2 ans révolus et passent ici trois ans. L’enseignement préscolaire n’est pas obligatoire.
Enseignement primaire

AnnéeNb. d’écolesElèves inscritsNb. d’enseignants
1990 2.494 HF 646.962
F 255.642
HF 11.105
F 2.085
1991 ... HF 652.548
F 260.853
HF 10.230
F 1.491
1992 ... ... ...
1993 2.594 HF 663.126
F 265.252
HF 12.487
F 2.007
1994 2.730 HF 762.137
F 308.642
HF 13.892
F 2.225
1995 3.283 HF 824.626
F 337.198
HF 16.217
F 2.349
1996 ... HF 859.574
F 356.702
HF 18.535
F 2.622
1997 ... ... ...
1998 ... ... ...
1999 ... ... ...

Source : Annuaire statistique de l’UNESCO, 1999 ;
[...] données non disponibles.
Les élèves suivent pendant six ans l’enseignement primaire, sanctionné par le certificat d’études du premier degré (CEPD).
Enseignement secondaire

AnnéeNb. d’écolesElèves inscritsNb. d’enseignants
1990 ... HF 125.545
F 31.766
HF 4.492
F 529
1991 ... HF 127.831
F 31.567
...
1992 ... ... ...
1993 ... HF 134.559
F 34.397
HF 3.513
F ...
1994 ... HF 153.348
F 40.088
HF 4.847
F 579
1995 ... HF 169.481
F 44.256
HF 5.389
F ...
1996 ... HF 178.254
F 47.595
...
1997 ... ... ...
1998 ... ... ...
1999 ... ... ...

Source : Annuaire statistique de l’UNESCO, 1999 ;
[...] données non disponibles.
L’enseignement du deuxième degré, dispensé dans les collèges d’enseignement général (CEG) et les collèges d’enseignement technique (CET), reçoit les diplômés du premier degré pour un enseignement de quatre ans sanctionné soit par le brevet d’études du premier cycle de l’enseignement général (BEPC), soit par le certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ou le brevet d’études professionnelles de l’enseignement technique (BEP).
Dès 1997, à la place du concours, les diplômés du deuxième degré accèdent à l’enseignement du troisième degré après étude de bulletin de notes du BEPC dans les matières suivantes : anglais, français, sciences physiques et mathématiques ; les meilleurs qui répondent au critère d’âge sont placés en seconde. L’enseignement se donne pendant trois ans dans les lycées d’enseignement général, les lycées d’enseignement technique et les écoles professionnelles spécialisées. L’enseignement du troisième degré est sanctionné par le baccalauréat de l’enseignement secondaire (première et deuxième parties).
L’enseignement du quatrième degré constitue le niveau supérieur de l’école togolaise. Il est assuré par l’Université du Bénin et l’Ecole normal supérieure. Les élèves diplômés du troisième degré entrent dans ces deux grandes institutions pour suivre des études d’une durée variable de trois à sept ans.
L’année scolaire est répartie officiellement sur trois trimestres. Dans les enseignements primaire et secondaire, les trois trimestres totalisent quarante semaines. Au niveau de l’enseignement supérieur, l’année académique est divisée en deux semestres de douze semaines chacun, soit au total vingt-quatre semaines auxquelles il convient d’ajouter six semaines pour l’organisation des examens de la deuxième session dans la plupart des facultés.

Le financement de l’éducation


En 1991, en termes relatifs, la part du budget de l’Etat en faveur de l’éducation représentait 22,2 % contre 24,6 % en 1992. Il passera à 22 % en 1994, 25,3 % en 1995 et 21 % en 1996. Le ratio budget de l’éducation par rapport au produit interne brut (PIB) montre une tendance à la baisse depuis 1991. En effet, en 1991 il était de 4,5 % ; il est passé en 1992 à 5,6 % puis à 6 % en 1995 pour ensuite fléchir en 1996 à 4,7 %. L’évolution de cet indicateur reflète la situation de la part relative du budget de l’Etat dans le PIB sur la période considérée.
En 1991, 41,6 % du budget a été consacré à l’enseignement primaire contre 38,1 % en 1992, 35,2 % en 1995 et 36,6 % en 1996. L’enseignement secondaire général a reçu sur la période entre 22 % et 27 %, tandis que le budget de l’enseignement technique ne dépasse pas 5 % du budget de l’éducation nationale. L’ensemble du supérieur se voit attribuer environ le quart du budget de l’éducation, mais le budget de l’université représente en moyenne 15 % du budget de l’éducation.
En ce qui concerne la participation de l’Etat au financement de l’enseignement privé confessionnel, les données qui suivent ne sont qu’indicatives. Ainsi, l’enseignement primaire reçoit annuellement un budget qui varie entre 1,2 et 1,4 milliards de francs CFA entre 1991 et 1996, tandis que l’enseignement secondaire se voit attribuer en moyenne 0,5 milliard par année. La situation de l’enseignement privé laïc est difficile à appréhender car les coûts à la charge des parents constituent la seule indication disponible. Dans les enseignements maternelle, primaire et secondaire, la contribution des parents varient entre 40.000 et 70.000 francs CFA dans la capitale.
Le financement de l’Etat représente en moyenne 95 % des ressources de l’université. Les frais d’inscription qui sont stables depuis vingt ans constituent 4 % de ces ressources tandis que les autres revenus tels que la gestion des projets et les activités de production des fermes agricoles comptent pour 1 %.
L’évolution du financement de l’éducation sur la période 1992-1996 est marquée par la crise que traverse le pays. Le budget que l’Etat alloue aux deux ministères de l’éducation est passé de 21,067 milliards en 1991 à 24,2 milliards en 1992. En 1995, les dotations publiques à l’éducation sont passées à 27,3 milliards pour fléchir légèrement en 1996 pour se retrouver à 26,9 milliards. A ces montants il faut ajouter environ 260 millions annuellement au titre des participations de l’Etat aux autres types de formation tant au niveau interne qu’externe. La répartition du budget entre les salaires et le fonctionnement indique que les salaires occupent en moyenne 98 % du budget de l’enseignement primaire contre 94 % dans le premier cycle du secondaire et 93 % au second cycle du secondaire. La situation de l’enseignement technique est meilleure du fait que les salaires ne représentent que 70 % du budget de ce secteur.
Dépenses totales d’éducation

Annéeen %
du PNB
en %
des dépenses
du gouvernement
en %
du total
en %
du PNB
en %
des dépenses
ordinaires
du gouvernement
1990 5,6 26,4 93,0 5,2 ...
1991 ... ... ... 5,2 ...
1992 6,1 21,6 97,4 6,0 29,0
1993 ... ... ... ... ...
1994 ... ... ... ... ...
1995 ... ... ... 4,3 ...
1996 4,5 24,7 92,9 4,2 24,1
1997 ... ... ... ... ...
1998 ... ... ... ... ...
1999 ... ... ... ... ...

Source : Annuaire statistique de l’UNESCO, 1999 ; [...] données non disponibles.
Dépenses publiques ordinaires afférentes à l’enseignement :répartition par degré d’enseignement (en %)

AnnéePréprimaire1er degré2è degré3è degréAutres typesNon réparties
1990 —> 30,4 25,8 29,0 10,7 4,0
1991 ... ... ... ... ... ...
1992 —> 31,8 28,1 30,6 6,0 3,5
1993 ... ... ... ... ... ...
1994 ... ... ... ... ... ...
1995 —> 36,4 27,8 32,9 - 2,9
1996 —> 45,9 26,9 24,7 - 2,5
1997 ... ... ... ... ... ...
1998 ... ... ... ... ... ...
1999 ... ... ... ... ... ...

Source : Annuaire statistique de l’UNESCO, 1999 ; [...] données non disponibles.

Le processus éducatif


L’ensemble des contenus des programmes de formation est défini au niveau des ministères chargés de l’éducation. Le système est donc caractérisé par une homogénéité des programmes de l’enseignement primaire à la fin de l’enseignement secondaire. Toutefois, au niveau de l’enseignement technique et de la formation professionnelle organisée, un effort est fait depuis les cinq dernières années, dans la mesure où la sélection des domaines de formation technique est principalement basée sur les besoins spécifiques du marché de travail local. Néanmoins, cette expérience reste pour l’instant limitée dans l’espace et dans le temps.
Le contenu des programmes dans son ensemble n’est pas révisé ; néanmoins certains disciplines ont été améliorées (calcul). D’autres ont subi d’innombrables aménagements telle que l’éducation civique et morale par l’intégration des éléments des droits de l’homme, d’éducation en matière de population et de développement durable et d’éducation en matière de protection de l’environnement et de protection contre les maladies sexuellement transmissibles et contre le VIH/Sida. L’on note également que les notions d’agriculture, d’élevage, d’éducation en matière de population et de vie familiale, des droits de l’homme, de la paix, etc. ne sont pas encore introduites dans les programmes de formation initiale des enseignants dans les Ecoles normales d’instituteurs. (MEN, 1999).
La langue d’instruction de l’ensemble du système scolaire est le français, langue officielle du Togo. Dans les écoles maternelles publiques et confessionnelles, les langues locales sont cependant utilisées, mais elles restent confinées à ce niveau de l’enseignement.
Population analphabète de 15 ans et plus : 1 081 000 (1995, chiffre estimé)
- pourcentage d’analphabètes : 49,3 %
Dépenses publiques ordinaires afférentes à l’enseignement (1996)
- Franc C.F.A. 30 730 000 000
- pourcentage par rapport au PNB : 4,2 %
Dépenses publiques ordinaires par niveau d’enseignement (1996)
- préprimaire+primaire : 45,9 %
- secondaire : 26,9 %
- supérieur : 24,7 %


Taux bruts d’inscription par niveau d’enseignement (1996)
- préprimaire : 2 %
- primaire : 120 %
- secondaire : 27 %
- supérieur : 4 %
Source : Annuaire statistique de l’UNESCO, 1999.

 

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