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Quand la mort rôde dans l’air... de la maison

par Destination Santé , le 5 mai 2007, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : Quand la mort rôde dans l’air... de la maison :: Trop près de la route, les petits poumons souffrent... :: Gare aux migraines persistantes pendant la grossesse :: Une bactérie... schizophrène ? :: Ce sont les médecins qui manquent, pas les traitements ! :: Sur la carapace, des salmonelles.... :: La France, au « top » des pays qui se prémunissent contre la grippe aviaire ? :: Faites plaisir à votre cerveau, mangez des tomates ! :: Le Dr No du spleen... :: La fumée des autres, c’est dément !

 

Quand la mort rôde dans l’air... de la maison

D’après les toutes dernières estimations de l’OMS, la pollution de l’air à l’intérieur des habitations tuerait chaque année 1,5 million de personnes. Et cela plus particulièrement dans les pays en développement. Avec en première ligne, les femmes et les enfants.

Charbon, bois, bouse de vache, résidus agricoles... Plus de trois milliards de personnes utilisent quotidiennement des combustibles solides, souvent très toxiques, pour se chauffer et cuire leurs aliments. Essentiellement en Afrique.

En effet sur les 21 pays les plus concernés par cette pollution, 19 se trouvent au sud de la Méditerranée : l’Angola, le Bénin, le Burkina Faso et le Burundi, le Cameroun, l’Erythrée et l’Ethiopie, Madagascar, le Malawi et le Mali, la Mauritanie, le Niger et l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Sénégal, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo. Auxquels viennent s’ajouter pour l’Asie, l’Afghanistan et le Pakistan son voisin.

Comme le déclare dans une jolie formule le sous-directeur général de l’OMS Suzanne Weber-Mosdorf, « le potentiel de prévention est énorme. Les solutions existent ». A court terme, elle préconise « la promotion de fourneaux améliorés, de hottes (pour évacuer les fumées) et de cuisinières offrant une bonne rétention de la chaleur ». Et à plus long terme, « le passage à l’utilisation de combustibles modernes et plus propre tels que le biogaz, le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et le pétrole lampant » seraient également de bonnes solutions.

L’enjeu est énorme. Il se chiffre en millions de vies pour des populations menacées de cancers, de pneumonie sévère et de toute une série d’affections respiratoires chroniques.

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Trop près de la route, les petits poumons souffrent...

D’après une étude internationale, les enfants vivant à proximité d’une route au trafic dense présenteraient un risque accru de développer - et non pas seulement d’exacerber - un asthme. Mais aussi des infections de la sphère ORL.

Original, ce travail conduit par des chercheurs de Vancouver au Canada et de Groningen aux Pays-Bas. En fonction de leur lieu d’habitation, ils ont évalué le niveau d’exposition aux polluants atmosphériques de 4 200 petits Hollandais. Tous ont été suivis depuis leur naissance jusqu’à l’âge de 4 ans.

Asthme, sifflements bronchiques, infections ORL et même grippes et rhumes. Les auteurs ont relevé une augmentation de 20% à 30% du risque de développer ces maladies ou ces symptômes chez les petits le plus près d’une grand-route.

« De nombreuses études ont déjà montré que les polluants de l’air pouvaient exacerber un asthme pré-existant », souligne Michael Bauer, le principal auteur de ce travail. « Mais il était moins évident que ces polluants puissent véritablement provoquer un asthme ou des allergies chez les jeunes enfants. D’où l’urgente nécessité de bien séparer les grands axes routiers des lieux d’habitation et de travail ».

D’autant qu’un travail antérieur a déjà montré que les enfants vivant à proximité d’une « source de pollution » - station de bus, parking, raffinerie....- étaient eux aussi, particulièrement exposés au risque de cancers infantiles.

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Gare aux migraines persistantes pendant la grossesse

Des chercheurs américains alertent les femmes sur les risques cardiovasculaires associés aux « migraines persistantes » en cours de grossesse. Un constat qui émane d’un vaste travail réalisé à partir d’une base de données de 17 millions de femmes.

Le Dr Cheryl Bushnell et son équipe, de l’Université de Durham en Caroline du Nord, se sont particulièrement intéressées à 34 000 de ces femmes. Toutes étaient migraineuses. Résultat : parmi celles qui étaient traitées pour migraine le risque d’accident vasculaire cérébral ou de maladie cardiaque a été respectivement 19 fois et 5 fois plus élevé que chez les femmes qui n’en souffraient pas.

Selon l’auteur, « il existerait un lien entre les crises migraineuses et la pré-éclampsie ». Rappelons que cette dernière est responsable de 10% des morts maternelles. Caractérisée par une hypertension artérielle importante et la présence de protéines dans les urines de la femme enceinte, elle est généralement le prélude à une éclampsie, responsable de convulsions parfois mortelles.

Bushnell a également observé que « les femmes enceintes de 35 ans ou plus étaient davantage exposées au risque de migraines ». Dans tous les cas, ces futures mamans « doivent fait l’objet d’un suivi spécifique avec notamment un contrôle régulier des différents facteurs de risque de maladies cardiovasculaires : hypertension artérielle, hypercholestérolémie, diabète... ».

Vigilance donc, même si Cheryl Bushnell ne précise par de façon explicite si ce sont les migraines elles-mêmes qui sont à l’origine de l’augmentation du risque cardiovasculaire ou bien leurs traitements. D’autant que le lien entre migraine et AVC a déjà été établi. Et pas seulement chez les femmes enceintes.

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Une bactérie... schizophrène ?

A trop vouloir chasser certaines bactéries présentes dans notre organisme, nous nous exposerions en fait, à certaines maladies. Exemple avec Helicobacter pylori, reconnue pour être à l’origine d’ulcères et de cancers de l’estomac. Mais qui en fait, nous protégerait contre l’asthme.

H.pylori vit exclusivement dans l’estomac humain. C’est même semble-t-il le seul organisme connu qui survive dans un environnement aussi acide. Depuis de nombreuses années, la communauté scientifique s’accorde à considérer l’infection à H.pylori comme l’une des principales causes de cancer de l’estomac. Près de 50% de l’humanité serait porteuse de la bactérie, sans que pour autant la plupart des humains infectés ne développent de maladies.

Et selon un travail réalisé par une équipe américaine, la présence de ce microbe chez les plus jeunes d’entre nous diminuerait de 40% le risque... d’asthme. L’infection étant plus fréquente dans les pays en développement (80% à 90%) que dans les pays industrialisés (25% à 30%), voilà peut-être pourquoi l’incidence de l’asthme est si élevée dans les pays du Nord. Ce n’est encore qu’une hypothèse, mais ce ne serait pas la première fois que l’axiome selon lequel « le mieux est l’ennemi du bien » se trouverait avéré...

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Ce sont les médecins qui manquent, pas les traitements !

Dans le dernier numéro de Plos Medicine, des experts internationaux lancent un appel aux responsables du Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme. Objectif : financer la formation de professionnels de santé.

Le Dr Gorik Ooms de Médecins sans Frontières, déplore « qu’il manque de médecins et d’infirmières pour délivrer les traitements. Les médicaments sont pourtant là. Ce serait donc une erreur stratégique de la part du Fonds mondial de ne pas considérer la question de la pénurie de professionnels ».

Exemple avec un pays durement frappé par la pandémie de VIH/SIDA, le Mozambique. Pour répondre aux besoins de la population, il y faudrait 8 professionnels de santé pour 1 000 patients. Or aujourd’hui, la proportion n’est que de 0,36 pour 1 000. C.Q.F.D.

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Sur la carapace, des salmonelles....

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Méfiez-vous de votre tortue domestique. Si adorable soit-il, ce reptile constitue en effet un dangereux réservoir de salmonelles. Aux Etats-Unis, un enfant de 4 semaines est ainsi décédé d’une infection à Salmonella pomona.

Un dramatique accident qui a incité la Food and Drug Administration (FDA) à mettre en garde les propriétaires de tortues. « Elles peuvent poser un sérieux problème de santé aux enfants mais aussi aux adultes immunodéprimés » souligne l’agence, dans une alerte de santé publique.

Les tortues peuvent en effet héberger des salmonelles à la surface de leur carapace ou de leur peau. Il suffit ainsi d’un simple baiser sur la tête de l’animal ou d’une manipulation -avant de porter un doigt à la bouche- pour être contaminé. Voilà pourquoi la FDA insiste particulièrement sur le lavage des mains à l’eau et avec un savon antibactérien lorsqu’on a touché une tortue ou nettoyé son terrarium. Le conseil est d’ailleurs valable pour tous les animaux domestiques. Et particulièrement pour les fameux nouveaux animaux de compagnies, les NAC.

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La France, au « top » des pays qui se prémunissent contre la grippe aviaire ?

La prochaine pandémie grippale à virus H5N1 pourrait lorsqu’elle aura lieu, provoquer des dizaines de millions de morts dans le monde. Les chiffres iraient de 50 700 à 693 600 aux Etats-Unis et de 101 400 à 1,38 million dans les pays de l’Union européenne.

Ces différences spectaculaires sont étroitement dépendantes selon un travail publié dans la revue « Nature », du degré de préparation des pays concernés. En l’absence de vaccin - et ce dernier ne pourra être développé qu’une fois la souche mutante clairement décodée - seuls les antiviraux constituent un recours fiable ; essentiellement l’oseltamivir (Tamiflu) qui fait l’objet de la principale recommendation de l’OMS, ou en alternative le zanamivir.

Dans le cadre de ses plans de préparation pandémiques, l’OMS a recommandé la constitution de stocks stratégiques de Tamiflu. Chaque pays devrait ainsi et dans l’idéal, se trouver à même de répondre à l’évolution de la situation. Or les inégalités dans ce domaine sont criantes. Et seule la France semble-t-il, serait en mesure actuellement de fournir à ses ressortissants une protection optimale. Celle qui permettrait d’assurer le traitement de tous les cas cliniques et des personnes qui auront été à leur contact au travail, au foyer, et bien sûr dans les centres de soins.

Au cours d’un « point de situation » présenté aujourd’hui à Bâle (Suisse), les dirigeants du groupe Roche -producteur du Tamiflu- ont annoncé que le niveau des stocks constitués en Europe était de 20% en moyenne. « Mais avec des extrêmes qui vont de 3% à plus de 54% » a souligné Eugène Tierney, responsable des divisions « virologie » et « transplantation » du groupe. La France figure en tête de peloton mais la Grèce par exemple, ne serait pas à même de traiter plus de 5% de ses ressortissants. Entre les deux figurent des pays comme l’Allemagne (18%), le Royaume-Uni et les Etats-Unis (25% environ) ou l’Autriche (30%).

Les experts sont unanimes, la pandémie aura lieu. La question est de savoir quand... Elle coûtera cher en vies humaines, comme sur le plan économique. Entre 2 et 4 trillions (milliers de milliards) de dollars ! Les moyens de protéger la population existent et des efforts considérables ont été accomplis pour multiplier les plates-formes industrielles de production, y compris de génériques de l’oseltamivir. Certains Etats encouragent même les entreprises à constituer des stocks de sécurité pour leurs salariés.

Par ailleurs, d’autres stocks visent à satisfaire à la demande des pays les moins favorisés d’Afrique et d’Asie. A hauteur de 3 millions de doses disposées par le fabricant dans des aéroports en Europe et en Amérique du Nord. Et de 2 millions à la disposition de l’OMS. Cela n’a été possible qu’au prix d’un important effort pour développer les capacités de production. Chez Roche, elles atteignent aujourd’hui 400 000 unités de traitement par an. L’industriel bâlois a décidé toutefois, de réduire cette dernière en dessous de 200 000. Faute de demande, car explique son président William Burns, « il n’est pas possible de continuer à constituer des stocks pour lesquels n’existe pas de client ».

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Faites plaisir à votre cerveau, mangez des tomates !

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Une équipe de l’INSERM vient de montrer que le vieillissement cérébral serait lié en partie, à une carence en certains caroténoïdes. Et notamment en lycopène et en zéaxanthine, deux antioxydants dont de nombreux fruits et légumes regorgent.

Le stress oxydatif - une réaction chimique à l’origine de la destruction des cellules - est l’une des hypothèses avancées pour expliquer le vieillissement cérébral. Et plusieurs études ont déjà suggéré - ou au contraire contesté - que les antioxydants pouvaient prévenir le déclin des fonctions cognitives. Pour en avoir le coeur net, le Pr Tasnime Akbaraly et l’équipe de INSERM 888 de Montpellier se sont appuyés sur une étude épidémiologique lancée en 1991 auprès de 1 389 personnes de 60 à 70 ans. Toutes ont subi différents examens pour évaluer leurs fonctions intellectuelles et leur profil biologique.

« Nos résultats montrent clairement que des niveaux faibles de lycopène et de zéaxanthine sont associés à de moindres performances cognitives. A terme la détermination des facteurs nutritionnels intervenant dans le vieillissement cérébral permettrait la mise en place d’actions de santé publique visant à modifier les habitudes alimentaires dans la population à risque de démence », souligne l’auteur. Sachez enfin que la zéaxanthine est apportée essentiellement par la consommation de légumes et de fruits verts et le lycopène par le pamplemousse, la pastèque et la tomate.

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Le Dr No du spleen...

Le monoxyde d’azote (NO) permettra-t-il demain de traiter les troubles de l’humeur ? Toujours est-il que d’après l’INSERM et le CNRS, il « représenterait une nouvelle cible thérapeutique pour les patients chez lesquels la prise d’antidépresseurs classiques s’avère inefficace ».

Les chercheurs ont en effet « mis en évidence le rôle-clé de l’enzyme de synthèse du monoxyde d’azote sur l’activité du transporteur de la sérotonine ». Laquelle rappelons-le, est impliquée dans la régulation de l’humeur.

En France, les troubles de l’humeur concerneraient 5% à 10% de la population. « S’ils ne sont pas pris en charge, ils peuvent être à l’origine de comportements pouvant mener au suicide », précise l’INSERM. Mais pour une raison inconnue, un tiers des patients présente une sorte de résistance à tous les traitements disponibles.

Les résultats de ce travail sont encore très préliminaires. Mais comme le souligne Joël Bockaert, directeur de l’Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier, « plus les cibles thérapeutiques potentielles seront nombreuses et plus nous augmenterons les chances de réponse aux traitements ».

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La fumée des autres, c’est dément !

Et une nouvelle découverte sur les dangers du tabagisme passif ! Il attaquerait directement les fonctions cérébrales. Selon un travail américain, l’exposition régulière à la fumée des autres augmenterait en effet le risque de démence.

Le Pr Thaddeus Haigt, de l’Université de Berkeley en Californie, s’est appuyé sur une étude auprès de 3 602 Américains de 65 ans et plus. Il en est ressorti une augmentation de 30% du risque de démence chez les 495 membres de cette cohorte les plus exposés au tabagisme passif - c’est-à-dire quotidiennement pendant au moins 30 ans !.

« Nous devons aujourd’hui considérer le tabagisme passif comme un facteur de risque de démence à part entière », souligne-t-il. Rappelons en attendant, que l’inhalation subie de la fumée des autres provoque chaque année la mort de près de 5 000 Français...

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