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Quand la chimie détruit le cerveau des enfants !

par Destination Santé , le 26 novembre 2006, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : Quand la chimie détruit le cerveau des enfants ! :: Ces petites bêtes qui nous veulent du mal :: Carbonisés, les marathoniens ! :: VIH-SIDA : plus de 4 millions d’infections en 2006 :: La thérapie génique à l’assaut du SIDA ? :: La vue, c’est tout sauf un luxe... :: Un front contre les faux médicaments.

 

Quand la chimie détruit le cerveau des enfants !

Pesticides, solvants et autres produits chimiques attaquent les enfants. Et même les foetus... Selon un vaste travail américain, leurs effets toxiques seraient extrêmement préjudiciables au développement cérébral.

Avec à la clef des troubles de déficit de l’attention, des retards mentaux, des paralysies cérébrales ? Ce n’est pas encore totalement prouvé ! Mais selon les auteurs, la pollution chimique pourrait jouer un rôle dans ce sens. Le Dr Philippe Grandjean et le Pr Philipp Landrigan, de la Harvard School of Public Health, ont recensé 202 produits chimiques industriels susceptibles de nuire au développement cérébral.

Les deux auteurs parlent « d’épidémie silencieuse » qui aurait endommagé le cerveau de millions d’enfants à travers le monde. Mais il est aujourd’hui périlleux d’estimer l’impact réel d’une exposition aux produits chimiques. Voilà pourquoi ils demandent la réalisation d’études toxicologiques. Le programme européen Reach répond justement à cette demande. Il vise, après l’évaluation de plusieurs dizaines de milliers de produits chimiques, à mettre en place une réglementation au niveau européen.

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Ces petites bêtes qui nous veulent du mal

Entre 2000 et 2005, cinquante millions de personnes contaminées et 78 000 décès. L’arme du crime ? Les zoonoses. Selon une étude néerlandaise, ces maladies transmises par les animaux représentent une sérieuse menace pour l’humanité.

Dengue, grippe aviaire, rage, SRAS... Les virus qui « passent » de l’animal à l’homme sont de plus en plus coriaces. C’est en tout cas l’avis du Dr Jonathan Heeney, du Département de virologie du Biomedical Primate Research Centre aux Pays-Bas.

« C’est très inquiétant, sachant que nous ne disposons pas à ce jour de vaccins contre les plus communes et les plus meurtrières de ces zoonoses », écrit-il dans le dernier numéro du Journal of Internal Medicine. Et pour cause. Le propre de ces maladies est justement d’être « insaisissables ». « Le virus est en constante mutation. Et c’est juste lorsqu’il arrive à s’adapter pour une transmission inter-humaine, qu’il se transforme en serial killer ». Et ce n’est qu’à ce moment-là que la mise au point d’un vaccin devient possible.

Or, c’est déjà trop tard ! Le virus circule déjà... Pour Jonathan Heeney, c’est donc par la prévention que la menace des zoonoses pourra être contenue. « Médecins et vétérinaires doivent impérativement travailler de concert pour gagner le combat, en amont ».

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Carbonisés, les marathoniens !

Les cancers de la peau seraient anormalement fréquents chez les marathoniens. Cette conclusion d’une étude autrichienne doit-elle surprendre ? Non, car leurs entraînements intenses et prolongés, en plein soleil, entraînent une surexposition aux UV.

Le Dr Christina M. Ambros-Rudolph et son équipe de l’Université médicale de Graz ont examiné la peau de 210 de ces athlètes, âgés de 19 à 71 ans. Leur objectif, comparer la peau de ces derniers à celle d’un groupe contrôle.

Résultat, les marathoniens « présentaient beaucoup plus de nævi atypiques - des taches pigmentaires susceptibles de dégénérer en cancer de la peau, n.d.l.r. - que les non-coureurs », affirment les auteurs. En cause, « la surexposition des sportifs aux ultraviolets lors de leurs séances d’entraînement ». Une occasion de rappeler que la bonne dose de soleil - pour un apport optimal en vitamine D - est de 15 minutes par jour. Ni plus, ni moins. Et si vous êtes un adepte du marathon, pensez toujours à bien couvrir vos membres lors de vos courses. Surtout en été.

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VIH-SIDA : plus de 4 millions d’infections en 2006

Plus de 39,5 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH dans le monde. Parmi ces dernières, 4,3 millions ont été infectées en 2006. Loin d’être stabilisée la pandémie continue de progresser, en Afrique mais aussi en Europe orientale et en Asie.

Ces tout derniers chiffres ont été rendus publics aujourd’hui par l’OMS et l’ONUSIDA dans un rapport annuel conjoint. Sans grande surprise hélas, il en ressort que l’Afrique subsaharienne ne parvient toujours pas à stopper le fléau. Plus de 2,8 millions de femmes, d’hommes et d’enfants y ont contracté la maladie cette année. Ce qui représente 65% du total des infections rapportées dans le monde en 2006 !

Deux autres régions inquiètent les autorités onusiennes : l’Europe orientale et l’Asie centrale, où les données traduisent des taux d’infection en augmentation de plus de... 50% depuis 2004. Face à cette tendance, l’ONUSIDA et l’OMS tiennent à souligner qu’ « une diminution des infections des jeunes a été observée dans de nombreux pays où les épidémies sont généralisées ». Parmi lesquels, le Botswana, le Burundi, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Malawi, la République-Unie de Tanzanie, le Rwanda, le Zimbabwe. Et cela grâce à une meilleure utilisation des préservatifs.

« Il est impératif que nous continuions à accroître les investissements. Tout à la fois dans les services de prévention et de traitement du VIH, pour diminuer le nombre de décès et de maladies inutiles que provoque le SIDA », a déclaré le Directeur général par intérim de l’OMS, le Dr Anders Nordström. Rappelons que ce dernier sera remplacé le 4 janvier 2007 par la Directrice générale élue de l’OMS, le Dr Margaret Chan.

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La thérapie génique à l’assaut du SIDA ?

Une équipe américaine vient de présenter les premiers essais d’une thérapie génique contre le SIDA. D’après les auteurs, les résultats semblent prometteurs. Prudence toutefois, seuls cinq patients ont été recrutés pour cette étude.

Le Dr Carl June de l’Université de Pensylvannie, a prélevé des cellules immunitaires des cinq participants dans lesquelles il a introduit des virus de la même « famille » que le VIH.
« L’objectif de cette phase I », souligne-t-il, « était de déterminer la sécurité et la faisabilité (de la démarche). Et nos résultats l’ont établi ». Au cours de ce travail qui a duré 9 mois, la charge virale des patients est restée stable. Elle a même diminué pour deux d’entre eux. Des résultats très prometteurs. Aujourd’hui l’équipe travaille sur un essai de phase II qui logiquement, devrait concerner un nombre plus important de patients. A suivre...

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La vue, c’est tout sauf un luxe...

Plus de 4 000 enfants du désert tunisien équipés de lunettes, gratuitement. C’est le fruit de 14 ans de travail par l’équipe des « Enfants du Sable » de Jean-Robert Simon. Leur recette ? Aller à la rencontre des petits, dans le sillage du Rallye Optic 2000.

Deux 4x4 et deux camping-cars, l’un transformé en cabinet d’ophtalmologie et l’autre en atelier d’opticien... C’est le dispositif avec lequel l’équipe se lance chaque année à l’assaut du Sud Tunisien. Objectif, prendre en charge les petits yeux des enfants du désert, âgés de 9 à 12 ans. « Leur rendre la vue », comme aime le dire Jean-Robert Simon, le « papa » du groupe.

Tout est fait sur place, sur le bivouac du rallye. Les enfants - préalablement dépistés par les instituteurs locaux - repartent avec des lunettes neuves sur le nez. « C’est très émouvant. Certains, très myopes, découvrent le visage de leurs parents », poursuit Simon. Une belle initiative.

La seule difficulté demeure le suivi de ces enfants. La caravane ne passe qu’une fois par an. Et entre-temps... les enfants attendent son retour ! Comme Amal par exemple. Du haut de ses 11 ans, cette petite brune originaire de la ville de Douz se présente sans lunettes. Elle les a cassées en jouant... et n’a pas les moyens d’en racheter de nouvelles. Mais comme le précise Jean-Robert Simon, ce n’est pas le rôle de son équipe de suivre les petits toute l’année. « Vous savez, nous ne sommes pas là pour remplacer les médecins locaux. Nous ne nous inscrivons pas dans le cadre d’une opération de développement durable. Il s’agit tout simplement d’une mission de solidarité avec un pays ami ».

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Un front contre les faux médicaments

L’OMS vient de lancer plusieurs mesures pour aider ses Etats membres à combattre la contrefaçon médicamenteuse. Un commerce criminel qui frappe essentiellement les pays en développement. Mais aussi les plus riches, en tissant sa toile sur le web.

La semaine passée à Bonn, se tenait la première réunion officielle d’IMPACT. Il s’agit du groupe international anti-contrefaçon de produits médicamenteux, qui rassemble l’OMS et plus de 20 partenaires. Parmi lesquels les Entreprises du médicament (Leem) en France, et la Food and Drug Administration américaine. Le Leem a d’ailleurs confirmé son « soutien très déterminé à la lutte contre la contrefaçon ».

Les dernières estimations révèlent que dans les ex-républiques soviétiques, plus de 20% des médicaments commercialisés sont faux. Une proportion qui monte à 30% en Afrique subsaharienne, tandis que les pays développés sont épargnés avec seulement 1% de contrefaçons.

Pour le Dr Howard Zucker de l’OMS, « l’un des principaux objectifs est de faire admettre aux pays que la contrefaçon constitue un crime contre la sécurité humaine. Et de faire introduire ce principe dans leurs lois. C’est également par la législation, la réglementation et la répression qu’il faut traiter la vente de médicaments contrefaits sur Internet ». Un vaste chantier...

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