Communiqué

Protestation contre le harcèlement de la Fédération UFC de l’Oti par le Préfet

par UFC , le 24 mai 2000, publié sur ufctogo.com

 

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Lomé, le 24 mai 2000

A Monsieur le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation Lomé.

Objet : protestation contre le harcèlement de la Fédération UFC de l’Oti par le Préfet de l’Oti.

Monsieur le Ministre,

Nous avons l’honneur de venir par la présente vous demander de faire cesser les manœuvres illégales de harcèlement du Préfet de l’Oti à l’égard de la Fédération UFC de l’Oti.
En effet, le Préfet de l’Oti pose à l’endroit de la Fédération UFC de l’Oti des actes d’intimidation inacceptables.

Le dimanche 23 janvier 2000, le Préfet a fait interrompre par les forces de l’ordre, une réunion du Bureau Fédéral de l’Oti, qui se déroulait au domicile de son Président M. Nassoro Natchaba. Dès lors, le Préfet n’a cessé de multiplier les actes de brimade, allant jusqu’à interdire les réunions de l’UFC au domicile du Président fédéral.
Non content d’obtenir satisfaction sur ce point, le Préfet menace aujourd’hui, de fermer le nouveau siège de la fédération UFC de l’Oti, qui est également une propriété privée.
Nous nous étonnons qu’un Préfet prétende interdire à un parti politique de tenir des réunions au domicile de son responsable local. L’attitude du Préfet de l’Oti est contraire aussi bien à la Constitution qu’à l’Accord-cadre de Lomé (ACL) qui garantissent le libre exercice des activités des partis politiques. Il est évident que le Préfet de l’Oti outrepasse ses pouvoirs et doit être ramené à la raison.

Nous percevons très bien les mobiles des manœuvres du Préfet de l’Oti et vous disons que nous ne céderons pas à l’intimidation.

Le 4 février 2000, le Président fédéral de l’UFC de l’Oti, M. Nassoro NATCHABA a subi, en violation de l’ACL, une affectation professionnelle à caractère politique qui le déplace à plus de 600 km de la Préfecture de l’Oti. Ne pouvant rejoindre son nouveau poste, parce que n’en ayant pas les moyens, en raison, entre autres, des arriérés importants de salaires que l’Etat lui doit, il est resté chez lui où il s’occupe de son champ.

L’affectation politique n’ayant pas atteint l’objectif visé de l’éloigner de la Préfecture de l’Oti, où son dynamisme, sa disponibilité et sa détermination en faveur du changement sont redoutés par le RPT, le Préfet tente par tous les moyens de paralyser le fonctionnement de sa Fédération.

Nous avons cru comprendre que l’Etat doit garantir une compétition ouverte à tous les partis politiques sur toute l’étendue du territoire national. Voilà pourquoi nous vous prions de tout mettre en œuvre pour que le libre exercice des activités politiques de tous les partis politiques soit garanti sur tout le territoire national, conformément à la Constitution et à l’ACL.

Nous saisissons l’occasion pour vous rappeler notre lettre du 28 avril 2000 dans laquelle nous vous demandons de mettre fin à l’autoritarisme, aux brimades des Préfets à l’intérieur du pays. Veuillez agréer Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Pour le Bureau National,
Le Premier Vice-Président,
Emmanuel AKITANI BOB

 

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