Mirage

Présidentielles de 2010 : nouveau miroir aux alouettes

par Elliott OHIN , le 29 mai 2009, publié sur ufctogo.com

 

Si nous admettons que la politique est aussi l’art de prévoir, nous prévoyons tout de go que les élections tant attendues de 2010 n’est qu’un nouveau mirage du clan Gnassingbé, un miroir aux alouettes. Seul notre peuple devenu des alouettes pour les Gnassingbé peut transformer avant, pendant ou après ces présidentielles, ce mirage en réalité. Le peuple cette fois ci doit refuser d’être pris pour des alouettes et faire de 2010,une année butoir pour une alternance salvatrice de notre patrie.

Notre peuple a le droit et le devoir de se débarrasser avant 2010 de ce régime illégitime en faisant légitimement usage de l’article 150 de notre constitution qui stipule : ‘« En cas de coup d’état ou de coup de force quelconque, tout membre du gouvernement ou de l’assemblée nationale a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense existant. Dans ces circonstances, pour tout togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs. Tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime imprescriptible contre la nation et sanctionné conformément aux de la République ».

Notre peuple a le droit de faire usage de cet article 150 puisque aussi bien le père que le fils, les Gnassingbé se sont toujours accaparés du pouvoir par la force et dans le sang.

A défaut de faire légitimement usage de l’article150 de notre constitution, nous devons exiger avant les élections présidentielles de 2010 que les signes du principe des élections libres et régulières soient réellement perceptibles. Entre autres :

- Que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) soit réellement indépendante et équitable dans sa recomposition.

- Que des listes électorales crédibles soient établies à partir d’une révision générale.
Qu’une carte électorale infalsifiable comportant sa photo puisse être délivrée à chaque électeur.

- Que les représentants des partis de l’opposition soient membres às part entière de la commission administrative pour la révision des listes électorales, la distribution des cartes d’électeurs.

- Que les libertés fondamentales, la liberté d’opinion, d’expression et de manifestation pacifique soient scrupuleusement respectées par les forces de sécurité.
Que l’armée nationale observe une totale neutralité avant, pendant et après les élections.

- Que le gouvernement lance un appel à l’ONU, au NDI ( National Democratic Institute ) en vue de fournir à la CENI l’expertise nécessaire pour l’organisation, le contrôle, la supervision des élections et l’observation de la sécurité des élections.

- Que l’accès aux médias publics soit équitable à tous les partis.

- Que des observateurs nationaux et internationaux en nombre suffisant soient agrées pour observer les élections sur toute l’étendue du territoire national.

- Que les appuis techniques et financiers extérieurs nécessaires au bon déroulement du scrutin soient garantis.

Ces conditions non exhaustives sont néanmoins nécessaires pour la bonne tenue des élections libres et régulières au Togo. Le respect de ces conditions est indispensable pour sauver notre pays mis en déclin, en panne, en recul, en danger et en désarroi par le clan Gnassingbé.

Toujours à défaut de l’usage de l’article 150 de notre constitution, nous devons exiger :

- Que les représentants des candidats à ces élections présidentielles soient légalement membres à part entière des bureaux de vote avec les pouvoirs de signer les procès verbaux des résultats et le droit d’en recevoir copies.

- Que les dépouillements soient publics et se déroulent sur les lieux des scrutins.

En prenant le peuple pour des alouettes et en le poussant à perdre foi en la politique, le clan Gnassingbé et son parti encouragent ce peuple à chercher d’autres voies pour se libérer. Ceci est la conséquence logique du refus obstiné d’une alternance démocratique. Ce qui nous amene à faire de 2010, une année butoir pour l’alternance démocratique au Togo. A un nouveau hold-up électoral, nous devons comme un seul homme se lever pour jeter aux orties ce clan Gnassingbé, source du malheur, presque cinquantenaire de notre pays.

Trop, c’est trop. Cette fois ci l’UFC annonce très clairement la couleur tout en se referant à l’article 150 de notre constitution. Nous ne nous laisserons plus voler la victoire de notre peuple sur ce régime décadent. Le Président du parti et les militants considérés à plusieurs reprises comme des alouettes par le clan Gnassingbé, défendront becs et ongles cette victoire. Nous lançons un appel patriotique à tous les partis d’opposition démocratique à se joindre à nous pour en finir définitivement avec ce régime inique.
Le haut existe parce que le bas le supporte. Nous, le peuple nous sommes le bas et tout changement ne peut venir que de nous et l’armée est partie intégrante du peuple.
Ensemble, nous transformerons le mirage de 2010 des Gnassingbé en victoire.
Faisons tous de 2010,une année butoir pour l’instauration de la démocratie sur la terre de nos aïeux.

Ablodé.

Elliott Ohin
Ancien Secrétaire Général de l’UFC,
Membre du bureau national, Représentant de l’UFC en Amérique du Nord

 

© Copyright Elliott OHIN

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