Présidentielle 2003

Présidentielle du 1er juin : concert de réprobation dans la communauté internationale

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 13 mai 2003, publié sur ufctogo.com

 

Les différentes réactions enregistrées dans la communauté internationale montrent le degré d’opprobre atteint par le régime Eyadéma.

En effet, l’Union européenne n’enverra pas d’observateurs à Lomé pour les élections, car le général Eyadéma n’a pas voulu signer le protocole d’entente sur l’observation électorale. Ainsi, point de protocole, point d’observation, point de coopération avec un régime illégitime.

En outre, après Amnesty International qui avait stigmatisé les pratiques totalitaires du régime Eyadéma, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme dénonce "Le général Gnassingbé Eyadema, à la tête de l’Etat depuis 1967 à la suite d’un coup d’Etat en 1963, brigue un nouveau mandat. Depuis plusieurs mois, le pouvoir multiplie les manipulations législatives et constitutionnelles, musèle l’opposition, menace et opprime les représentants de la société civile dans le seul but de rester en place".

La fédération demande "à la communauté internationale de faire pression politiquement et diplomatiquement sur le gouvernement togolais pour qu’il respecte ses obligations souscrites en droit international". ( voir communiqué AFP, 12 mai ).

Hier déjà ( dimanche 11 mai ), la Rencontre africaine de défense des droits de l’Homme (RADDHO), une ONG basée à Dakar, avait rejeté les propositions du Togo d’aller suivre le déroulement de l’élection présidentielle prévue le 1er juin prochain dans ce pays. Son secrétaire général Alioune Tine, avait qualifié ce scrutin de "mascarade. Il ajoutait : « "Ce n’est pas la peine d’aller constater ce qu’on sait déjà", c’est-à-dire "un scrutin pipé", "une mascarade électorale", évoquant notamment le rejet de la candidature de Gilchrist Olympio... ». De façon plus générale, la RADDHO décrit le Togo comme un pays où "le président Gnassingbé Eyadéma s’appuie sur une armée prétorienne" et un régime caractérisé par des "arrestations arbitraires, assassinats, tentatives d’assassinat et intimidation des opposants et des acteurs de la société civile...La mauvaise foi (y est) érigée en règle de fonctionnement" et "les libertés individuelles et collectives (y sont) muselées"

La rédaction ufctogo.com

 

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