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Préservatif : les Africaines prennent l’initiative

par Destination Santé , le 1er décembre 2006, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : Une journée pour dire non au SIDA :: Préservatif : les Africaines prennent l’initiative :: VIH-SIDA, tuberculose : même combat :: Chaud-froid sur le VIH-SIDA :: La mauvaise haleine, cela se soigne ! :: Les biphosphonates à l’origine de nécroses de la mâchoire ?

 

Une journée pour dire non au SIDA

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La Journée mondiale contre le SIDA est placée cette année, sous le signe de la responsabilité. Celle des politiques, et du public. Sur le thème de Stop SIDA. Tenons notre promesse, une série d’événements se déroulera sur tous les continents.

Environ 40 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH, dont 4,3 millions infectées en 2006. Un triste record ! Et c’est justement pour inverser cette tendance que l’ONUSIDA et la Campagne mondiale contre le SIDA se mobilisent sur le même thème... que l’an dernier.

Une série d’initiatives est prévue pour sensibiliser le public. Affiches dans les transports en commun, sur les panneaux publicitaires et dans les médias. Universités et établissements scolaires sont également mis à contribution. Ils donneront des cours sur la prévention de la maladie.

Chacun peut dès à présent manifester son soutien à la Journée en se connectant sur le site de la Campagne mondiale contre le SIDA, à :
http://www.worldaidscampaign.info.

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Préservatif : les Africaines prennent l’initiative

Selon un travail britannique publié dans The Lancet, les Africaines seraient de plus en plus nombreuses à exiger de leurs partenaires le port du préservatif. Avec comme principale motivation affichée d’en faire un moyen contraceptif. Depuis 1993 et dans 18 pays africains, le Pr John Cleland de la London School of Hygiene and Tropical Medicine de Londres, et Mohamed Ali de l’OMS ont réalisé une vaste enquête auprès de 132 800 femmes de 15 à 24 ans.

A cette date, seules 5,3% des femmes interrogées déclaraient recourir au préservatif masculin. Contre 18,8% en 2005. Soit une augmentation de 254% ! Les deux tiers de ces femmes ont affirmé s’en servir comme contraceptif. « Il semble que l’argument de la contraception soit mieux accepté par les hommes que celui de la prévention des infections sexuellement transmissibles », suggèrent les auteurs.

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VIH-SIDA, tuberculose : même combat

A l’occasion de la journée mondiale contre le SIDA, le Partenariat Halte à la Tuberculose réitère son appel aux dons pour soutenir la lutte contre la tuberculose dans le monde. Car cette maladie se développe à la faveur de la pandémie à VIH.

Le bacille tuberculeux menace ainsi gravement les populations d’Afrique subsaharienne, déjà durement touchées par le virus du SIDA. Et ce n’est bien sûr pas un hasard. En déprimant les défenses immunitaires, ce dernier multiplie par trente le risque, pour une personne atteinte, de développer la tuberculose après un contact avec le bacille tuberculeux.

Plus de 20 millions de femmes, d’hommes et d’enfants sont aujourd’hui infectés par ce dernier. Et 8 millions de nouveaux cas de tuberculose sont recensés tous les ans. En première ligne, les 15/45 ans. Un constat effrayant, alors que la tuberculose n’a rien d’une fatalité. Elle se soigne même très bien, depuis très longtemps et pour un prix très bas. Moins de 8 euros pour un traitement complet...

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Chaud-froid sur le VIH-SIDA

Selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), 6 700 nouveaux cas d’infection à VIH ont été diagnostiqués en 2005 en France. Une situation à peu près semblable à celle de 2004, mais qui devient inquiétante chez les homosexuels.

L’infection à VIH/SIDA connaît en effet un regain d’activité parmi les homosexuels masculins. Ces derniers représentent 43% des infections découvertes chez les hommes, contre 39% en 2004. Une situation liée, selon les auteurs, à « une reprise des comportements à risque ».

Ces derniers notent toutefois « des constats encourageants » parmi la population des femmes de nationalité étrangère. « Le nombre de découvertes de séropositivité a diminué entre 2003 et 2005 (...) et le dépistage chez les personnes d’Afrique subsaharienne semble se faire de façon moins tardive qu’auparavant ». Autre fait encourageant, l’an dernier 5,3 millions de sérologies à VIH ont été réalisées, soit une augmentation de 8% par rapport à 2004.

Quant au nombre de décès, il recule d’année en année. Il n’a pas dépassé 380 l’an dernier, contre 480 en 2003 et 420 en 2004. Mais le VIH/SIDA tue toujours en France. Et à l’échelle de l’Union européenne, 2 128 personnes ont perdu la vie à cause de lui.

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La mauvaise haleine, cela se soigne !

Atteintes parodontales, caries, infections dentaires, sécheresse buccale... Sept fois sur dix l’halitose - en fait la mauvaise haleine, tout simplement - est d’origine bucco-dentaire. Bien sûr il y a des aliments « à risque ».

Comme l’oignon, l’ail et le chou-fleur. Mais dans ces cas, l’halitose ne sera que temporaire. Parmi les autres causes de mauvaise haleine, quelques maladies : rhinites, sinusites, bronchites, pneumonies et troubles digestifs.

De manière générale cependant, la mauvaise haleine est provoquée par des composés volatiles soufrés, eux-mêmes produits par des bactéries qui prolifèrent dans la bouche. Pour y remédier, parlez-en d’abord à votre dentiste. Lui seul sera capable de retrouver une éventuelle origine dentaire à votre mauvaise haleine. Il vous conseillera soit des soins particuliers, soit tout simplement... d’améliorer votre hygiène bucco-dentaire en commençant par arrêter de fumer.

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Les biphosphonates à l’origine de nécroses de la mâchoire ?

Si oui à quelles doses ? Et cela remet-il en cause certains schémas thérapeutiques ? Contre des cancers métastasés par exemple, contre la Maladie de Paget voire l’ostéoporose ? Le New England Journal of Medicine consacre à ces questions 4 pages de perspective.

Professeur de Médecine et Pharmacologie à la Columbia University de New York, John P. Bilezikian souligne que les cas d’ostéonécrose de la mâchoire sont rarissimes. « Moins de 50 cas sur des millions de patientes traitées pour ostéoporose » observe-t-il. « Nous disposons par ailleurs d’un suivi qui atteint parfois 10 ans, pour plus de 60 000 années-patients - le cumul du nombre d’années de suivi et du nombre de malades étudiés n.d.l.r. - sans que jamais ce type d’épisode ne figure parmi les effets secondaires mentionnés. » Ainsi estime-t-il le risque d’accident « de l’ordre de 1 pour 100 000 années-patient de traitement. »

Qu’est-ce au juste, qu’une ostéonécrose de la mâchoire ? C’est une lésion qui atteint une partie soit du maxillaire (en haut), soit de la mandibule (la partie mobile, en bas) soit encore du palais. Une lésion qui ne cicatrise pas, ou mal, pendant 6 à 8 semaines. Le traitement repose sur une antibiothérapie et des bains de bouche antiseptiques... et l’arrêt du traitement par biphosphonates. En règle générale, les choses rentrent dans l’ordre sans séquelles en 3 à 4 mois. Deux de ces médicaments seraient plus impliqués - 95% des cas - dans les rares incidents rapportés. Il s’agit du pamidronate et de l’acide zolédronique.

Des facteurs prédisposants

D’après Bilezikian, c’est la capacité de ces médicaments à empêcher la résorption osseuse qui fait leur efficacité. « Il se peut qu’en réduisant l’activité des ostéoclastes - les cellules responsables du remaniement osseux n.d.l.r. - ils réduisent la capacité de l’os à se régénérer après un traumatisme ou une infection. ». Ce n’est qu’une hypothèse, pas encore une explication. Elle éclairerait cependant les facteurs considérés comme prédisposants.

Il y a d’abord, ce que les spécialistes appellent l’effet dose. La majorité des cas rapportés ne concerne pas des femmes traitées pour ostéoporose. Mais au contraire des patients - hommes ou femmes - soignés avec de hautes doses de biphosphonates par voie intraveineuse (IV), pour des métastases osseuses de cancers, des myélomes notamment. Dans ces cas les doses administrées - en IV et non par voie orale, donc - sont « généralement 4 à 12 fois supérieures à celles prescrites contre l’ostéoporose. »

Il y a aussi, tout ce qui ressemble à un traumatisme de la mâchoire. Choc, accident, infection, soins invasifs et surtout chirurgie. L’auteur souligne ainsi l’importance potentielle de « la dose et la durée de traitement, mais aussi de facteurs concomitants : médicaments (cortisoniques ou immunosuppresseurs) et surtout la santé dentaire du patient. »

Quelles conclusions en tirer ? Bilezikian est prudent. Pas le genre à jeter le bébé avec l’eau du bain. A ses yeux, « ce serait une erreur de priver d’un traitement par biphosphonates des patients à haut risque de métastases osseuses, de fractures ostéoporotiques ou de complications d’une maladie de Paget. (...) En revanche, nous devrions conseiller à ces malades de voir leur dentiste avant la mise en oeuvre de ce type de traitement. » Si des soins dentaires sont nécessaires, autant qu’ils en bénéficient avant, et que l’on attende ensuite la cicatrisation complète avant de traiter.

Il considère pour l’heure que « les bénéfices prouvés des biphosphonates dans leurs indications reconnues dépassent de très loin le risque éventuel d’une ostéonécrose de la mâchoire. » Il rappelle toutefois que « la prudence devrait prévaloir avant de recommander à des malades sous biphosphonates le recours à certaines chirurgies invasives de la bouche. Comme la pose d’implants dentaires » par exemple.

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