APG

Pourquoi le RPT et ses acolytes ont toujours peur de l’UFC ?

par Koffi Agbessi GBONOUGBE , le 7 novembre 2006, publié sur ufctogo.com

 

« Nous préférons des mots qui font mal que des armes qui tuent ! » c’est pourquoi l’analyse des nouvelles donnes de la situation socio politique de notre pays, nous interpelle une fois encore à nous poser une question, que nous jugeons plus ou moins pertinente : Pourquoi le clan Gnassingbé a-t-il toujours peur de l’UFC ?

Au lendemain de la signature de l’accord politique global de base (APG) par l’ensemble de la classe politique togolaise, et pendant que le contribuable togolais espère cette fois-ci en un minimum de repentance de la part du clan Gnassingbé, force est de constater que ce dernier ne ménage aucun effort, pour empêcher l’Union des Forces de changement (UFC) de détenir un rôle significatif dans les institutions qui concourent à la mise en œuvre de cet APG et à l’organisation des futures consultations électorales.

En effet, après le poste de premier ministre qui lui a été refusé, le premier parti politique d’opposition togolaise, digne de ce nom, vient une fois encore d’être écarté du poste de la présidence de la CENI, au profit d’un adepte du régime, en principe sans voix délibérative dans cette institution .Et tout ceci malgré les différentes concessions faites par l’UFC et qui ont abouti à la signature de cet accord.
Aujourd’hui, plus que jamais, nous pensons que nul n’ignore les raisons profondes qui militent en faveur de cette politique de marginalisation qui ne date pas d’aujourd’hui.
Nous avons encore en mémoire les multiples élections présidentielles au cours desquelles le peuple togolais a plébiscité le candidat de l’UFC. Et pourtant l’arsenal de fraudes et les coups de force du RPT ont toujours eu raison de la volonté du peuple souverain.
Il est à remarquer que malgré les discours politiques de simulation démocratique qu’ils profèrent, ceux qui ont hypothéqué la destinée de notre pays, depuis bientôt un demi siècle, n’ont qu’un seul objectif : végéter au pouvoir par le biais des élections frauduleuses, dont ils sont spécialistes.

Sur cette lancée, il faut reconnaître que le RPT n’est pas prêt à faire économie d’aucun moyen pour avoir la majorité, si possible tous les sièges dans le future parlement. Quand on sait que l’APG a renvoyé l’épineuse question de la réforme constitutionnelle à la compétence de la nouvelle assemblée nationale. L’enjeu étant de légitimer la modification arbitraire de la constitution que le peuple togolais s’est souverainement donnée en 1992. Surtout son article 59 qui permettra désormais au clan de mieux savourer l’héritage présidentiel. Autant de projets génocidaires qui attendent le peuple Togolais !

Aujourd’hui, des questions se posent : si démocratie signifie « suffrage universel », comment peut on prétendre bâtir une démocratie sur la terre de nos aïeux en se passant des aspirations profondes du peuple épris de paix, de liberté et de justice ? Comment peut on prétendre construire un Etat de droit, de justice et d’équité en excluant le parti politique choisi par le peuple et dont la position est incontournable dans la vie politique de notre pays ?
D’ailleurs dans l’optique de Rousseau, « il faut laisser la partie dominante du corps entraîner tout le corps ». Dans le cas Togolais, le poids de l’UFC sur l’échiquier national n’est plus à démontrer. C’est le lieu de rappeler que lors des travaux du dialogue qui ont aboutis à la signature de l’APG, pendant que les autres partis politiques, dits de l’opposition, trouvent plaisir dans leur politique pusillanime et pragmatique, l’UFC a le mérite d’être le seul parti politique qui a exprimé en termes claires les aspirations profondes du peuple Togolais.
C’est autant remarquer que les tenants du pouvoir dans notre pays sont en déphasage avec les principes de la démocratie que nous souhaitons tous construire. Car pourquoi ne pas donner les chances égales à tous et laisser le peuple souverain de faire son choix ? Pourquoi vouloir à tout pris contrecarrer le verdict des urnes ?

En ce moment précis où le RPT et ses satellites ne cessent de diviser et de décourager les forces vives de la résistance, nous voulons rappeler nos compatriotes togolaises et togolais à plus de vigilance et de militantisme, en vue de la restauration de la démocratie et d’un Etat de droit dans notre cher pays.

Nous voulons par cette même occasion, inviter la communauté internationale à suivre de près et à accorder plus d’importance au cas togolais.

GBONOUGBE Koffi Agbessi
Berne, Suisse.

 

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