UE-Togo

Pourquoi l’opposition démocratique a toutes les raisons d’afficher sa satisfaction quant à l’interprétation à donner à la décision relative à la coopération entre l’UE et le Togo.

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 21 novembre 2004, publié sur ufctogo.com

La décision de l’UE nous conforte dans la mesure où elle reconnaît que la mise en oeuvre des points 1.1 et 1.3 des 22 engagements que nous réclamons n’a pas encore commencé.

 

Jamais l’UFC et l’opposition démocratique n’ont demandé la cessation définitive de la coopération entre l’UE et le Togo.

Car c’est par l’existence de celle-ci que l’opposition
soumet ses doléances à l’UE et l’UFC en particulier
compte aussi sur elle pour conduire les affaires du pays par les Programmes d’aide au développement si nous accédons au pouvoir.

Jamais l’UFC n’a non plus demandé que l’aide humanitaire de l’UE au Togo soit suspendue ou supprimée car notre action d’opposants au régime en place ne vise pas à affamer le Peuple togolais.

Cependant, nous accueillons favorablement la suspension de la coopération entre l’UE et le Togo, d’une part, comme mesure de coercition contre le gouvernement pour violation des Accords de partenariat ACP/UE de Cotonou en fait de non-respect des Droits de l’Homme et de déficit démocratique et, d’autre part, comme moyen de forcer le gouvernement à réinstaurer l’État de Droit dans le pays.

Cette suspension procède directement du non-respect d’un accord signé par le gouvernement togolais et auquel l’opposition n’est pas partie.
Donc la suspension de la coopération résulte de la faute et de la responsabilité du gouvernement seul et c’est la raison pour laquelle l’UE lui a adressé des injonctions à travers les 22 engagements mais en lui demandant de rechercher les solutions de mise en oeuvre avec l’opposition traditionnelle par un dialogue structuré selon les termes de l’engagement 1.1.

Il appartient ainsi à l’opposition traditionnelle de veiller à la mise en oeuvre correcte des 22 engagements à commencer par le point 1.1 qui est la base de tout.
C’est ce que nous faisons avec rigueur depuis le 14 Avril 2004, date du début des engagements.
Notre interprétation de la mise en oeuvre des engagements est la même que celle de l’UE. Nous en avons reçu confirmation par nos consultations avec les responsables du Programme de la Commission. D’où notre satisfaction de la décision et la lettre du 15 Novembre 2004.

En effet l’UE a énuméré dans sa lettre le progrès réalisé par le gouvernement dans le domaine des Droits de
l’Homme. On peut dire que c’est une appréciation relative puisqu’elle revient sur de nombreux points de ce domaine qu’il faut revoir et améliorer.
En revanche l’UE déclare nettement qu’en matière de restauration de la démocratie, notamment par les points 1.1 (Dialogue) et 1.3 (cadre électoral), elle ne note aucune réalisation.

Nous devons reconnaître que dès le départ, lUE n’a jamais souhaité conclure la période de ses consultations avec le gouvernement togolais (Avril 2004 à Octobre 2004) par une décision de non satisfaction. Car d’une appréciation de
satisfaction à la non satisfaction, l’Accord de Cotonou n’a pas prévu d’intermédiaire. Ou c’est bon, ou c’est mauvais.

Pour plusieurs raisons dont les lenteurs et autres actions de contournement de la part du gouvernement, l’UE avait envisagé la possibilité d’un « dialogue renforcé » qui pourrait reporter sa décision de reprise ou de non reprise de la coopération à 24 mois (Avril 2004 à Avril 2006) au lieu de 12 mois (Avril 2004 à Avril 2005), délai réglementaire de l’application de l’article 96 de l’Accord
de Cotonou.
Cet article 96, rappelons-le. était conçu pour constater la faillite de la coopération du fait de la violation des Accords et conclure à la cessation de celle-ci.

Or pour la première fois, dans le cas du Togo, l’UE a voulu interpréter cet article 96 « à contrario » pour donner une chance au Togo par un « dialogue renforcé », c’est-à-dire une prolongation qui permettrait d’arriver à l’application
parfaite des 22 engagements.
Pour pouvoir étendre l’application de l’article 96, il a fallu écarter les termes de la lettre du 14 Décembre 1998 par lesquels l’UE avait confirmé la suspension de la coopération avec le Togo après l’élection présidentielle de Juin 1998.
D’où l’article 3 (page 3) de la lettre du Conseil des Ministres de l’UE du 15 Novembre qui annonce l’abrogation de la lettre du 14 Décembre 1998 qui ne signifie pas du tout la reprise de la coopération.

Cette décision n’est valide que pour 24 mois comme l’indique l’article 4 de ladite lettre (page 3) et de plus elle sera réexaminée tous les 6 mois après les missions d’inspection de l’UE.
Et c’est au bout de ces 24 mois (Avril 2006) seulement qu’il sera décidé, au constat de la réalisation satisfaisante des 22 engagements, surtout avec des résultats des élections législatives acceptables par tous, si la coopération sera rétablie ou pas.
Il y a tout lieu de nous réjouir de cette décision. Car, nous l’avons souligné au début de ces commentaires, l’UFC n’a jamais souhaité la cessation de la coopération avec l’UE et encore moins la suspension de l’aide humanitaire. C’est le RPT qui nous a toujours faussement accusés dans le but de nous discréditer aux yeux de la population et de l’opinion internationale.

Cette aide est fournie depuis tout le temps de la suspension de la coopération et le sera encore jusqu’en Avril 2006 sur les reliquats des 6ème et 7ème Programmes FED. Elle permettra , entre autres, de financer les opérations de préparation des élections prochaines. Enfin, selon le point 5 de la lettre (page7) la coopération reprendra pleinement une fois que des élections législatives libres et régulières auront eu lieu.

Il faut donc crier haut et fort que l’intervention de l’UE pour l’instauration du dialogue et les injonctions des 22 engagements après les élections frauduleuses de Juin 2003, c’est le résultat des efforts inlassables du Président national de l’UFC qui a choisi de mener une politique de prévention des conflits par la voie diplomatique et le combat électoral.

La décision de l’UE nous conforte dans la mesure où elle reconnaît que la mise en oeuvre des points 1.1 et 1.3 des 22 engagements que nous réclamons n’a pas encore commencé et qu’elle nous donne le temps jusqu’en Avril 2006 de nous
battre pour en obtenir l’exécution et d’atteindre ainsi nos objectifs.

 

© Copyright La rédaction UFCTOGO.COM


Télécharger
( 280.6 ko )

Imprimer l'article
Imprimer

Envoyer par mail
Envoyer

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
jeudi
23 novembre 2017
Lomé 27°C (à 09h)