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Plus de 4 millions de médicaments testés en... 10 semaines

par Destination Santé , le 11 février 2007, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : Plus de 4 millions de médicaments testés en... 10 semaines :: En Lybie, « c’est la médecine qu’on assassine » ! :: La cirrhose commencerait par... l’intestin :: Pollution : les petits poumons en péril... :: Le coin "fumeurs" du cerveau... :: Le cancer du sein frappe aussi les hommes... :: Quand Morphée éloigne les kilos :: Les futures mamans ont bien droit au café.

 

Plus de 4 millions de médicaments testés en... 10 semaines

Quand l’informatique vient au secours de la recherche médicale, les perspectives de développement prennent une toute autre dimension. Illustration avec l’expérience Wisdom qui permet aux chercheurs de se concentrer sur les molécules les plus prometteuses.

Grâce à l’association de plusieurs grilles de calcul, Wisdom (sagesse n.d.t.) est une étude internationale à laquelle participe le CNRS français. Elle a permis d’analyser chaque heure, pendant 10 semaines, près de 80 000 candidats médicaments pour le traitement du paludisme. Dans un communiqué, le CNRS souligne que ce système « ouvre la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques dans le traitement de cette maladie mais également pour combattre d’autres affections tropicales ».

Reposant sur le criblage virtuel de molécules, il permet aux chercheurs « de calculer la probabilité qu’une d’entre elles se fixe sur une protéine cible, altérant son activité biologique ». Et les chiffres donnent le vertige : 4,3 millions de molécules actives ont été testées en 10 semaines. Ce qui représente 413 années de calcul pour un ordinateur classique... Par ce processus, un grand nombre de molécules peuvent être rejetées en un temps record. Une stratégie qui permet « de réduire de façon conséquente le coût de développement de nouveaux médicaments ».

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En Lybie, « c’est la médecine qu’on assassine » !

Cela fait 8 ans jour pour jour qu’ils croupissent dans les geôles libyennes. En solidarité avec les 6 soignants condamnés à mort sans réel procès, la communauté médicale française mobilise aujourd’hui, exigeant la libération des « martyrs de Tripoli ».

Rassemblés autour du slogan « C’est la médecine qu’on assassine ! » médecins, professionnels de santé et patients dénoncent leur condamnation. Et « pour l’honneur de la médecine », ils martèlent leur revendication d’une remise en liberté immédiate pour les 5 infirmières bulgares et le médecin palestinien.

Et pour cause. La justice libyenne a décidé d’envoyer les six soignants à la mort... en dépit des expertises internationales qui, toutes, les disculpent. Choqués, « tous les professionnels de santé se sentent eux aussi condamnés dans leur pratique quotidienne et dans leur éthique professionnelle ». Et pourtant après 8 ans de geôle, le régime de Kadhafi ne semble toujours pas prêt à libérer ses « otages ».

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La cirrhose commencerait par... l’intestin

Cirrhose du foie puis altération de la barrière intestinale, ou vice versa ? Des chercheurs de l’INRA penchent pour la 2ème hypothèse. Ils ont mis en évidence le rôle de la muqueuse intestinale dans la toxicité hépatique de l’alcool.

Le schéma le plus couramment avancé était jusqu’alors que l’abus d’alcool détériorait le foie qui, à son tour, entraînait une perméabilité de la paroi intestinale. Avec pour conséquence le passage dans le sang de toxines. Or cette cascade d’événements est remise en question par une équipe de l’Institut national de la Recherche agronomique.

En fait, l’altération de la barrière intestinale précèderait celle du foie. Et non l’inverse. En tout cas chez la souris. Comment cela ? L’alcool véhiculé par le sang serait d’abord métabolisé par le côlon sous forme d’acétaldéhyde, un composant cancérigène reconnu également présent dans les cigarettes. Cette substance est reconnue pour « perméabiliser » la muqueuse intestinale. Ce qui lui permet d’ouvrir la voie aux toxines du sang, qui à leur tour provoquent des atteintes hépatiques...

En France, la consommation excessive d’alcool serait la cause directe ou indirecte de 45 000 décès par an. La plupart consécutifs à des cancers, des cirrhoses ou des maladies du système nerveux.

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Pollution : les petits poumons en péril...

Une nouvelle étude pointe du doigt les méfaits de la pollution automobile. Cette dernière influerait directement sur le développement des poumons chez l’enfant, avec des conséquences potentiellement graves sur la santé des plus jeunes.

On savait déjà que la pollution atmosphérique peut entraîner des troubles respiratoires menant parfois à l’asthme. Le Pr James Gauderman (Université de Californie du Sud) a évalué la capacité respiratoire de plus de 3 600 enfants, résidents de 12 secteurs urbains différents.

Résultat, chez ceux qui vivent à moins de 500 mètres d’un axe routier « majeur », il assure avoir constaté un développement pulmonaire bien inférieur à celui de sujets éloignés de 1 500 mètres ou plus. Un constat plutôt inquiétant...

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Le coin "fumeurs" du cerveau...

Si l’on en croit des chercheurs américains l’insula -une minuscule région de notre cerveau- serait en réalité le siège des phénomènes d’addictions dont nous sommes victimes. D’où l’idée -guère sérieuse tout de même- de la détruire pour supprimer l’envie de fumer !

Comme Antoine Becharra de l’Université de l’Iowa, l’explique dans Science, son étude a été inspirée par le cas d’un patient qui fumait 40 cigarettes avant d’être frappé par un accident vasculaire cérébral. Un AVC qui précisément, a endommagé son insula. Ensuite ? C’est comme si son organisme avait « oublié l’envie de fumer ».

L’auteur a ensuite vérifié son hypothèse auprès d’une cohorte de 69 fumeurs victimes d’un AVC. Résultat, « la majorité des patients qui ont eu une lésion de l’insula ont cessé de fumer rapidement et facilement ». Beaucoup plus que les autres, en tout cas...

De là à recommander de détruire l’insula des fumeurs, il y a tout de même un pas que l’auteur ne franchira pas ! En revanche, cette zone cérébrale encore peu étudiée pourrait constituer une cible privilégiée de futures recherches dans le domaine du sevrage tabagique.

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Le cancer du sein frappe aussi les hommes...

D’après des chercheurs américains, les hommes atteints d’un cancer du sein présenteraient un risque particulièrement élevé de développer un second cancer. Du sein ou de l’estomac, de la vessie, ou encore une tumeur cutanée.

« Ils doivent donc faire l’objet d’une surveillance très rapprochée » expliquent Hoda Anton-Culver et ses collègues, de l’Université de Californie à Irvine. Et pour cause. Leur niveau de risque est en effet augmenté selon eux, de 16% par rapport aux hommes victimes d’un premier cancer à la localisation différente.

Il est vrai que l’apparition d’un cancer du sein chez un homme est rare. « Exceptionnelle » même, comme le souligne la Ligue nationale contre le Cancer. D’après la Société canadienne du Cancer, elle représenterait moins de 1% des cas de cancers du sein.

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Quand Morphée éloigne les kilos

Dormez longtemps les petits... Selon un travail américain en effet, plus un enfant dort et moins il s’expose au risque de surpoids. C’est très sérieux, puisque l’étude en question a porté sur plus de 2 000 enfants de 3 à 12 ans suivis pendant 5 ans.

Le Pr Emily K. Snell et son équipe (Northwestern University, Chicago) ont calculé le nombre d’heures de sommeil de ces enfants. Mais aussi l’heure de leur coucher et de leur réveil. « Les petits qui dormaient une heure de plus avaient 36% de risque en mois d’être en surpoids que les autres », souligne l’auteur, sans pour autant être en mesure d’avancer une explication.

Elle met toutefois en garde les parents qui couchent leur enfant trop tardivement... et ceux qui les lèvent trop tôt. « Entre 5 et 12 ans, un enfant a besoin de 10 à 12 heures de sommeil. A l’adolescence, entre 8 et 9 heures suffisent ». Bonne nuit les petits...

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Les futures mamans ont bien droit au café

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Longtemps soupçonnée d’être nocive pour le foetus, la caféine serait en réalité sans danger. Selon un travail danois, elle n’aurait pas d’effet négatif sur le poids de naissance, et n’augmenterait pas le nombre des accouchements prématurés. Explications.

Une équipe de l’Université d’Aarhus a suivi 1 207 femmes enceintes, consommatrices régulières de café. En moyenne, elles buvaient trois tasses par jour. Au cours des 20 dernières semaines de grossesse, la moitié d’entre elles a continué de boire du café, tandis que l’autre s’est vue proposer un produit décaféiné.

L’auteur n’a constaté aucune différence significative entre les deux groupes. Dans le premier, 4,2 % des nourrissons sont nés prématurément et 4,5% présentaient un petit poids de naissance contre 5,2 % et 4,7% dans le second groupe. Alors d’accord pas de tabac, ni d’alcool pendant la grossesse mais offrez-vous tout de même un « petit noir » de temps en temps. Avec modération bien sûr !

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