Agriculture

Petite irrigation en Afrique subsaharienne : une alternative pour accroître la production agricole

par Sidwaya (Burkina) , le 12 novembre 2003, publié sur ufctogo.com

Une consultation d’experts sur la petite irrigation en Afrique subsaharienne se tient du 10 au 13 novembre 2003 à Ouagadougou. Elle devrait permettre aux spécialistes de trouver les voies et moyens afin de développer la petite irrigation dans nos Etats.

 

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La rencontre des experts sur la petite irrigation est le fruit d’une organisation tripartie : Le groupe des écoles EIR-ETSHER, la FAO, et l’Association régionale pour l’irrigation et le drainage en Afrique de l’Ouest et du Centre (ARID).

Pendant 96 h, les participants spécialistes des questions d’eau aborderont plusieurs pistes de réflexion sur la petite irrigation en Afrique sub- saharienne.

Ainsi devront-ils approfondir la réflexion pour améliorer d’une part les performances, le développement et la diffusion des technologies appropriées de petite irrigation et d’autre part la gestion des systèmes de petite irrigation.

Pour la représentante-résidente de la FAO au Burkina, Mme Marie Noël Koyara, son institution voit dans la maîtrise de l’eau pour la production agricole, le passage obligé vers la sécurité alimentaire. En effet, "l’irrigation de 20% des terres cultivées assure 40% de toute la production alimentaire" indique-t-elle.

Au regard de cette donne, la petite irrigation est apparue aujourd’hui comme une alternative aux périmètres irrigués classiques.

Et cela, d’autant plus qu’en Afrique subsaharienne ces périmètres irrigués enregistrent d’importantes contre-performances aux plans organisationnel , technique et économique.

D’ailleurs "Pour atteindre les objectifs du Sommet mondial de l’alimentation, c’est-à-dire réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées à l’horizon 2015 , il faut dès maintenant investir dans l’irrigation" , soutient la représentante-résidente de la FAO au Burkina.

Mieux , la petite irrigation présente des avantages certains. En effet, sa simple conception, son faible coût , sa souplesse d’application ainsi que ses bénéfices socio-économiques en font une alternative efficace pour accroître la production agricole, et lutter contre la pauvreté.

Au Burkina, confie le représentant du ministre de l’Agriculture M. Aïzo Tindano, le gouvernement a engagé de vigoureuses actions politiques, institutionnelles, techniques et financières pour imprimter un développement réel à la petite irrigation. "Celle-ci constitue actuellement un des axes forts de la politique agricole", poursuit-il.

Toutefois selon M. Tindano, beaucoup d’acteurs tels les ONG, les artisans, les fabricants de matériels, les irriguants, les partenaires au développement apprennent l’action govuernementale de promotion, de diffusion et de développement de la petite irrigation.

A la fin de la consultation d’experts sur la petite irrigation en Afrique subsaharienne, les professionnels des irrigations et du drainage regroupés au sein de l’ARID, tiendront leur 3e assemblée générale toujours à Ouagadougou.

Gabriel Sama

 

© Copyright Sidwaya (Burkina)

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