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Pas de coup de chaleur pour les médicaments !

par Destination Santé , le 26 juin 2006, publié sur ufctogo.com

La rubrique santé de la semaine : Pas de coup de chaleur pour les médicaments ! L’otite : le plus souvent d’origine bactérienne L’aspirine, c’est avant tout un médicament ... Ulcère de Buruli, traitez vite et bien ! La respiration se dévoile... Prendre l’avion, c’est un don...

 

Pas de coup de chaleur pour les médicaments !

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Photo © Copyright Mark Heayn

C’est même l’ennemi numéro un des médicaments. Et avec les températures estivales, ce n’est pas évident de les transporter sans prendre le risque de les détériorer. Voici donc quelques conseils pour bien les conserver et éviter les mauvaises surprises.
Quand aucune condition de conservation n’est indiquée sur la boîte, pas besoin de précautions particulières. Le produit est considéré comme stable. Son transport doit alors répondre au bon sens... ce qui ne signifie pas que vous pouvez le laisser « cuire » au soleil sur la banquette de votre voiture. Et n’oubliez pas que la température à l’intérieur de la boîte à gants peut atteindre des sommets !

En règle générale, veillez à ce que les médicaments restent toujours à l’ombre, et dans leur emballage d’origine. Jamais au soleil donc. Spécialement conçu à cet effet, l’emballage protège de l’air et de l’humidité. Un point important, quand l’on sait qu’au Liban par exemple, l’humidité de l’air peut certains jours dépasser les 90%...

Pour les médicaments qui nécessitent une conservation entre +2 et +8°C, c’est une tout autre affaire. Placés dans le réfrigérateur, ils craignent les changements de température. Prudence donc lorsque vous partez en vacances. Ces produits sont fragiles. Une fois sortis du frigo, il est important de les utiliser rapidement. Vous ne pouvez pas ? Alors munissez-vous d’un emballage isotherme ou réfrigéré. Mais encore une fois, cela n’autorise pas une exposition au soleil. Les dangers sont réels. Au mieux, c’est l’efficacité de votre traitement qui serait remise en cause. Mais au pire le produit pourrait carrément se transformer en poison !

http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=15252

L’otite : le plus souvent d’origine bactérienne

Les mamans qui ont eut plusieurs enfants connaissent bien les symptômes de l’otite. L’enfant se tire ou se frotte les oreilles, il est particulièrement irritable et n’arrive pas à dormir...
Or s’il existe plusieurs formes d’otites, la majorité des enfants de moins de trois ans souffrent de ce que l’on appelle une otite moyenne. C’est-à-dire qu’ils ont du pus à l’intérieur de la cavité où se trouve le tympan.

Ces otites sont en général d’origine bactérienne. Selon l’âge, il peut s’agir de staphylocoques, de streptocoques ou de pneumocoques. Mais toutes ces bactéries ne sortent pas de nulle part ! Elles sont souvent déjà présentes dans le fond de la gorge ou du nez de l’enfant, à la suite d’un rhume, d’une angine ou d’une rhinopharyngite. Elles migrent alors jusqu’à l’oreille moyenne et, si le conduit qui va de la gorge à l’oreille enfle, elles y restent coincées. L’infection peut alors prospérer...

Aujourd’hui grâce aux antibiotiques, les otites se soignent bien. Au bout de deux ou trois jours de traitement l’enfant se sent déjà mieux. Il peut néanmoins y avoir des complications. Il arrive en effet que du liquide demeure dans l’oreille pendant plusieurs semaines. Dans ce cas, il faut impérativement aller voir son médecin car une telle situation peut entraîner une perte temporaire de l’audition. Si le liquide ne s’écoule pas naturellement, le médecin devra le libérer au moyen d’une petite chirurgie, appelée la paracentèse. C’est une incision du tympan qui permet sa décompression, et l’expulsion vers l’extérieur du pus accumulé dans l’oreille...

http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=15318

L’aspirine, c’est avant tout un médicament ...

Efficace contre la douleur et la fièvre, elle est pratiquement universellement indiquée pour soigner les maux de têtes, les douleurs musculaires et dentaires. Mais son utilisation est rarement encadrée par des professionnels de santé.
Et trop souvent, les pharmaciens ne prennent pas la peine de lire les contre-indications au client. Beaucoup d’aspirines sont aussi vendues dans des officines informelles, tenues par des vendeurs non diplômés. Or l’aspirine est un médicament. Et comme avec tous les médicaments, il faut être vigilant.

Qu’on la croque, qu’on la dilue ou qu’on la boive quand elle est effervescente, il est tout d’abord primordial de respecter les doses prescrites. Laissez passer au moins quatre heures entre deux prises d’aspirine. Tout excès peut provoquer des maux de têtes, des bourdonnements d’oreilles, une baisse de l’audition, des saignements du nez et plus grave, des problèmes digestifs comme un ulcère de l’estomac ou des réactions allergiques.

N’oubliez pas non plus que dans certains cas, l’aspirine peut être contre-indiquée. Les nouveau-nés la supportent mal. Les médicaments à base de paracétamol leur conviennent mieux. Il en va de même pour les femmes enceintes et celles qui allaitent. Chez les asthmatiques et les personnes qui souffrent de goutte enfin, l’aspirine peut provoquer des crises graves. Son utilisation est de même, formellement interdite en cas d’ulcère de l’estomac et d’hémophilie.

http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=15306

Ulcère de Buruli, traitez vite et bien !

Comme la tuberculose et la lèpre, l’ulcère de Buruli est du à une mycobactérie, Mycobacterium ulcerans. C’est sans doute la moins connue et la plus mal comprise de ces trois maladies. Pourtant ses conséquences sont tout aussi effroyables...
Cette affection qui a émergé dans les années 1980, détruit la peau et les tissus sous-cutanés. Et elle entraîne ainsi de graves déformations. Or plus de deux cas sur trois concernent des enfants de moins de 15 ans ! Ce qui rend le spectacle de ces malades d’autant plus difficile à supporter.

Il sévit dans une trentaine de pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et du Pacifique occidental. Le plus souvent dans des régions marécageuses. Son mode de transmission reste à élucider. L’ulcère de Buruli débute par un gonflement indolore au niveau de la peau. Un nodule contenant des mycobactéries apparaît ensuite. A ce stade, le traitement est relativement simple. Une fois le nodule ôté, quelques points de suture permettent de refermer la plaie. Mais si rien n’est fait, les conséquences physiques - et donc psychologiques et sociales - sont dramatiques.

Mycobacterium ulcerans produit une toxine qui détruit les tissus et inhibe le système immunitaire. Son travail de destruction massive peut même aller jusqu’à l’os ! Curieusement, l’ulcère de Buruli est peu douloureux. Ce qui explique en partie pourquoi les malades ne cherchent pas rapidement à se faire traiter. Aujourd’hui, les campagnes d’éducation sanitaire s’attachent principalement à sensibiliser le public au fait qu’un traitement médical est de loin préférable aux remèdes traditionnels...

http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=15300

La respiration se dévoile...

Quoi de plus naturel que de respirer. Pourtant ce simple geste mécanique cache un processus à la base de la vie. A chaque inspiration, l’air pénètre par la bouche ou le nez, direction les poumons, lieu où l’oxygène passe dans le sang.

Mais tout commence dehors, dans l’air qui nous entoure. Composé de nombreux gaz il en renferme un qui est fondamental pour notre respiration. C’est l’oxygène, qu’on désigne par son symbole chimique, O2. Quand nous inspirons, il entre dans notre corps pour un voyage complexe au terme duquel il va oxygéner notre sang. Un échange gazeux qui est à la base même de la vie. Accrochez-vous, le voyage commence !

Une fois franchies ses portes d’entrée - la bouche et le nez -, l’air entame sa descente. Il dévale dans l’ordre la trachée, les bronches, les bronchioles pour enfin se garer à l’intérieur de nos poumons, dans les alvéoles. Ce sont elles qui permettent le passage de l’oxygène dans le sang. Leur « truc » ? Des vaisseaux sanguins extrêmement petits et minces - les vaisseaux capillaires - que l’oxygène traverse sans aucun problème. Une fois dans le sang, place aux globules rouges ! D’infatigables ouvriers qui vont transporter le précieux chargement dans tout le corps.

Et à l’inverse, une fois l’oxygène libéré, les mêmes globules rouges s’emparent du gaz carbonique, le CO2, que notre corps rejette continuellement. Une simple expiration et c’est fini. Le CO2 est expulsé... et tout peut recommencer pour 26 000 autres cycles inspiration-expiration, jusqu’au prochain jour.

http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=15286

Prendre l’avion, c’est un don...

Casser les prix des médicaments dans les pays en développement. C’est l’objectif d’UNITAID, le nouveau mécanisme d’achat financé principalement par une taxe sur les billets d’avion chère au Président Chirac. Entrée en vigueur : 1er juillet.
Le constat est accablant : VIH-SIDA, paludisme, tuberculose... Faute d’accès aux médicaments dont le coût est trop élevé, ces trois maladies ravagent les populations du Sud. Une situation inacceptable pour les quatorze pays qui se sont engagés à soutenir UNITAID (ou pour les francophones FIAM, pour Facilité internationale pour l’achat de Médicaments), aux côtés du Brésil, du Chili, de la France et de la Norvège, initiateurs de l’opération. Vingt-six autres Etats ont également donné un accord de principe.

Cette nouvelle contribution internationale de solidarité a été lancée hier au Quai d’Orsay par le ministre français des Affaires étrangères. Sur tout vol intérieur à l’Union européenne au départ d’un pays soutenant l’initiative, chaque passager paiera désormais 1 euro en classe économique, et 10 euros en première classe. Pour les vols à destination de pays hors UE, la taxe s’élèvera respectivement à 4 euros et 40 euros. Une question reste sans réponse : celle de savoir si ces montants correspondent à des vols aller-retour ou aller simple.

Les fonds ainsi récoltés sont estimés à 782 millions d’euros par an. Dont 195 à 234 millions versés par la France. UNITAID s’appuiera sur les structures de l’Organisation mondiale de la Santé et d’autres organisations onusiennes.

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