Santé

Paludisme : une nouvelle clé pour l’Afrique

par Destination Santé , le 1er mars 2007, publié sur ufctogo.com

 

Un médicament de plus contre le paludisme, qui tue chaque année plus de 2 millions de personnes dont la moitié sont des enfants ! Il est à la fois conforme aux recommandations les plus récentes de l’OMS, techniquement innovant, libre de brevets et vendu à bas prix.

Cela fait il est vrai, pas mal de qualités ! ASAQ - c’est le nom de cette association fixe d’artesunate et d’amodiaquine - résulte d’une coopération originale entre secteurs public et privé.

Vendu sur le principe du no profit-no loss (« pas de bénéfice, pas de perte », n.d.t. ), le nouveau médicament coûtera moins d’un dollar le traitement complet de 3 jours pour un adulte, moins de 0,50 dollars pour un enfant. En parlant d’enfants... signalons que pour la première fois un antipaludéen est proposé d’emblée sous une forme adulte et sous une forme pédiatrique spécifique. Vendu bon marché, le nouveau produit est également libre de tout brevet. Peut le copier qui veut.

Sur les 41 pays africains qui recommandent les Artemisinin Combination Therapies (ACT) dont l’OMS s’est faite l’avocat, une vingtaine ont choisi l’association artesunate-amodiaquine -c’est-à-dire l’ASAQ - comme traitement de première ligne. Autant dire que la voie s’ouvre largement devant cette nouvelle formulation. Celle-ci sera produite au Maroc dans une usine aux normes les plus modernes, et exportée dès cet été. Car ASAQ annonce la couleur : il se veut un « grand » médicament, évalué, testé et produit selon les meilleurs standards... mais néanmoins accessible à tous. Une façon élégante de permettre aux pays du sud de contourner la mauvaise volonté de certains gouvernements et des géants de la profession.

Même si on trouve dans cette aventure le numéro 4 mondial de la pharmacie - le Français sanofi aventis - ASAQ s’inscrit en rupture avec les traditions des Big Pharma. Il est le résultat d’une coopération entre cet industriel et l’initiative internationale DNDI (Drugs for Neglected Diseases Initiative). Une initiative menée par la Fondation Oswaldo Cruz/Farmaguinhos (Brésil), l’Indian Council for Medical Research, le Kenya Medical Research Institute et le gouvernement malais. Voilà pour le versant « pays en développement ». Et côté français, DNDI rassemble aussi l’Institut Pasteur et l’ONG Médecins sans Frontières, tous ces partenaires bénéficiant du soutien du Programme de Recherche et de Formation sur les Maladies tropicales (TDR) cofinancé par le Programme des Nations-unies pour le Développement (UNDP), la Banque mondiale et l’OMS.

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