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Paludisme : pour les futures mères, le renouveau d’un vieux traitement

par Destination Santé , le 14 octobre 2006, publié sur ufctogo.com

La rubrique santé de la semaine : Paludisme : pour les futures mères, le renouveau d’un vieux traitement... :: Petite leçon de calculs :: Quand les kilos pèsent... sur la tête ! :: Quand l’Occident importe son mode de vie et son... diabète :: Le thym ? un vrai bonheur !

 

Paludisme : pour les futures mères, le renouveau d’un vieux traitement...

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Tous les ans, 200 000 nourrissons meurent du paludisme de leur mère. Or l’administration d’artémisinine -l’antipaludéen de référence- à la femme enceinte est dangereuse pour le foetus. Une étude britannique propose d’utiliser plutôt l’amodiaquine.

Un traitement déjà connu de longue date et, de surcroît proposé cette fois « en monothérapie » par le Pr Brian Greenwood, de la très sérieuse London School of Hygiene and Tropical Medicine. L’amodiaquine, médicament ancien, est en principe déconseillé par l’OMS pour le traitement du paludisme. L’Organisation rejette également la monothérapie, qui favoriserait l’apparition de pharmacorésistances. Que penser de tout cela ?

« Le cas de la femme enceinte infectée (par le paludisme, n.d.l.r.) est très particulier », nous a précisé le Dr Pascal Ringwald, chargé de la surveillance de la résistance aux antipaludéens à l’OMS. En effet, les associations thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT) qui sont généralement préconisée sont toxiques pour le foetus. « Nous disposons aujourd’hui d’un traitement complexe à base de quinine, qui entraîne de plus en plus de résistances chez ces patientes. Il existe un autre traitement ‘préventif intermittent’, qui montre ses limites. Ainsi à mesure que les résistances se renforcent, le traitement et la prévention du paludisme chez la femme enceinte deviennent de plus en plus difficiles ».

C’est dans ce cadre-là qu’il faut intégrer l’étude du Pr Greenwood. « C’est un travail très intéressant, qu’il faut prendre comme une étude clinique sur laquelle mener une réflexion approfondie. C’est sur ce genre d’étude que l’OMS se base pour faire évoluer les traitements ».

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Petite leçon de calculs

La lithiase urinaire avec son cortège de coliques néphrétiques, a une fâcheuse tendance à récidiver faisant souffrir le martyr à ses victimes. Mais il n’y a pas de fatalité. Surtout avec un minimum de précautions diététiques. En premier lieu, buvez au minimum 2 litres d’eau chaque jour. Le volume urinaire joue un rôle déterminant dans la formation des calculs. D’ailleurs, un spécialiste britannique a observé que les lithiases urinaires se rencontrent plus volontiers chez les chauffeurs de taxi. Lesquels boivent aussi peu que possible pour ne pas être interrompus dans leur travail par des envies d’uriner ! La consommation de deux verres de jus d’orange est également bénéfique. Ce dernier contient en effet des citrates, qui bloquent les phénomènes de calcification et donc la formation de certains calculs.

Mangez des fibres, mais ni trop ni trop peu. Et pensez à consommer suffisamment de calcium : entre 800 mg et 1 gr par jour. Car une carence en calcium augmente le risque de lithiase calcique. C’est paradoxal, mais cela tient au fait qu’un régime pauvre en calcium favorise l’absorption d’oxalate, un sel qui participe à la formation des calculs. Il est présent dans le chocolat, les noix, les noisettes, les amandes et la vitamine C.

Vous devrez enfin limiter votre consommation de protéines. Même punition pour la charcuterie et les abats. Tout comme pour les bonbons qui augmentent la calciurie, le taux de calcium dans les urines. Enfin évitez de trop saler vos aliments. Mais cela, c’est une règle générale...

Quand les kilos pèsent... sur la tête !

Surveillez votre indice de masse corporelle (IMC) ! D’après une étude française, son élévation excessive serait associée à une baisse des facultés intellectuelles. Laquelle s’aggraverait avec les années ! Pas très brillant...
Sans oublier bien sûr les risques de diabète et de maladies cardio-vasculaires. Le Pr Maxime Cournot de l’Université de Toulouse, a travaillé sur la relation entre IMC et capacités cognitives. Son terrain d’expérience : 2 223 femmes et hommes de 32 à 62 ans. Tous ont été soumis à des tests en 1996, puis à nouveau en 2001.

Avec un IMC de 20, les participants ont été capables de mémoriser en moyenne, 9 mots sur une série de 16. En revanche lorsque leur IMC était supérieur à 30, la performance n’a pas dépassé 7 mots sur 16. « Un IMC élevé en 1996 était également toujours lié à une poursuite du déclin cognitif en 2001 », souligne Maxime Cournot. Avec le temps, les choses ne s’améliorent donc pas vraiment. Et même vraiment pas !

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Quand l’Occident importe son mode de vie et son... diabète

Les autorités sanitaires ougandaises s’inquiètent du nombre croissant de diabétiques dans leur pays. Plus d’un million sur une population de 28 millions ! En cause, la généralisation du mode de vie occidental avec son corollaire, l’obésité.

En 1972, seuls 254 Ougandais souffraient de la maladie. Pas étonnant qu’au ministère de la santé on estime que « le problème est sérieux. Les gens ont changé leur style de vie. Ils font moins d’exercice physique. Au lieu de marcher, ils prennent leur voiture ». Un phénomène bien connu, plus au nord...

Et comme dans les pays les plus riches, un malade sur deux ignore qu’il est diabétique. A en croire le Pr Mledard Behekyereza, de l’Université de Mbarara, « la seule explication à cette quasi épidémie de diabète tient aux changements de régime alimentaire et à la sédentarité ». Il n’y aurait donc pas de spécificité génétique propre à la population ougandaise. Cette dernière semble d’ailleurs avoir pris conscience du problème. Depuis 2001, le nombre d’adhérents à la principale association de patients a doublé. C’est déjà ça...

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Le thym ? un vrai bonheur !

Aujourd’hui, zoom sur le thym. Efficace contre l’inflammation des voies respiratoires ou contre l’ulcère de l’estomac, le zaartar est très prisé pour ses nombreuses qualités. Il est d’ailleurs couramment utilisé dans les régions méridionales.

Le thym tire la plus grande part de ses propriétés de la silice. Et cela grâce à une huile essentielle - le thymol connu pour ses effets désinfectants - à des tanins et aux flavonoïdes. Le zaartar renferme également des essences terpéniques et, associées au thymol, ces dernières lui confèrent d’intéressantes propriétés sur les voies respiratoires.

Expectorant très efficace, vous pouvez l’utiliser chez les malades atteints de coqueluche et, plus généralement, dans les cas d’inflammation des voies aériennes supérieures : nez, gorge, oreilles... Mais les choses ne s’arrêtent pas là. Il est également efficace en cas d’ulcère de l’estomac, et permet aussi bien de stimuler la production des sucs gastriques que de calmer les flatulences. Enfin, le thym peut être utilisé comme antiparasitaire, en usage externe.

Pour les voies respiratoires ou digestives, prenez-le en infusion : 10 minutes dans de l’eau à température d’ébullition, à raison de 3 tasses ou... beaucoup plus par jour. Si vous « sucrez » votre infusion avec du miel, elle n’en sera que plus efficace.

Si en revanche vous recherchez un effet antiparasitaire, mettez dans votre bain une casserole d’infusion très forte de thym et de tanaise. Et sachez enfin qu’un bain contenant une décoction de 200 grammes de thym - ce qui est beaucoup - est réputé stimulant. Pour obtenir une décoction ? Jetez le thym dans l’eau bouillante, et maintenez cette ébullition pendant 10 à 15 minutes...

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