Droits de l’homme

Nouvelle arrestation de Marc Palanga (Responsable de la Fédération UFC-Kozah)

par UFC , le 25 février 2003, publié sur ufctogo.com

 

L’irréductible responsable de la fédération UFC de la Kozah ( région natale de Gnassingbé Eyadéma ) vient d’être à nouveau interpellé par les hommes de main de Ernest Gnassingbé Eyadéma ( fils du dictateur Gnassingbé Eyadéma : commandant du camp militaire et de torture de Kara ).

Cette nouvelle arrestation s’est produite le samedi 22 février dernier à Sokodé.

Marc Palanga venait d’être libéré ( le 17 février dernier ) après avoir été arrêté ( le 9 février 2003 ) et détenu à la gendarmerie de Kara. De nuit, lui et ses compagnons étaient extraits de prison et conduits au camp Landja de Kara où ils subissaient des supplices dirigés et pratiqués par Ernest Gnassingbé Eyadéma.

Cette nouvelle arrestation de Marc Palanga s’ajoute à une longue suite d’harcèlements, de vindictes de la part de la famille Gnassingbé Eyadéma ( lire plus bas la lettre ouverte adressée par le bureau national de l’UFC à Gnassingbé Eyadéma en juillet 2001 ).

Nous vous prions de contacter de toute urgence la présidence de la république togolaise, la FIDH, Amnesty international et les médias ( Radio France international -Service Afrique [ 0156402770 ou 0156403080 fax : 0156404860 ] ; Africa N°1- Abdoulaye N’diaye [0145748383 ] afin que le cas de cet homme soit connu.

Son seul crime en effet, est d’être Kabyè, de militer à l’UFC, donc de s’opposer à la tyrannie de la famille Gnassingbé.

Gouvernement togolais :
presidence republicoftogo.com
info republicoftogo.com

Fédération internationale des ligues des droits de l’homme :
fidh fidh.org
presse fidh.org

Amnesty international :
admin-fr amnesty.asso.fr

Présidence grecque de l’Union européenne :
division.information eu2003.gr
presidency.secretariat eu2003.gr
pressof3 mfa.gr

Délégation de l’Union européenne au Togo :
eu deltgo.cec.eu.int (DESESQUELLES Gilles )

Responsable du Desk Togo à la Commission européenne :
arend.biesebroek cec.eu.int (Biesebroek Arend)

Service de presse de la Commission européenne :
press-web cec.eu.int

Commission européenne :
presidentsregister cec.eu.int ( Romano Prodi Président de la Commission européenne )

Ambassade de France au Togo :
ambafrance-lome tg.refer.org

HAUT COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES AUX DROITS DE L’HOMME ( Genève )

Plaintes relatives aux droits de l’homme :
tb-petitions ohchr.org

Commission des droits de l’homme :
1503 ohchr.org

Vice-Président de la Commission développement du Parlement européen :
msanders europarl.eu.int

Service de presse du Parlement européen :
directinfo europarl.eu.int

Lettre ouverte de protestation à Eyadéma

Union des Forces de Changement (UFC),
Lomé, Togo, www.ufctogo.com, Juillet 2001

À M. Eyadéma Gnassingbé Chef de l’Etat

Objet : Lettre ouverte de protestation contre votre attitude à l’égard des ressortissants du Nord, notamment les Kabyè membres des partis politiques de l’opposition.

Monsieur le Chef de l’Etat, Le samedi 23 Juin 2001, en fin de matinée, en pleine cérémonie d’installation de la Commission électorale locale ( CELI ) de la Kozah et des Commissions des Listes et Cartes ( CLC ) de la Kozah et de Kara, au palais des Congrès de Kara, des gendarmes ont interpellé monsieur Marc Palanga, président de la fédération UFC de la Kozah et l’ont conduit à votre domicile à Pya.

Devant un parterre de vos collaborateurs les plus proches, ministres et officiers supérieurs de l’armée, tous originaires de la Kozah et de Doufelgou, vous vous êtes répandu en propos menaçants à l’endroit de monsieur Marc Palanga que vous avez finalement confié au général Nabédé, afin que celui-ci le ramène dans le droit chemin, dont il s’est écarté, selon vous, en appartenant à l’UFC alors qu’il est Kabyè.

Vous n’avez naturellement pas manqué à cette occasion, de vous livrer à votre sport favori : diffamer MM Sylvanus et Gilchrist OLYMPIO, dont les seuls crimes sont :
- pour le premier, de ne pas vous avoir empêché de l’assassiner, le 13 Janvier 1963, assassinat que vous avez vous-mêmes reconnu dès le lendemain, dans les interviews accordées aux journaux français " Paris-Match " et " La Croix ", vous contraignant à traîner cette tâche indélébile comme la lèpre sur la conscience,
- pour le second, d’être votre vainqueur à l’élection présidentielle du 21 Juin 1998, vous obligeant à opérer, pour conserver votre fauteuil, un hold-up que l’opinion tant nationale qu’ internationale, a condamné.

Il est inutile que nous répondions à vos dénigrements de MM Sylvanus et Gilchrist OLYMPIO. Les populations togolaises vous ont suffisamment démontré leurs sentiments pour ces deux hommes. Ce qui est largement suffisant.

Vous avez également, ce 23 Juin 2001, interrogé longuement monsieur Palanga au sujet de ses relations avec une autre personne sur laquelle vous avez déversé votre rage, monsieur Ali Antoine Bodjona, dont le sacrilège est de militer au sein de l’UFC, comme le blasphème de plusieurs togolais est de militer au sein des partis de l’opposition : UFC, CAR, CDPA, CPP, ADDI, etc. alors qu’ils sont de la même ethnie ou de la même région que vous.

Dans la nuit du Mercredi 27 Juin au 28 Juin 2001, une dizaine d’agents des forces de sécurité se sont introduits au domicile de monsieur Marc Palanga, aux environs de minuit. Monsieur Palanga qui était aux aguets, puisque alerté par une première visite vers 19 heures, a pu s’éclipser sans être vu.

Dans la journée du Vendredi 6 juillet 2001, la police a interpellé madame Jacqueline Awata, membre du bureau de la fédération UFC de Doufelgou. Elle a passé la nuit au commissariat de Niamtougou et n’a été libéré que le samedi 8 Juillet 2001. Sa garde à vue est arbitraire. Les motifs invoqués pour la justifier sont saugrenus. Elle procède d’une volonté de l’intimider pour la contraindre à renoncer à son engagement politique au sein de l’UFC. L’arrestation, pendant plus de vingt quatre heures, de Madame Jacqueline Awata n’est que l’application par le préfet de Doufelgou, des menaces que vous avez proférées, en sa présence à l’égard de monsieur Antoine Bodjona, le samedi 23 Juin dernier. Vous auriez en effet déclaré ce jour-là, à M. Marc Palanga que les réunions de l’UFC organisées par M. Antoine Bodjona au domicile de madame Awata à Niamtougou, sont terminées avec la nomination du nouveau préfet.

Monsieur le Chef de l’Etat, nous émettons les protestations les plus fermes contre tous ces actes d’oppression, de persécution, de brimade et d’intimidation, à l’endroit de personnes que vous prenez en otage pour la seule et unique raison qu’elles appartiennent à la même ethnie ou à la même région que vous. Nous saisissons l’occasion pour exprimer, également de la manière la plus ferme, des protestations contre toutes les intimidations, les vexations, les violences verbales et physiques, que le lieutenant-colonel Ernest Essohana Gnassingbé, votre fils, inflige aux militants et aux responsables des partis politiques de l’opposition, notamment l’UFC et le CAR- il adore semble-t-il fesser son prochain- dans la région de la Kara, surtout dans la ville de Kara, considérée comme votre fief.

Nous vous rappelons que le lieutenant-colonel Essohana Gnassingbé a fait disperser par une dizaine de gendarmes, le lundi 2 Avril 2001 à Kara, une réunion des responsables de la fédération de l’UFC de la Kozah avec une délégation du bureau national de l’UFC en tournée dans le nord, après avoir fait installer devant le domicile de M Marc Palanga où se tenait cette rencontre, une jeep des Forces Armées Togolaises ( FAT ) montée d’une mitrailleuse lourde, jeep à bord de laquelle avaient pris position, des para-commandos béret rouge. Nous vous rappelons également que le même jour, le lieutenant-colonel Essohana Gnassingbé a intercepté lui-même, à la sortie de Kara, à Awangelo , à la suite d’un rodéo, ce qui n’est pas très honorable pour son grade d’officier supérieur, la délégation de l’UFC, et a prétendu lui donner " des conseils susceptibles de mettre tout le monde à l’aise" pour l’organisation des réunions des partis politiques. Comme si le militaire qu’il est, est concerné par les réunions politiques.

Nous vous rappelons enfin que la délégation de l’UFC a subi des violences physiques à Tchamba, le jeudi 5 avril 2001, violences exercées par une horde hurlante de miliciens du RPT qui ont empêché la tenue de la réunion programmée avec le bureau fédéral de l’UFC de Tchamba, et tenté d’assassiner par le feu, le Secrétaire Général de l’UFC, criant les mêmes propos que ceux que vous auriez tenus à Marc Palanga, le samedi 23 juin dernier : " on peut tolérer que vous apparteniez à d’autres partis politiques de l’opposition, mais à l’UFC jamais ".

Dans cette préfecture de Tchamba, le chef du canton de Kri-Kri, tourmente les militants de l’UFC. Il a réussi avec la complicité des agents des forces de sécurité, à faire condamner à six mois de prison, le secrétaire cantonal de l’UFC, pour détention et vente de cannabis alors que celui-ci ne connaissait pas cette drogue.

Monsieur le Chef de l’Etat, ces pratiques sont contraires à la Constitution qui garantit à chaque togolais, le droit de militer dans le parti de son choix. Vous ne pouvez prendre en otage des populations togolaises sous prétexte qu’elles appartiennent à la même communauté ethnique ou sont de la même région que vous. La Constitution vous impose, de par la fonction que vous occupez, d’être le garant de l’unité nationale. Alors que les brimades, les persécutions exercées sur des Kabyè parce qu’ils sont de l’opposition,- les distinguant ainsi des autres togolais-, tentent d’empêcher, de détruireou de s’opposer au sentiment d’appartenance à une communauté nationale, sentiment dont la promotion vous est commandée par votre fonction.

Monsieur le Chef de l’Etat,

Nous croyons que l’usage du double langage ne sied pas à la fonction que vous exercez. L’Accord-Cadre de Lomé ( ACL ), dont il a été dit qu’il n’a finalement visé qu’à vous restituer votre siège perdu lors de la présidentielle de juin 1998, garantit le libre exercice des activités des partis politiques sur toute l’étendue du territoire national. Il proscrit en conséquence, tous les actes d’intimidation que vous-même, votre fils et vos préfets, posez pour empêcher ces activités.

Nous vous demandons de tout mettre en œuvre pour y mettre fin. Surtout à l’approche des élections législatives d’octobre 2001.

Veuillez agréer, Monsieur le Chef de l’Etat, l’assurance de notre considération distinguée.

Pour le Bureau National,
Le Premier Vice-Président,
Emmanuel Akitani Bob

Union des Forces de Changement
Site internet : www.ufctogo.com
Email : contact-togo ufctogo.com
59 Rue Koudadzé, Lom-Nava BP 62 168
Tel/Fax (228) 21 33 32

 

© Copyright UFC

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
samedi
25 mars 2017
Lomé °C (à 0h)