Droit de suite

Mort de l’opposant togolais AKA : le silence continue

par Rue89 , le 13 février 2009, publié sur ufctogo.com

 

Rien de nouveau. Aucun acte d’enquête, pas la moindre réponse. Les autorités du Togo font le gros dos. Déjà six mois que le corps d’Atsutsè Kokouvi Agbobli (AKA)a été découvert sans vie sur une plage de Lomé.

Six mois que son fils, Ayaovi Agbobli, tente de faire la lumière sur cette curieuse mort, car précédée d’une disparition de vingt-quatre heures. Famille et amis lancent un site internet pour rassembler les volontés et signer une pétition réclamant l’ouverture d’une enquête internationale.

Une mort, deux thèses en débat : le suicide et l’assassinat

En novembre 2008, Rue89 se penchait sur cette affaire qui présente toutes les caractéristiques d’une vaste manipulation. A commencer par les éléments rapportés dans le cadre des deux autopsies pratiquées sur le corps d’Aka.

A l’époque, le fils de cet opposant politique au régime Eyadéma dénonçait avec vigueur l’attitude très attentiste des autorités togolaises. Ayaovi Agbobli se disait convaincu que son père a été assassiné. Preuves à l’appui. (Voir la vidéo)

Pour mémoire, les deux autopsies présentent des résultats contradictoires. Le premier examen, fait par un médecin togolais, valide la thèse officielle du "suicide, consécutif à une intoxication médicamenteuse". Le second examen, réalisé par un ponte américain de la médecine légale, établit quatre points :

1. Le ministre Atsutse Kokouvi Agbobli a fait un infarctus du myocarde avant la mort.
2. Sa mort n’est pas due à une intoxication médicamenteuse ou à des blessures traumatiques.
3. La cause la plus probable de la mort est la noyade.
4. Le ministre Agbobli était déprimé et avait tenté de mettre fin à ses jours à au moins une occasion. Cette recherche ne permet pas d’expliquer pourquoi le corps a été découvert nu sur la plage, ceci reste une énigme.

Un appel jamais entendu à la constitution d’une enquête internationale

Ayaovi Agbobli ne veut pas en rester là. Pour ce consultant installé en France, "les avocats des enfants du défunt n’ont toujours pas eu accès au dossier d’instruction de la justice togolaise et pour cause : ce dernier est vide".

Avec quelques amis, il a donc décidé de créer une association relayée sur le Web :

"Afin d’élucider les circonstances de son décès, les enfants d’AKA avaient appelé en novembre dernier à la création d’une commission d’enquête internationale et viennent de créer une association pour la mémoire de leur père dont l’un des objets est la réunion et la centralisation de toutes les démarches en ce sens.

Une pétition pour la création de cette commission est disponible sur le site internet de l’association. http://www.agbobli.org/

 

© Copyright Rue89 - Visiter le site

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
jeudi
21 septembre 2017
Lomé 26°C (à 22h)