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Méningite : l’Afrique attend son vaccin

par Destination Santé , le 14 juin 2007, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : Méningite : l’Afrique attend son vaccin :: Des lots d’un antirétroviral retirés du marché :: Votre armoire à pharmacie en pratique :: Les soignants appelés à dépister le VIH/SIDA :: Testostérone : une hormone qui fourre son nez dans notre espérance de vie ! :: Les graines de lin, c’est bon pour la prostate !

 

Méningite : l’Afrique attend son vaccin

Alors que des épidémies de méningite frappent régulièrement le continent africain, les responsables du Projet Vaccins Méningite (PVM) font état de résultats prometteurs à propos d’un nouvel essai clinique de phase II. Celui-ci porte sur un nouveau candidat-vaccin de type conjugué.
Efficace, sûr et ne coûtant que 0,40 dollar par dose, ce dernier pourrait être introduit en Afrique d’ici 3 à 4 ans. Dirigé contre la souche méningococcique N. Meningitidis A, « il pourrait permettre de mettre un terme aux épidémies qui ravagent l’Afrique depuis plus de 100 ans », souligne le Dr Marc Laforce, directeur du PVM. 

Les spécialistes parlent d’ailleurs de la ceinture africaine de la méningite, une zone s’étendant d’ouest en est, du Sénégal à l’Ethiopie. « Au cours de la saison sèche » précise l’OMS, « à cause des vents chargés de poussières et des infections respiratoires supérieures contractées, l’immunité locale du pharynx est diminuée, augmentant ainsi le risque de méningite ». C’est ainsi qu’en 1996 l’Organisation a rapporté plus de 250 000 cas de méningites et 25 000 décès. Soit l’épidémie de méningite la plus meurtrière !

Les professionnels de santé utilisent actuellement un vaccin qui confère une immunité qui ne dépasse pas 3 à 5 ans. Un vaccin qui selon l’OMS ne peut être utilisé chez ceux de moins de 2 ans. Selon Marc Laforce, « la population de 1 à 29 ans pourra être immunisée en recevant une seule dose du nouveau vaccin. Les résultats montrent que nous pourrons créer une immunité collective, car la transmission de la bactérie sera bloquée. Ainsi la protection se trouvera-t-elle étendue aux personnes non vaccinées ». Des essais cliniques de phases 2 et 3 sont programmés au Mali, et un autre sera lancé cet été en Inde. Signalons d’ailleurs que la licence de ce nouveau vaccin appartient au Serum Institute of India Limited.

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Des lots d’un antirétroviral retirés du marché

L’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) signale le retrait de plusieurs lots de l’antirétroviral Viracept (nelfinavir). En cause, « une contamination par une impureté chimique » survenue lors de la production.
« Tous les lots dont la date de péremption est inférieure ou égale à mai 2010 » (pour la forme en comprimés) et tous ceux « dont la date de péremption est inférieure ou égale à mai 2009 » (pour la forme en poudre) sont concernés par ce retrait.

Ces lots contaminés font l’objet d’un rappel du marché mondial, à l’exception des Etats-Unis, du Canada et du Japon où ils ne sont pas distribués. L’AFSSaPS ajoute que la substance chimique a été détectée par le fabricant, les laboratoires Roche. Il s’agit « d’ester d’éthyl de l’acide méthanesulfonique, connue pour être génotoxique », c’est-à-dire, toxique pour les gènes.

« Il n’y a pas de risque immédiat » rassure-t-elle. « Mais les conséquences potentielles d’une exposition à moyen et long terme sont en cours d’évaluation ». L’Agence recommande enfin aux « patients traités par Viracept (nelfinavir) de consulter leur médecin pour modifier leur traitement. Et de rapporter à leur pharmacien les boites de médicament en leur possession ».

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Votre armoire à pharmacie en pratique

S’il y a bien une chose à ne pas négliger, c’est votre armoire à pharmacie. Pour faire face à certains accidents et aux maux quotidiens, elle doit répondre à des critères bien précis. Alors suivez ces quelques conseils de bon sens, concoctés par l’Institut national de la Consommation.
Tout d’abord l’emplacement. Installez-la dans un endroit à la fois sec et frais, à l’écart des produits alimentaires et naturellement, hors de portée des petits. Et si possible, choisissez un modèle qui ferme à clef.

Pour la « gestion des stocks », pensez à ne jamais placer un médicament dans une boîte qui n’est pas celle d’origine. N’utilisez jamais un produit pharmaceutique dont l’aspect, la couleur ou la consistance ont changé. Et vérifiez régulièrement les dates de péremption.

Sur la face interne de votre armoire, affichez les numéros de téléphone utiles dont bien entendu celui de votre médecin traitant ou du dispensaire le plus proche. Et celui du centre antipoison le plus proche.

Source : 60 Millions de consommateurs - Hors-série Découverte N°132 juin-juillet 2007

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Les soignants appelés à dépister le VIH/SIDA

L’OMS et l’ONUSIDA viennent de publier un guide dont le but affiché est d’encourager les professionnels de santé à davantage s’impliquer dans le dépistage du VIH/SIDA. Aujourd’hui en effet dans les pays en développement, 80% des patients séropositifs ignorent leur état.
Selon des enquêtes récentes menées en Afrique subsaharienne, 12% seulement des hommes et 10% des femmes ont eu un test de dépistage et reçu son résultat. « Il est pourtant essentiel de développer l’accès au conseil et au dépistage du VIH pour favoriser un diagnostic plus précoce de l’infection », soulignent les deux organisations dans un communiqué commun.

Jusqu’à présent, le conseil et le dépistage du VIH se faisaient à l’initiative du patient. Celui-ci devait lui-même demander à se faire dépister auprès d’un établissement de santé. Or ce dispositif s’est heurté « à la faible disponibilité des services, à la peur de la stigmatisation et de la discrimination ». L’OMS et l’ONUSIDA partent du principe que le dépistage proposé par un professionnel de santé pourra en augmenter la fréquence. Le patient gardant toujours cependant, le droit de s’y refuser.

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Testostérone : une hormone qui fourre son nez dans notre espérance de vie !

« Chez les hommes de plus de 50 ans, une baisse anormale du taux de testostérone est susceptible d’augmenter le risque de mortalité ». En revanche, une supplémentation en testostérone n’a pas permis de diminuer ce risque.
C’est la conclusion d’un travail américain qui a englobé près de 800 patients.Le Pr Gail Laughlin et son équipe (University of California, Sans Diego) ont analysé les dossiers de 795 patients de sexe masculin qui tous, avaient participé dans les années 1970 à une vaste étude épidémiologique. L’objectif était de déterminer si une baisse particulièrement importante de leur taux de testostérone -l’hormone sexuelle masculine- avait pu influer sur leur espérance de vie.

Résultat « sur 18 ans, les hommes présentant les baisses de taux les plus prononcées ont eu un risque de mortalité plus élevé que la moyenne », précise Gail Laughlin. Un sur-risque qui peut monter jusqu’à... 33% dans certains cas. En revanche et c’est peut-être là le plus intéressant, la supplémentation hormonale en testostérone n’a entraîné « aucune » diminution de ce sur-risque. D’autres travaux seront donc nécessaires pour lever le voile sur l’influence exacte de la testostérone sur l’espérance de vie des plus de 50 ans.

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Les graines de lin, c’est bon pour la prostate !

Le fait de consommer des graines de lin en quantités importantes est-il bon pour la prostate ? En tout cas, il semblerait bien que cela permette de ralentir l’évolution du cancer qui peut l’affecter, et qui est le plus fréquent des cancers masculins. Au 43ème congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) de Chicago, le Pr Wendy Demark-Wahnefried (Duke University Medical Center, Etats-Unis) a rendu compte d’une étude qui paraît ouvrir des perspectives intéressantes.
L’idée de départ, c’est la relation éventuelle entre la richesse des graines de lin en acides gras de type oméga-3 et la capacité, prêtée à ces derniers, de réduire la prolifération cellulaire. C’est aussi le fait que ces graines sont extrêmement riches en lignane, une substance connue pour se lier aux hormones sexuelles - testostérone et oestrogènes - et dont il est envisagé qu’elle puisse contrecarrer leurs effets stimulants sur le cancer prostatique.

Eh bien les résultats obtenus, au terme d’une étude multicentrique randomisée de phase II - excusez du peu ! - méritent l’attention. Au total, 161 hommes atteints de cancers prostatiques ont été répartis en 4 groupes : un groupe témoin, un autre auquel qui a consommé 30 g de graines de lin par jour, un 3ème qui a simplement réduit sa consommation de graisses et un 4ème enfin, qui a cumulé les prescriptions des deux précédents.

Après 30 jours de ce régime, les prostates de ces messieurs ont été retirées chirurgicalement - c’était prévu de toutes manières ! - et soigneusement analysées. Il en est ressorti que dans les deux groupes qui avaient consommé des graines de lin la multiplication des cellules tumorales avait été réduite de 30% à 40%. Ce qui n’est pas rien. D’autres études vont être entreprises avec des approches encore plus fines, mais le résultat est d’ores et déjà jugé digne d’intérêt.

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