Communiqué

Marche de la section Dames de l’UFC pour exiger les réformes politiques nécessaires à des élections transparentes et crédibles en 2010

par Mme Mana F. Sokpoli (UFC) , le 10 juillet 2009, publié sur ufctogo.com

 

A l’initiative de la Section Dames de l’Union des Forces de Changement (UFC), les femmes et les populations de Lomé et ses environs se sont mobilisées à travers les rues de la capitale pour manifester leur mécontentement, au regard de la situation créée dans notre pays par l’entêtement du gouvernement et du régime RPT à persister dans une logique qui a ruiné le Togo et qui conduit la nation toute entière au chaos.

En effet, la situation sociopolitique dans notre pays le Togo évolue de manière inquiétante. Malgré le processus de sortie de crise de l’APG qui engage au dialogue, à la concertation et au consensus, M. Faure Gnassingbé et le régime RPT refusent obstinément de procéder aux réformes politiques nécessaires à des élections transparentes et crédibles en 2010.

1) ‘’Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation’’ (‘’CPDC’’)

Les discussions au sein du CPDC étaient en cours entre l’UFC, le CAR, le RPT et le gouvernement quand M. Faure Gnassingbé et son gouvernement changent unilatéralement les règles du jeu en prenant une série de décrets, pour créer en Juin 2009, un autre cadre également dénommé ‘’CPDC’’ et incluant des membres non représentatifs qui ne répondent à aucun autre critère que celui d’être à la solde du RPT.

Les décisions que prend l’actuel ‘’CPDC’’ ne reflètent nullement le consensus auquel engage l’APG. Elles remettent délibérément en cause les résultats des négociations entre l’UFC, le CAR et le RPT. Elles sont inacceptables tout comme le vote par le seul Groupe Parlementaire RPT, des modifications unilatérales du code électoral.

2) Processus Vérité, Justice et Réconciliation

Le manque de concertation et de consensus dans la mise en oeuvre de ce processus ainsi que la duplicité du chef de l’Etat qui nomme dans la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, ses partisans du RPT, au mépris des souhaits des populations consultées, de ne pas y inclure des responsables politiques, enlèvent toute crédibilité au processus.

Il convient de rappeler qu’une véritable réconciliation nationale ne saurait se concevoir sans l’élimination de toutes les mesures antidémocratiques, discriminatoires et d’exclusion introduites unilatéralement dans le cadre électoral par le régime RPT. Pour être crédible, le processus Vérité, Justice et Réconciliation doit être mené de front avec l’adoption et la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles nécessaires à un règlement juste et durable de la crise togolaise.

3) Insécurité et droits de l’homme

Alors que les populations togolaises, victimes de graves atteintes aux droits de l’homme, attendent justice et réparations à travers un véritable processus Vérité, Justice et Réconciliation, elles assistent impuissantes à une recrudescence de l’insécurité, de la violence et de la terreur entretenues dans le pays en toute impunité par le régime RPT, à l’approche de l’échéance électorale de 2010.

4) Inondations et vie chère

Cette année encore, comme en 2008 et 2007, les populations togolaises sont victimes de graves inondations sur toute l’étendue du territoire. La répétition de cette situation dramatique, sans que des solutions appropriées

ne soient recherchées et mises en œuvre, traduit l’incurie du gouvernement et le mépris du régime RPT à l’égard des populations.

Avec ces inondations à répétition, l’état de délabrement avancé de notre pays présente tous les aspects d’un pays à l’abandon, avec des rues défoncées, des routes coupées et impraticables, des habitations détruites, des localités isolées et inaccessibles, des vies humaines emportées, des populations sans abri, ruinées et traumatisées, frustrées et révoltées.

C’est dans ce contexte que le gouvernement togolais, sans aucune raison valable, vient encore d’augmenter, dans des proportions inacceptables, les prix du carburant à la pompe, alors que la cherté de la vie pèse déjà lourdement sur les ménages et que les Togolais voient leur quotidien s’enliser dans une pauvreté galopante.

En conséquence de tout ce qui précède, la Section Dames de l’Union des Forces de Changement (UFC), les femmes et les populations togolaises :

• dénoncent et condamnent l’unilatéralisme, la duplicité et le manque de volonté politique du gouvernement pour organiser des élections transparentes et crédibles ;

• dénoncent la parodie de discussions au sein d’un ‘’CPDC’’ aux ordres et les manœuvres du gouvernement visant à torpiller l’adoption consensuelle des réformes politiques prévues par l’APG ;

• rejettent les décisions du CPDC ainsi que les modifications unilatérales du code électoral votées à l’Assemblée Nationale par le seul groupe RPT ;

• dénoncent et condamnent la mise en œuvre tronquée et partisane du processus Vérité, Justice et Réconciliation ;

• fustigent l’incurie, l’indifférence et le mépris du gouvernement face à la détresse des femmes et des populations togolaises exposées à la précarité, à l’insécurité et aux aléas de toutes sortes ;

• dénoncent et condamnent l’augmentation injustifiée des prix des produits pétroliers à laquelle le gouvernement vient de procéder ;
• expriment aux populations sinistrées leur sympathie, leur compassion et leur solidarité.

La Section Dames de l’Union des Forces de Changement (UFC), les femmes et les populations togolaises :

• exigent du chef de l’Etat, Président du RPT, la reprise des discussions entre le RPT, le CAR et l’UFC, en vue de l’adoption et de la mise en œuvre consensuelle des reformes politiques nécessaires à des élections libres, transparentes, équitables et sans violence ;

• lancent un appel pressant au Facilitateur du Dialogue Intertogolais et à la communauté internationale pour qu’ils amènent le Chef de l’Etat togolais, président du RPT, à poursuivre et à parachever avec l’UFC et le CAR, les négociations déjà entamées sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles afin que, conformément aux prescriptions de l’APG, les textes électoraux et les autres réformes politiques soient l’objet d’un consensus.

• demandent instamment à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour accompagner étroitement notre pays dans la préparation et l’organisation en 2010, d’une élection présidentielle équitable, transparente et sans violence.

La Section Dames de l’Union des Forces de Changement, les femmes et les populations togolaises préoccupées et désemparées, appellent toutes les bonnes volontés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national, à aider le Togo et le peuple togolais à prévenir les massacres et tueries analogues à ceux qui ont émaillé l’élection présidentielle de l’année 2005 dans notre pays.

Fait à Lomé, le 10 Juillet 2009

La Présidente de la Section Dames
de l’Union des Forces de Changement

Signé

Mme Mana F. Sokpoli

 

© Copyright Mme Mana F. Sokpoli (UFC)

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