Nouvelles technologies

Lutter contre la fracture numérique

par Wal Fadjri (Sénégal) , le 24 octobre 2003, publié sur ufctogo.com

Le Sommet mondial sur la société de l’information (Smsi) sera une fois de plus l’occasion de souligner la mise à l’écart des pays du Sud dans l’accès aux Nouvelles technologies de l’information et de la communication. Afin de régler concrètement le problème, la "Famille des volontaires" organise, depuis hier, un symposium où se réunissent acteurs privés et volontaires. Au programme, la préparation de Genève.

 

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Du 10 au 12 décembre prochain, Genève recevra le Sommet mondial sur la société de l’information. Ce sommet aura pour originalité d’associer aux traditionnels acteurs publics et privés, la Société civile, autour du problème de la "Fracture numérique". Comme l’a souligné M. Second, ambassadeur spécial Smic lors de l’ouverture du symposium, "91 % des utilisateurs d’internet sont répartis sur seulement 19 % du territoire mondial. C’est ceci "la fracture numérique". Mais elle ne se résume pas à la traditionnelle ségrégation Nord-Sud. Les disparités ville-campagne, jeunes-vieux et hommes-femmes sont elles aussi indéniables". Or, le continent africain reste l’exclu numéro un de cette évolution technologique. Le manque de moyens et de formation en est les principales causes. Par ailleurs, l’Afrique se doit de ne pas rater le train des Ntic sous peine "de se condamner définitivement sur le plan des transports et du domaine sanitaire", affirme Mamadou Diop Decroix, ministre de l’Information et de la Coopération africaine dans les Ntic.

C’est dans le cadre de la préparation de Genève que se tient, depuis hier, à Dakar, le Symposium international "volontariat et développement de compétences humaines dans la société de l’information". Le but de ces trois jours est de réunir les volontaires qui oeuvrent sur le terrain ainsi que les acteurs privés de la communication. En effet, ces hommes et ces femmes qui viennent en aide bénévolement aux populations les plus démunies, ont un besoin croissant d’accès aux Ntic. Téléphones portables et connexion internet sont des outils de premier choix pour ces volontaires. Mais l’impact n’est pas à sens unique, puisque ce sont eux qui font évoluer ce secteur en lui adressant par exemple des demandes de logiciels. Ces acteurs vont ainsi se rencontrer, discuter et travailler ensemble autour de cinq thèmes centraux : L’infrastructure, la formation, le développement de contenus, le partenariat et les financements et le cadre institutionnel. Mais le rôle des volontaires ne s’arrête pas là puisqu’ils seront eux aussi présents à Genève en décembre. Le Symposium est donc en quelque sorte un laboratoire de formulation des revendications de la société civile adressées ultérieurement au Smsi. Des ateliers permettront de rédiger un rapport qui sera un peu le "message de Dakar", destiné à être exploité en décembre. Histoire de disposer d’une base concrète de travail pour se faire entendre.

Le choix de Dakar n’est pas innocent. Les récurrentes prises de position du président Wade en faveur de la promotion des Ntic en Afrique, font du Sénégal un terrain idéal pour la préparation du sommet. En outre, c’est Me Abdoulaye Wade qui est à l’origine du concept de "solidarité numérique". Le principe est relativement simple. Il consiste en la création d’un fond au niveau international destiné à aider les pays du sud à s’équiper en Ntic. Cependant, cette simplicité impliquant qu’il faille mettre la main à la poche des pays riches, le projet n’est près d’être réalisé. On se souvient à ce propos de la PrepCom 3 qui s’est tenue en septembre dernier et qui s’est achevée sur un échec. Une PrepCom 4 est prévue en novembre afin d’aboutir à un accord entre société civile et gouvernements.

Mais ce symposium sera surtout l’occasion pour beaucoup d’associations de trouver des partenaires privés dans le domaine de la communication susceptibles de leur venir en aide. "Nous sommes ici pour lier des connaissances et trouver des partenaires. Nous manquons cruellement d’équipements informatiques et ce symposium peut être l’occasion de trouver des acteurs privés susceptibles de nous venir en aide", explique Amadou Mbengue, vice-président de l’Association nationale des donneurs bénévoles de sang (Andobes). Beaucoup d’espoirs et d’attentes pour ce symposium, qui promet d’être studieux et soutenu par une armée de volontaires on ne peut plus motivée.

Karine Orsi

 

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