Communiqué

Lettre au premier ministre Boko relative aux violences faites aux membres de l’UFC

par UFC , le 10 mars 2003, publié sur ufctogo.com

 

UNION DES FORCES DE CHANGEMENT (UFC)
59, rue Koudadzé, Lomnava BP 62168
Tel/fax 2213332 Lomé
http://www.ufctogo.com
E-mail : contact-togo ufctogo.com

Lomé, le 10 mars 2003

A Monsieur Akila-Esso BOKO
Ministre de l’intérieur de la Sécurité et de la Décentralisation
Lomé

Monsieur le Ministre,

L’Union des Forces de Changement a organisé pour le samedi 8 mars 2003, à l’intention de ses militants, ses sympathisants et de tout militant de l’opposition désireux de s’informer des derniers développements de l’actualité togolaise, une causerie-débat au Foyer Pie 12, quartier des Etoiles, à Lomé, à partir de 14h30 mn.

Le samedi 8 mars, aux environs de midi, les forces de l’ordre ont investi le Foyer Pie 12 et bouclé les rues y conduisant ; pour en empêcher l’accès. Il se formait automatiquement, des attroupements dans ces rues.

A l’heure prévue pour le début de la causerie, les forces de l’ordre ont signifié aux responsables de l’UFC, présents sur les lieux, que celle-ci n’est pas autorisée.

Au moment où les responsables de l’UFC quittaient les lieux, les forces de j’ordre ont chargé, pour disperser les attroupements. Il y a eu des échauffourées

Des passants ont été violemment matraqués et arrêtés. On dénombre plusieurs blessés graves. A l’heure actuelle, les personnes dont les noms suivent sont détenues au commissariat central de la ville de Lomé :

- 1. Elias Mensah-Tohonou,
- 2. Toyi AZIABA,
- 3. Amakoué AYIVI,
- 4. Tontonvi PETOS,
- 5. Komlan DOUDZROU,
- 6. Koffi ASSIGNON,

- 7. Une Septième personne, M. KPATE, grièvement blessée à la tête, est détenue à la Direction Générale de la Police Nationale, anciennement Sûreté Nationale.

L’UFC émet les protestations les plus fermes, contre l’interdiction de sa causerie-débat. Elle rappelle au Ministre de l’Intérieur, que s’agissant d’une réunion prévue pour se dérouler dans un lieu prive, de surcroît clos, rien ne peut justifier cette interdiction qui se traduit par une intervention violente des forces de l’ordre- Tout cela n’est qu’abus d’autorité

L’UFC exige la libération immédiate des personnes détenues, afin que les blessés graves puissent recevoir les soins appropriés.

L’UFC rappelle au Ministre de l’Intérieur, que c’est également par abus d’autorité que le préfet de ZIO a fait arrêter le 31 décembre 2002, des responsables de l’UFC qui tenaient réunion dans une salle de classe de l’Ecole Primaire Catholique Pie 10 de Tsévié.

Comme nous avons eu à vous le dire dans notre lettre du 24 février dernier, nous constatons une recrudescence des entraves à l’exercice de nos activités ainsi que des brimades et violences policières à l’endroit de nos militants
C’est ainsi que Marc Palanga arrêté depuis le samedi 22 février 2003, est toujours détenu à la gendarmerie de Kara d’où il est régulièrement extrait pour être conduit au camp militaire Landja, où il subit des sévices corporels graves, Aux dernières nouvelles, son état de santé est alarmant.

Le mercredi 5 mars 2003, un militant de l’UFC, Clément ANOUMOU a été kidnappé, sur le boulevard circulaire, à sa sortie du siège de l’UFC par des gendarmes en civile qui l’ont conduit dans un véhicule, à la gendarmerie. Il n’a été libéré qu’après un interrogatoire musclé. Il doit certainement la liberté au fait que des militantes de l’UFC ont assisté à son kidnapping et ont donné l’alerte.

Dans le courant de la semaine écoulée, le colonel Ernest Essohanam Gnassingbé, fils du l’Etat, et responsable de brimades et d’actes de violence réguliers sur nos militants de la région septentrionale du pays, a téléphoné M. Ali Antoine BODJONA dont un des fils avait été arrêté en compagnie de Marc Palanga. Il a menacé de le faire arrêter dans les tous prochains jours.

Au moment où nous vous adressons cette lettre, Monsieur Samuel OSSENI est détenu à la prison civile de Lomé, depuis près de deux mois, pour avoir été en possession d’un tract qui a circulé dan toute la ville de Lomé et qui faisait état « de la préparation d’un coup de force militaire »,

L’UFC vous demande de faire cesser tous ces actes inacceptables et révoltants, et qui sont de graves violations des droits de l’Homme.

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre considération distinguée.

Pour le Bureau National,
Le Premier Vice-Président
Emmanuel AKITANI-BOB

 

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