Communiqué

Lettre à M. Walla : réitération du caractère légaliste de l’UFC

par UFC , le 2 septembre 2002, publié sur ufctogo.com

 

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Lomé, le 2 septembre 2002

A Monsieur S. Akawilou WALLA Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation Lomé.

Objet : réitération du caractère légaliste de l’UFC

Monsieur le Ministre,

En réponse à notre lettre du 21 août 2002, au sujet de votre interdiction de nos réunions publiques, vous avez reçu une délégation de l’UFC, le vendredi 23 août 2002, à votre bureau, entouré de vos plus proches collaborateurs, et en présence du Ministre de la Justice et de la promotion de l’Etat de Droit, Garde des Sceaux.

A l’issue de cette rencontre, vous nous avez demandé de vous notifier par écrit l’engagement de l’UFC, "d’éviter à l’avenir, les dérapages" lors de nos réunions publiques. Nous avons répondu, comme nous l’avons fait tout au long de cette réunion, que nous sommes un parti soucieux d’inscrire tous ses actes dans la légalité et que nous n’enfreignons jamais cette ligne de conduite.

Nous voudrions vous rappeler, qu’à cette occasion, nous avons fourni les explications nécessaires à une compréhension correcte de ce que vous avez qualifié de "dérapages" et qui en réalité, n’en est pas.

En effet, nous avons dit et répété que la phrase "vous n’avez pas de paramilitaires parmi vous", dont vous affirmez qu’elle a été prononcée lors de notre meeting d’Ablogamé, ce qui vous permet de conclure que nous disposons de milices, n’a jamais existé. Et qu’en revanche, un intervenant, qui a développé l’idée qu’il faut éviter d’avoir peur des militaires, a déclaré : "Vous n’avez pas de parents militaires parmi vous ?".

Vous savez très bien, nous en sommes convaincu, que cette explication est exacte et cohérente. Pourtant, habitué à pratiquer l’arbitraire, vous la rejetez. Bien que vous ayez promis de nous faire écouter l’enregistrement de l’intervention en cause, pour nous prouver que le mot "paramilitaires" a bien été prononcé, cette audition n’a pas eu lieu, M. Méwonawovo Têko, votre directeur de cabinet, parti chercher la cassette, étant revenu sans ladite cassette.

Dans ces conditions, "Promettre de prendre dorénavant, toutes les dispositions pour garantir la non-violence, le caractère pacifique et civique de nos différents meetings", comme indiqué dans votre communiqué publié à l’issue de notre rencontre, serait malhonnête de notre part.

Ce serait reconnaître que nos meetings passés, n’ont pas été "non-violent, pacifiques et civiques". Alors que nos meetings ont toujours été non-violents, pacifiques et civiques.

Par contre, la liste est longue de nos meetings ou manifestations, entravés et dispersés par les violences et brutalités des milices du parti au pouvoir, le RPT (à Kara, Morétan, Kamina, Tchamba, Tohoun etc.) causant des dégâts matériels importants et des blessés graves, en présence des forces de l’ordre, dont la passivité confine à la complicité. Bien qu’informé de cette situation, vous n’avez jamais cherché à y mettre fin. Alors qu’aujourd’hui, vous vous acharnez sur nous, pour un motif imaginaire.

N’est-ce pas le monde à l’envers, que la victime permanente promette à son agresseur de toujours, de ne plus l’attaquer ? Quelle idée cache le loup derrière la tête, lorsqu’il tente de contraindre l’agneau de lui promettre de ne plus menacer de le manger ?

Toute l’agitation orchestrée par le RPT et relayée abondamment par les média publics, ces derniers temps, procède d’un scénario monté de toutes pièces par le pouvoir et vous-même, pour soutenir et conforter votre décision d’interdire nos meetings pour des raisons que nous connaissons bien. Nous ne sommes pas dupes !

Ce n’est pas un hasard, si la plupart des déclarations grossières et ubuesques lues par des voyous à la solde du RPT, se terminent par l’exigence de "la dissolution pure et simple de l’UFC." La tentation est grande et le prétexte "paramilitaires", bien que saugrenu, semble être une aubaine séduisante. Gardez-vous d’y céder !

Lors de notre rencontre, le vendredi 23 août dernier, à votre bureau, vous avez affirmé avec force, comme d’habitude, pour justifier l’interdiction de notre réunion de Tsévié, que "vous n’autorisez jamais aucun meeting en semaine, quel que soit l’organisateur, y compris le RPT."

Alors que, deux jours plus tôt, le mercredi 21 août 2002, en pleine semaine, c’est vous-même qui avez reçu, à l’Etat-major des FAT, "des milliers de femmes togolaises réunies au sein du Collectif des Femmes pour la Justice, (CFJ)" venues "demander aux vaillantes forces de l’ordre et de sécurité de les protéger contre les forces du mal que sont l’UFC et ses acolytes." (Togo-Presse 22/08/02).

Qu’est donc cette mascarade puérile qui a permis au chef d’Etat-major général des Forces Armées Togolaises (FAT), de tenir deux jours plus tard, le vendredi 23 août 2002, des propos partisans et inquiétants que ne lui autorise pas la Constitution de la République, si ce n’est une réunion publique du RPT ? De même, le vendredi 30 août 2002, un autre jour ouvrable, et toute la journée, le RPT a organisé à Kpalimé, au stade municipale de cette ville, plusieurs manifestations publiques, défilé, meetings etc. , pour célébrer le trente-troisième anniversaire "de l’appel historique de Kpalimé".

Ces manifestations ne sont-elles pas soumises aux mêmes règles que celles que vous prétendez appliquer à l’UFC ?

Quel crédit accordé à vos propos qui ne sont que des contre-vérités, destinées à justifier les brimades que vous nous infligez continuellement ? Le RPT et ses satellites ont le droit d’organiser des meetings, autant qu’ils veulent, l’UFC, non. Cela est inacceptable ! Et ne peut continuer.

L’interdiction de nos meetings, et la tentative de musellement de la presse privée d’opposition par un Code scélérat et liberticide que nous condamnons fermement, ne peuvent bâillonner l’opinion et empêcher la mobilisation populaire, de toutes façons, inéluctable.

Toutes ces ruses sont donc vaines. Nous pouvons vous confirmer, comme nous l’avons fait lors de notre rencontre du vendredi 23 août 2002, que nous sommes un parti toujours soucieux d’inscrire tous ses actes dans la légalité et que nous n’enfreignons jamais cette ligne de conduite. La présentation de notre programme de meetings couvrant près d’un mois, en est la preuve concrète. Cela devrait suffire, si chacun est de bonne foi et fait preuve de bonne volonté.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre considération distinguée.

Pour le Bureau National,
Le Premier Vice-Président,
Emmanuel AKITANI BOB

Cc : Monsieur le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et de la Promotion de l’Etat de Droit.

 

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