Scolarisation universelle

Les freins majeurs à l’éducation des enfants

par Wal Fadjri (Sénégal) , le 6 septembre 2003, publié sur ufctogo.com

Dans six pays d’Afrique subsaharienne, moins d’un enfant sur deux va à l’école. L’accès à l’éducation de base reste limité. Au Nigeria et au Sénégal, à peine un enfant sur deux fréquente l’école. Au Bénin, au Ghana et au Togo, la scolarisation touche deux tiers à trois-quarts des enfants. Tandis que le Cap-Vert demeure une exception avec un accès à la scolarisation universelle, même s’il existe toujours un fossé énorme entre les filles et les garçons. Y jouent les disparités entre zones urbaines et rurales : 3 élèves en milieu urbain contre 1 en milieu rural.

 

Le rendement interne de l’éducation primaire est faible. Dans la majorité des pays de la sous-région, sur 100 élèves inscrits au cours d’initiation, moins de la moitié atteignent la classe de cinquième et risquent de rechuter dans l’analphabétisme. Une situation qui est accentuée par le non-enregistrement des enfants à la naissance. Par exemple, au Niger, en Guinée-Bissau et en Sierra Leone, seuls 4 enfants sur 10 sont enregistrés, alors qu’en Gambie et au Nigeria, un enfant sur trois l’est. Le pourcentage passe de 60 à 80 % au Cap-Vert, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Togo. Les principales victimes du non-enregistrement sont les enfants des zones rurales. L’accessibilité géographique difficile des centres d’état civil, la faible motivation, les faibles revenus et le bas niveau d’instruction des parents, la faible application de la législation en matière d’état civil sont autant de facteurs à cause desquels les enfants n’y sont pas déclarés à leur naissance.

Les pires formes du travail des enfants portent aussi un coup dur à la fréquentation et aux performances scolaires, au développement physique et à la santé de ces derniers. En Sierra Leone, ils sont 72 %, au Niger 70 %, en Guinée-Bissau 65 %. Au Ghana et en Gambie, leur pourcentage varie entre 20 et 38 %, alors qu’il est de 37 % au Togo et au Sénégal. Les garçons interviennent dans les champs, le petit commerce, la mécanique, la menuiserie, les carrières, etc. Par contre, les filles s’adonnent aux travaux domestiques et aux activités en dehors du logement comme les commissions, la cuisine, le linge, la quête d’eau, le commerce, etc. Autre frein majeur à l’éducation des enfants, les conflits armés sévissant dans la sous-région. Avec ces nombreux conflits armés qui minent la stabilité de cette sous-région, nombre d’enfants ont été enrôlés comme soldats. Alors que beaucoup de jeunes filles sont victimes de viols et se sont trouvées même exposées au Vih/sida. D’autres parmi ces enfants se sont vus mutilés en Sierra Leone.

 

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