Social

Les écoles togolaises paralysées par une grève des enseignants

par Agence de Presse Africaine (APA) , le 5 février 2009, publié sur ufctogo.com

 

Les établissements scolaires du primaire et du secondaire du Togo sont paralysées depuis jeudi matin par une grève d’avertissement de 48 heures des enseignants, a constaté APA dans la capitale togolaise, Lomé.

A l’appel de la Fédération des syndicats de l’enseignement du Togo (FESEN) les enseignants du primaire et du secondaire ont arrêté de travailler sur l’ensemble du territoire national.

« Le mot d’ordre est très bien suivi sur toute l’étendue du territoire », a dit à APA Essodina Boyodé, secrétaire général de la FESEN.

Plusieurs établissements scolaires visités jeudi, par APA n’ont pas dispensé les cours aux élèves en l’absence des enseignants. Dans certaines écoles, on peut noter la présence des enseignants assis et palabrant sous des arbres.

Les enseignements dénoncent à travers ce mouvement, leurs mauvaises conditions de vie et de travail ainsi que la lenteur dans l’exécution des mesures d’accompagnement promises après la suppression des frais de scolarités au Togo.

Les grévistes déplorent aussi le retard dans l’adoption d’un décret relatif aux indemnités de fonctions des chefs d’établissement du primaire et du secondaire, des inspecteurs et des conseillers pédagogiques.

Mercredi soir, le ministre des enseignements primaire, secondaire et de l’alphabétisation avait indiqué dans un communiqué que les primes de déplacement des directeurs et les dépenses diverses de fonctionnement des écoles sont en cours de payement.

Il a demandé aux enseignants de surseoir à leur mot d’ordre de grève.

La demande a été rejetée par les enseignants qui ont donc maintenu leur mot d’ordre. Selon lui, le payement des frais de déplacement des directeurs et les dépenses diverses de fonctionnement des écoles « ne représentent pas grande chose ».

« Cela fait à peine 300 millions de francs CFA ; ce n’est qu’une goutte dans l’eau. Nous avons besoin de craie, de cahier des registres et autres, les chefs d’établissement déboursent de l’argent de leur poche pour payer tout cela », a-t-il dit.

Le gouvernement a annoncé en septembre 2008 la gratuité de l’école au Togo sans prendre des mesures d’accompagnement pour aider les responsables d’écoles à faire face aux problèmes logistiques et organisationnels liés à l’affluence des élèves.

Selon des données officielles, les inscriptions ont augmenté de 54 % dans le préscolaire et de 12 % dans le primaire depuis l’annonce de la suppression des frais de scolarité. Dans la plupart des cas, aucune mesure n’a été prise pour soulager le personnel enseignant.

 

© Copyright Agence de Presse Africaine (APA) - Visiter le site

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
mardi
26 septembre 2017
Lomé 25°C (à 05h)