Droits de l’homme

Les Organisations non gouvernementales (ONG) se préoccupent de la situation au Togo

par InfoPlus Gabon , le 11 août 2007, publié sur ufctogo.com

Une coalition d’Organisations non gouvernementales (ONG) se préoccupent de la situation au Togo relative aux Droits de l’Homme ; thème devenu récurent dans la vie quotidienne des citoyens de ce pays soumis depuis de longues années sous une dictature par le clan Gnassingbe et condamnée à disparaître avec ses acteurs.

 

Selon un rapport rendu public, la « Coalition Togo » constate que les droits de l’homme, les principes démocratiques et les règles de bonne gouvernance, ne sont toujours pas respectés au Togo. Intimidations, harcèlements, incarcérations arbitraires, procès inéquitables, tortures des opposants politiques, des journalistes de la presse privée, des défenseurs des droits de l’homme sont des pratiques courantes au Togo.

la « Coalition Togo » demande que la question des droits de l’homme soit au centre des pourparlers à venir, et que l’Union Européenne obtienne des autorités togolaises des engagements fermes et contrôlables en vue de l’amélioration de la situation des droits de l’homme et du respect des principes démocratiques au Togo.

La « Coalition Togo », recommande en outre à l’Union européenne (UE) de demander au gouvernement togolais de « garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales conformément aux instruments internationaux et régionaux relatifs à la protection des droits humains que le Togo a ratifié » et de revoir le Code de la presse et de la communication pour le mettre en conformité avec les obligations internationales souscrites par le Togo, et en particulier abroger les dispositions du code faisant de la diffamation une infraction passible d’emprisonnement.

Au Togo, la torture dans les prisons et les lieux de détention n’est pas en reste. Aussi, les ONG souhaitent que l’UE veille à ce que « les membres de l’opposition et de la société civile ne soient pas intimidés, brutalisés, arrêtés et détenus arbitrairement ni torturés (...)et que soit procédé à la libération immédiate et sans condition des prisonniers d’opinion arrêtés et détenus de manière arbitraire ».

Défendre les droits de l’homme au Togo

D’une manière générale, le quotidien des défenseurs des droits de l’Homme est marqué par une forte répression : ils subissent dans l’exercice de leurs activités une surveillance policière permanente et sont régulièrement victimes d’actes d’intimidation, de persécutions et d’arrestations arbitraires. De nombreux défenseurs ont dû quitter leur pays. Leurs familles et leurs proches continuent d’être persécutés lorsque ces derniers partent en exil.

Depuis le mois de février 2003 les membres de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-Togo) sont l’objet d’actes d’intimidation, de menaces et d’agressions physiques, à la suite d’un rapport qu’ils avaient publié sur la situation des droits de l’homme au Togo.

Ce rapport avait servi de document de travail lors d’un débat organisé à cette époque par la Commission du Développement et de la Coopération du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme au Togo.

Cette situation avait notamment amené le Parlement européen à adopter une résolution condamnant le harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme.

Pourtant, le Togo a ratifié la Convention des Nations unies contre la torture en 1987. Toutefois, à ce jour, les autorités togolaises n’ont toujours pas remis de rapport initial au Comité des Nations unies contre la torture, chargé de la surveillance de la mise en œuvre des dispositions de la Convention.

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