Politique

Les Gnassingbé et leurs adeptes de la méthode Coué

par Elliott OHIN , le 14 décembre 2008, publié sur ufctogo.com

La méthode Coué consiste à répéter inlassablement ce dont on veut se convaincre.

 

Pendant plus de trois décennies, Gnassingbé Eyadéma a répèté inlassablement au peuple togolais qu’il est son sauveur en tuant le Président démocratiquement élu par ce même peuple.

C’etait le moment où tout le media togolais au service du dictateur appelait tous les jours à combattre les non-adeptes de la méthode Coué de Gnassingbé, à se montrer vigilants vis à vis des hésitants, à pratiquer la délation pour traquer selon Gnassingbé les ennemis du peuple.

C’était une manière de détourner le peuple de l’action politique quotidienne, courageuse et dangereuse dans un Etat totalitaire, qui devait s’appuyer non sur la méthode Coué mais sur des valeurs universelles.

Les togolais, dans leur grande majorité, ont à un moment ou à un autre, collaboré avec le régime, forcés le plus souvent par les menaces, le chantage et la faim, plus rarement par conviction.

Cette sombre période de mon pays souligne aujourd’hui les contradictions d’une société togolaise qui n’a pas réglé ses comptes avec le passé, hésitant entre l’oubli et la restitution de son honneur patriotique bafoué par les Gnassingbé. Ce passé qui dérange ceux qui se sont toujours satisfaits d’une confortable médiocrité en servant le père et aujourd’hui le fils. La restitution de l’honneur patriotique bafoué qui doit passer obligatoirement par le libre choix du peuple de ses élus. Une rebuffade au peuple de son droit légitime de choisir librement son Président aux prochaines élections, doit contraindre le peuple a faire usage de l’article 150 de notre constitution qui stipule : « En cas de coup d’Etat ou de coup de force quelconque, tout membre du gouvernement ou de l’assemblée nationale a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense existant.

Dans ces circonstances, pour tout togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs.
Tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime imprescriptible contre la nation et sanctionné conformément aux lois de la République »
Cet article 150 doit même être appliqué avant les prochaines élections présidentielles puisque aussi bien le père que le fils, les Gnassingbé se sont toujours accaparés du pouvoir par la force et dans le sang.

Il est inconcevable qu’à une époque où M. Obama, le Président-élu aux U.S.A. a fait coïncider l’espoir avec le noir, Faure Gnassingbé fait sombrer le Togo dans le désespoir en étant l’antipode optique se son père.

Notre peuple a trop souffert sous le régime totalitaire de Gnassingbé Eyadéma, pour se contenter maintenant avec Gnassingbé Faure d’un succédané de démocratie.
Honte, à ceux qui hier encore se disaient opposants à ce régime qui n’a toujours pas changé et qui aujourd’hui sont subitement devenus des adeptes de la méthode Coué des Gnassingbé pour des raisons purement mercantiles.

Nous avons le devoir selon notre constitution à son article 150 de changer l’atmosphère politique délétère du clan Gnassingbé pour restaurer une vraie démocratie sur la terre de nos aïeux.

Ceci est un appel que je lance à tous mes compatriotes à la veille de la nouvelle année et à quelques jours du 13 janvier, jour anniversaire qui constitue le début du malheur de notre pays.

Nous devons libérer la terre de nos aïeux.

Finissons, finissons.

Ablode !

Elliott Ohin, ancien Secrétaire Général de l’U.F.C., membre du bureau national et Représentant de l’U.F.C. en Amérique du Nord.

 

© Copyright Elliott OHIN

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