Transports

Le péage des routes au Togo : "Arnaque des concitoyens"

par Jacob Ata-Ayi , le 25 juin 2006, publié sur ufctogo.com

"La décision de rançonner les automobilistes togolais aux péages sur des routes non bitumées prend effet au 1er juillet 2006".

 

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"La décision de rançonner les automobilistes togolais aux péages sur des routes non bitumées prend effet au 1er juillet 2006".

Dans l’historique de péage en Europe et dans les pays occidentaux, le péage sert à payer les autoroutes. Au Togo, le régime du clan Gnassingbe-Edem Kodjo officialise un nouveau hold-up national au vue de l’opinion nationale et internationale. Des péages sont installés sur des routes nationales, non bitumées, non entretenues.
Citoyennes, citoyens togolais, nous avons le devoir de vous informer sur la pratique du péage dans le monde entier. Peut-on parler de paix dans un pays quand les autorités de ce pays passent leur temps à organiser des arnaques en permanence contre la population au lieu de poser les bases de développement de la jeune nation ? Notre pays, représenté par l’équipe actuelle de force au pouvoir, ne nourrit aucun respect à l’endroit de la paisible, courageuse et travailleuse population.
A - Principe
Le péage repose sur un principe d’équité, seul l’utilisateur paie le pris du péage en fonction de la distance parcourue et du type du véhicule utilisé (camion, voiture particulière). La liberté de choix devrait être respectée. Toutes les destinations desservies par les autoroutes à péage sont également accessibles par le réseau des routes nationales. Pour acquitter son péage, le client peut payer en espèces, par chèque, par carte bancaire, par carte professionnelle ou par abonnement.

Le principe du péage repose sur deux systèmes distincts :
- Le système de péage dit "fermée", le client acquitte un péage en fonction de son point d’entrée et de sortie du réseau.
- Le système de péage dit "ouvert" le client acquitte un péage forfaitaire correspondant à l’usage d’une section du réseau d’autoroutes située en amont ou en aval de la gare de péage.
B - Pourquoi un péage ?

Les ressources budgétaires de l’Etat et des collectivités locales ne permettent pas toujours de faire face au développement économique indispensable aux régions. Les coûts élevés de construction en zones urbaines et périurbaines et la difficulté de financer de grands travaux projets pourtant indispensables, par des impôts supplémentaires, impliquent la solution autoroutière à péage. Les nombreuses contraintes, les équipements très performants pour gérer un fort trafic, la construction d’ouvrages très importants, les réseaux, la protection des riverains contre le bruit, l’aménagement paysager et architectural pour s’intégrer harmonieusement à l’entrée d’une ville.
Aux abords des grands centres urbains, des péages sont installés pour permettre aux automobilistes circulant sur des voies rapides de s’acquitter d’une taxe permettant aux sociétés d’autoroutes de rentrer dans leur investissement et continuer à entretenir les routes pour le bien être des citoyens.

C - Qui paie le péage ?

C’est l’utilisateur qui paie l’autoroute c’est à dire les nationaux et les étrangers (transporteurs, automobiliste et touristes).


D - Comment sont fixés les tarifs du péage ?

Les tarifs du péage tiennent compte du coût de la construction, de l’amélioration de qualité du réseau, de l’entretien et des charges financières portant sur la durée restante de la concession. Les tarifs sont proposés par les sociétés concessionnaires et contrôlés puis validés par l’état.

E - Pourquoi y-a-t-il des différences de tarif d’une section d’autoroute à une autre ?

Le prix relève du coût de l’autoroute qui est très variable selon le relief et la difficulté technique de l’ouvrage.
F - Péages sur les axes routiers au Togo : "arnaque"
Prenons l’exemple du togolais résident à Aného, en faisant un aller et retour plusieurs fois Aného à Lomé dans la journée, il risque d’être ruiné avec son pauvre salaire. Le principe du choix n’existe pas dans l’application autoritaire d’imposer le péage à tous nos concitoyens sur des routes non bitumées et déformées. Il n’y a pas un autre réseau pour permettre à l’automobiliste togolais d’effectuer son déplacement à part le réseau à péage. Comme dans toutes les décisions de ce régime, c’est la force qui prime le droit du citoyen.

La singularité du choix d’installer des péages sur des routes nationales non bitumées et non entretenues au Togo, ruine l’espoir de bâtir un pays dans une paix correcte avec le concours des concitoyens. Devons nous accepter de ce gouvernement des provocations incessantes qui consolident notre pays dans le sous développement chronique ? Devons-nous continuer à être la risée du monde entier en payant des péages sur des routes qui n’existent pas ?
Qui gère les fonds collectés des péages ? Le ministre du transport, le recalé du peuple, Premier ministre Edem Kodjo ou Essozimna Gnassingbé président de force et de fait.
Quel bilan a été fait pour les recettes des péages à ce jour ? Pourquoi la route Aného, Lomé se trouve-t-elle dans un état effroyable abîmant au passage les voitures ? La seule et unique responsabilité de l’opposition sera d’encourager nos concitoyens à demander aux autorités gérant ces fonds à agir en transparence à défaut d’arrêter la razzia financière contre une population exsangue.
1 - Concertation

- Dans une démarche citoyenne, l’opposition devrait instaurer un dialogue avec les associations des transporteurs et des consommateurs togolais pour proposer une alternative de gestion des routes et axes routiers du Togo.
- Initier une concertation avec l’ensemble des associations des citoyens et des professionnels de transport, écouter les doléances, travailler en partenariat avec les associations environnementales, les économistes, les journalistes les banques et les opérateurs financiers pour sortir un projet correct pour la construction des réseaux routiers.

2 - Initier la transparence en chiffres à la fois pour les investissements, les réalisations et les entretiens des routes.
3 - Qualité de vie et de la santé

La bonne tenue et l’entretien de routes devraient constituer une bonne qualité de vie à nos concitoyens, favoriser un déplacement sur nos routes avec une sécurité maximale et diminuer les tracasseries de santé après un déplacement sur les routes Togo.

4 - Informer nos concitoyens de la position de l’opposition sur les péages

Avant que le mécontentement provoqué par ce hold-up ne se généralise et que le couple Edem Kodjo- Faure Gnassingbé comme il y est de son habitude, n’accuse publiquement l’opposition pour se dédouaner de cette erreur fatale, l’opposition togolaise devrait rendre publique sa position sur les péages au Togo.

Le prix de la démocratie, de la bonne gouvernance passe par les comptes rendus permanents aux citoyens de la gestion des recettes de la nation, des ministères et des projets et aussi par des contre propositions afin de permettre aux peuples de se situer dans le choix des projets de société.

Paris, le 25 juin 2006
Jacob Ata-Ayi

 

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