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Le palu, deux millions de morts par an !

par Destination Santé , le 10 septembre 2007, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : Observance / SIDA : l’Afrique en remontre aux USA :: La contrefaçon, toujours une tromperie et parfois un crime ! :: Le palu, deux millions de morts par an ! :: Les "réflexes santé", ça paye, à n’importe quel âge :: Faute de preuves, les tomates ont le rouge au front...

 

Observance / SIDA : l’Afrique en remontre aux USA

Depuis de nombreuses années, l’élite intellectuelle des pays développés
assurait que les Africains éprouveraient des difficultés à bien suivre un traitement contre le SIDA. Or ils s’en sortent parfaitement bien, mieux même que les Américains ! C’était même quasiment devenu un prétexte pour ne pas « s’acharner » à amener des anti-rétroviraux en Afrique. Pour quoi faire, après tout ? Et bien le Pr Edward Mills, de l’Université de Californie à San Francisco, apporte une réponse plutôt décoiffante à cette attitude ; il a réalisé une méta-analyse de 31 études menées aux Etats-Unis et 27 en Afrique. « Moins d’un Américain séropositif sur deux suit correctement son traitement », assure-t-il. « En Afrique ils sont 77% dans ce cas. Penser que la pauvreté représentait un facteur de non-observance du traitement, c’était
une belle erreur ». Dont acte !

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La contrefaçon, toujours une tromperie et parfois un crime !

Pour l’OMS, un médicament contrefait est un produit dont la composition et les principes actifs ne répondent pas aux normes scientifiques. Il est inefficace et souvent dangereux pour le patient. Or la contrefaçon prend des formes très diverses.

Et elle peut concerner aussi bien des produits de marque que des produits génériques. Il existe en fait, trois sortes de médicaments contrefaits : d’abord les médicaments contenant les principes actifs du produit original, mais avec un emballage imité ou sans emballage du tout. Le stockage en vrac de ces produits est une pratique répandue, mais dangereuse. Un conditionnement de qualité est essentiel à la protection du médicament contre la chaleur, l’humidité, le soleil...

Il arrive aussi que la copie renferme bien les principes actifs requis, mais en quantités insuffisantes. Ou qu’elle renferme d’autres principes actifs que ceux présents dans le vrai médicament. Une porte ouverte à tous les abus. Il arrive enfin que le produit contrefait ne renferme aucun principe actif. Une sorte de placebo qui se pare du nom d’un vrai médicament. Et qui peut tuer, en privant un malade des soins dont il a besoin.

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Le palu, deux millions de morts par an !

Le paludisme, cette « fièvre des marais » aussi appelée malaria, est de loin la principale maladie parasitaire tropicale dans le monde. Une maladie qui à des degrés divers, sévit dans toutes les régions.

Au début des années 60, seulement 10% de la population mondiale y était
exposé. Cette proportion atteint aujourd’hui 40%. Deux milliards quatre
cents millions d’individus y sont confrontés, soit pratiquement la moitié de la population mondiale ! Depuis quelques années, la maladie se répand dans des zones dont elle était absente.

Le paludisme, c’est comme un serpent de mer. Il n’arrête pas de revenir à la surface. On estime entre 300 et 500 millions le nombre de cas annuels, avec 2 millions de morts. La majeure partie de ces cas sont malheureusement enregistrés en Afrique. Mais la maladie sévit aussi en Asie, en Amérique, et dans la région européenne dans le Caucase et en Asie centrale.

Trois mille enfants de moins de 5 ans en meurent chaque jour ! Dans ces cas dramatiques, la mort survient moins de 72 heures après l’apparition des premiers symptômes. Quant à ceux qui souffrent d’une forme chronique de la maladie, ils présentent en moyenne six accès palustres par an.

Les femmes enceintes courent, elles aussi, un risque majeur. Le paludisme peut provoquer une anémie grave, une fausse couche, un accouchement prématuré ou la naissance d’un enfant mort-né. Et même si la grossesse est menée à son terme, les enfants nés d’une mère infectée seront plus petits, plus faibles, plus vulnérables aux infections.

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Les "réflexes santé", ça paye, à n’importe quel âge

Mieux vaut tard que jamais. Réduire ses risques cardio-vasculaires, c’est possible à tout âge ! Des chercheurs américains viennent en effet de prouver que même à plus de 60 ans, opter pour une bonne hygiène de vie permet de vivre mieux, et plus longtemps. Le Pr Dana E. King et son équipe de l’Université de Caroline du Sud, ont analysé les dossiers de 15 000 femmes et hommes. Tous avaient entre 45 ans et 64 ans et ont été soumis à des visites médicales régulières, pendant 10 ans.

Résultat, il s’est avéré que l’adoption de 4 « comportements sains », même après 65 ans, permettait de réduire de 35% les risques cardio-vasculaires, et de 40% le risque de mortalité ! Ce qui est loin d’être négligeable. Des comportements par ailleurs peu contraignants. Il suffit de manger 5 fruits et légumes par jour, de faire au moins 2 heures et demie de sport par semaine, de maintenir son indice de masse corporelle (IMC) entre 18,5 et 30 (une large plage de tolérance !) et bien sûr... d’arrêter de fumer.

En revanche, les auteurs insistent sur le fait que les bénéfices constatés ne sont intervenus que lorsque les participants respectaient les quatre conseils d’hygiène de vie. Sinon, l’intérêt s’est révélé beaucoup moins significatif. Manger sainement, se bouger un minimum et ne pas fumer... ce n’est vraiment pas la mer à boire, non ?

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Faute de preuves, les tomates ont le rouge au front...

La Food and Drug Administration américaine relativise les bienfaits d’une consommation régulière de tomates dans la prévention des cancers. Et pour certains, elle souligne même l’absence de bénéfices. De quoi calmer l’ardeur des industriels, prompts à vanter les bénéfices de la tomate !

Surtout quand elle est en boîtes, en tubes, en sauces... Sale temps pour la tomate donc... Ou plus précisément pour le lycopène dont elle est riche. Paré de vertus anti-oxydantes, ce dernier a été maintes fois étudié. Et de nombreux travaux ont démontré son rôle dans la prévention du cancer de la prostate et même d’autres cancers. D’où la volonté de certains industriels d’apposer des allégations santé sur leurs produits (sauces et compléments alimentaires) à base de tomates. Des allégations qui malheureusement pour eux, doivent recevoir l’aval de la FDA.

Or les résultats d’une méta-analyse menée par cette dernière auraient
démontré qu’il existe bien peu de preuves scientifiques d’une réduction du risque de cancer parmi les adeptes de la tomate. Il n’existerait même aucune évidence scientifique en ce qui concerne les cancers colorectal, du poumon, du sein, de l’endomètre et du col de l’utérus. Et un niveau de preuve relativement faible pour les cancers de la prostate, du pancréas, des ovaires et de la sphère gastrique. N’oublions pas toutefois de préciser que Solanum lycopersicum, notre bonne vieille tomate, recèle des vitamines mais aussi du fer, du calcium, du magnésium... et qu’elle est un vrai trésor gastronomique !

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