Togo-UE

Le factotum d’Eyadéma, Koffi Panou, essuie des rebuffades à Bruxelles

par UFCTOGO.COM , le 27 mars 2002, publié sur ufctogo.com

En libérant Me Agboyibo, le Dictateur EYADEMA a présenté sa décision comme un geste d’apaisement pour dénouer la crise politique actuelle. C’est ainsi que ses séides se sont répandus dans les médias et à l’étranger pour annoncer " la bonne nouvelle ".

 

Dans ce contexte, en sollicitant une audience auprès de Poul NIELSON, commissaire européen chargé du développement et de l’aide humanitaire, le ministre togolais des affaires étrangères voulait poser à nouveau le problème de la reprise de la coopération de l’Union avec le Togo. Pour le pouvoir-RPT en effet, la libération de Me AGBOYIBO est une condition suffisante pour que le processus électoral reprenne, et que l’Union européenne rétablisse sa coopération avec le Togo. Certes, la libération de Me AGBOYIBO était une exigence formulée par l’Union. Mais, ce n’est pas la seule exigence de nos partenaires. Du reste, le commissaire européen a réitéré la position de l’UE, à savoir, reprise de la coopération avec le Togo après les élections législatives anticipées transparentes et libres, sur la base de l’Accord-cadre de Lomé.

Or, EYADEMA et ses hommes semblent autistes. Ils affirment leur souci d’une reprise de la coopération de l’UE avec le Togo, mais ignorent royalement les exigences qui fondent les relations entre l’UE et les pays ACP ( Afrique-Caraïbe-Pacifique ). Les exigences politiques qui fondent les relations ACP-UE ne brident nullement la souveraineté des pays signataires de l’Accord de Cotonou. Elles supposent au contraire la pleine responsabilité des partenaires.

L’Union européenne n’est pas une institution ou une instance supranationale. Le Togo a signé en bonne et due forme une convention avec l’Union européenne, et comme dans toute convention, les signataires ont des droits et des devoirs. Ce sont justement ces exigences auxquelles le Togo avait librement convenu que les européens rappellent depuis dix ans au dictateur en place.

En conséquence, le factotum envoyé à Bruxelles le 25 mars dernier ne pouvait essuyer que des rebuffades de la part de son interlocuteur européen.

Ehonté donc, M. PANOU a repris les antiennes du RPT en critiquant la constance des européens : " c’est de manière unilatérale et injuste que l’Union européenne a décidé de suspendre la coopération avec mon pays. Le cas du Togo apparaît comme une exception, alors qu’il y a plein de pays qui n’ont fait aucune avancée sur la voie de la démocratie. Sur quelle base la coopération est-elle suspendue avec le Togo et sur quelle base est-elle maintenue avec d’autres pays où les Droits de l’Homme sont violés de manière quasi quotidienne ? " On croit rêver...

Ce quidam a bien de la chance que le ridicule ne soit plus ce qu’il était du temps fabuleux où il tuait.
Par Yélian MENSAH (LOME)

 

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