Censure

Le colloque scientifique sur le Togo interdit

par Sud Quotidien (Sénégal) , le 19 mars 2003, publié sur ufctogo.com

 

Après sa sortie devant la Division des investigations criminelles (Dic) en août 2001, voilà que le Secrétaire exécutif de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme a été entendu avant-hier lundi 17 mars, par la Direction générale de la Sûreté. Pour répondre de la tenue non autorisée par les autorités sénégalaises d’un colloque scientifique sur la démocratie au Togo, qui serait interdit sur l’étendue du territoire national.

La convocation, peut-on lire dans le communiqué, relève ainsi d’une affaire banale relative à la tenue d’un colloque scientifique sur le thème, Contribution de la société civile et de la diaspora pour l’édification de la Démocratie, la réhabilitation et le développement du Togo qui devrait être organisé par la Coalition nationale de la Société civile Togolaise (Cnsc-Togo) du 19 au 22 mars et qui serait interdite par les autorités sénégalaises.

Saisi pour la conséquence par les organisateurs qui ont pensé au Sénégal pour une telle manifestation, la Raddho, selon le même communiqué, a donné son soutien. Mal lui en a pris, car, le Secrétaire général de la Raddho s’est vu notifier par le ministère de l’Intérieur que " les autorités sénégalaises ne souhaitaient pas la tenue de ce colloque au Sénégal".

Etonnement. Le mot n’est pas aujourd’hui très fort dans la bouche des membres de la Raddho qui estiment que, " Ce colloque scientifique dont l’objectif est de permettre à la société civile togolaise de s’imprégner et de s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière électorale (organisation, supervision, observation et fonctionnement des élections) devait bénéficier du soutien total des autorités et de la société civile sénégalaise".

En exprimant sa vive préoccupation par rapport à cette décision inopportune et dangereuse qui viole de façon flagrante la Constitution du Sénégal, l’organisation de défense des droits de l’Homme qui ne cache pas son amertume ne s’est pas privée de mettre en garde les autorités sénégalaises contre de telles décisions "qui traduisent le retour d’un autoritarisme rampant : répression des manifestations sur le Joola et à Bargny, boycott par la télévision de certaines manifestations".

Décisions qui affaiblissent dangereusement, selon la Raddho, les grands principes qui fondent le respect des droits humains et l’unité africaine.

Synthèse M.a.k

 

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