Réconciliation

Le chemin de la vraie réconciliation au Togo est encore long, estime Gilchrist Olympio

par Agence de Presse Africaine (APA) , le 10 janvier 2008, publié sur ufctogo.com

 

Gilchrist Olympio, le président de l’Union des forces de changement (UFC) la principale formation de l’opposition togolaise, a indiqué jeudi au cours d’une conférence de presse à Lomé que le chemin de la réconciliation reste long au Togo, pour parvenir à une vraie réconciliation dans le pays.

M. Olympio faisait ainsi allusion à la célébration par les autorités togolaises de la journée du 13 janvier qui marque l’anniversaire de l’assassinat du premier président du Togo, Sylvanus Olympio qui n’est autre que son père.

« Nous avons un long chemin à faire pour qu’il y ait une vraie réconciliation dans ce pays », a lancé Gilchrist Olympio pour qui, « le 13 janvier n’est pas une journée de fête mais une journée de recueillement ; on ne peut pas fêter l’assassinat d’un chef d’Etat ».

« Si vraiment le régime en place est sérieux avec la réconciliation dans ce pays on devait abolir cette fête », a martelé le leader historique de l’UFC et fils du premier président du Togo.

Les autorités de Lomé ont décidé de célébrer dans la sobriété et le recueillement le 13 janvier 2008 qui marque l’anniversaire de l’assassinat du premier président du Togo, Sylvanus Olympio, et la prise du pouvoir par l’armée.

Autrefois célébré avec faste par un imposant défilé de tous les corps de l’armée nationale et de toutes les couches de la population, le 13 janvier a été déclaré journée de réconciliation nationale, par une « Commission de Réflexion pour la Réhabilitation de l’Histoire du Togo » mise en place en octobre 2005 et qui a rendu les conclusions de ses travaux en janvier 2006.

Selon Olympio, « que l’on fasse la fête dans les casernes, dans les maisons ce n’est pas une bonne chose ».

Le 13 janvier 1963, le premier président du Togo, Sylvanus Olympio a été assassiné dans un coup d’Etat conduit par feu Gnassingbé Eyadema devenu président du Togo de 1967 (après un autre coup d’Etat contre Nicolas Grunitzky) jusqu’à sa mort en février 2005.

Le 24 avril 1967, le Président Eyadéma (décédé le 5 février 2005) remplaçait le Colonel Kléber Dadjo à la tête de l’Etat et le 13 janvier était déclaré jour anniversaire de la « libération nationale ».

Gilchrist Olympio a estimé que le Togo souffre toujours des conséquences du 13 janvier 1963. Il reconnaît tout de même qu’il y a « une petite fenêtre qui est ouverte » par les autorités togolaises qui ont décidé de pas célébrer cet anniversaire en grandes pompes.

Gilchrist Olympio a, par ailleurs, déploré le fait que les autorités à travers un communiqué signé du ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, et porte-parole du gouvernement, Pascal Bodjona, aient décidé de célébrer également dans la dans la sobriété et le recueillement le 27 avril 2008 qui marque le 48e anniversaire de l’indépendance du Togo.

« Le 27 avril reste notre fête nationale ; c’est le fête de l’indépendance et on ne peut pas mettre les deux journées (le 13 janvier et le 27 avril) sur un pied d’égalité », a encore dit Olympio.

APA-Lomé (Togo)

 

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