irrégularités

Le Fonds Mondial de lutte contre le SIDA suspend son appui financier au Togo

par Agence de Presse Africaine (APA) , le 30 septembre 2006, publié sur ufctogo.com

 

Le Fonds mondial de lutte contre sida, la tuberculose et le paludisme a suspendu son appui financier pour le Togo, suite aux différents rapports que l’organisme a jugés « non conformes", notamment pour ce qui est de l’utilisation des fonds alloués, a appris APA samedi, auprès du réseau des Associations de Lutte contre le SIDA (RAS+).

Le Fonds mondial a adressé le 4 septembre dernier, une lettre au ministère de la Santé du Togo, l’informant des « irrégularités » constatées dans la gestion des subventions destinées à la lutte contre la pandémie.

La mesure a amené les personnes vivant avec le Vih à crier leur désarroi, à l’annonce de la nouvelle.

« Le premier inconvénient de cette suspension, c’est que les personnes porteuses du virus qui sont en attente d’être traitées ne le pourront plus or l’appui des structures nationales d’appui aux personnes infectées est presque inexistant », a vivement déploré le président du Réseau, M. Augustin Dokla.

« Nous avons 18 000 personnes vivant avec le vih et environ 5000 orphelins et enfants vulnérables au virus. C’est des hécatombes en perspective », prévient de son côté le Président du TOCAHSO, M. Komi Tsholenyanou, s’adressant à la presse.

« Le Fonds mondial n’a pas mâché ses mots ; il a dit clairement que le rapport envoyé par le Togo sur la situation des ppvih n’est pas conforme aux critères d’appréciation fixés », a-t-il déclaré.

« Nous ne comptons pas nous en arrêter là ; il faut que le Président de la République prenne le problème très au sérieux et le règle de la manière la plus rapide et la plus propre possible », a préconisé M. Dokla.

Faure Gnassingbé, Chef de l’État est aussi le Président du Programme National de Lutte contre le SIDA.

Sur environ 18 000 personnes vivant avec le vih dans le pays, seuls 3500 sont sous traitement aux ARV (anti-rétro-viraux).

Cette situation a déjà été déplorée par le gouvernement lui-même, les autorités annonçant alors que le taux de prévalence du Vih-Sida était passé de 6% en 2005 à 3,2% en 2006.

Le conseil des ministres du 21 juillet dernier avait indiqué que « sur 120 000 personnes vivant avec le vih, dont 18 000 ont besoin d’anti-rétroviraux, seulement 5 400 personnes en bénéficient ».

Le Togo a bénéficié à ce jour, du Fonds Mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme (FMLSTP), d’un don d’un peu plus de 27 millions de dollars américains, entre 2004 et 2006, pour le financement d’un programme intitulé Proposition du Togo pour "l’Intensification de la lutte contre le VIH/Sida au Togo" soumis par le Comité de Coordination du Secteur de la Santé (CCSS), CCM (Country Coordination Mecanism) du Togo.

Les autorités sanitaires togolaises ont promis de réagir dans les "tout prochains" jours.

Il est demandé aux pays bénéficiaires de soutien financier, des rapports trimestriels et annuels fiables au Fonds Mondial. Ces rapports mentionnent le montant et l’utilisation des fonds reçus, le niveau d’avancement du programme ainsi que les résultats atteints, au regard du plan d’action.

Le Fonds Mondial a été créé pour financer une intensification de la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

Ces trois maladies causent la mort de plus de 6 millions de personnes chaque année, et ce chiffre est en augmentation.

 

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