UA

La présidence de l’Union africaine a été attribuée au Congo-Brazzaville.

par Le Monde (France) , le 24 janvier 2006, publié sur ufctogo.com

 

La République du Congo-Brazzaville a été choisie, mardi 24 janvier au matin, comme prochaine présidente de l’Union africaine (UA), au lieu du Soudan, qui briguait ce poste en qualité d’hôte de l’actuel sommet de l’UA à Khartoum.

Des responsables présents au sommet avaient indiqué, lundi en début de journée, qu’une commission spéciale composée de représentants de cinq pays membres de l’UA (le Gabon, l’Ethiopie, l’Algérie, le Botswana et le Nigeria) allait proposer que le Congo-Brazzaville préside l’organisation panafricaine. Cette commission a été mise sur pied au premier jour du sommet pour mettre fin au blocage sur la question de la prochaine présidence de l’UA, que le Soudan briguait. Une formule qui permet de sauver la face du président soudanais, Omar Al-Bachir, car la candidature de son pays, critiqué pour son implication dans le conflit du Darfour, était loin de faire l’unanimité.

"Les dirigeants ont trouvé une voie de compromis qui donnerait au Soudan la présidence l’année prochaine", pendant qu’un autre pays africain l’obtiendrait cette année, a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères soudanais, Gamal Ibrahim.

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, devient donc président en exercice de l’UA. Il succède au président nigérian, Olusegun Obasanjo, désigné en 2004.

SUJETS BRÛLANTS

Seul candidat déclaré, le président Bachir, arrivé au pouvoir en 1989 par un putsch soutenu par les islamistes, a été rattrapé par son implication dans le conflit du Darfour. Des dizaines d’ONG ont dénoncé la perspective de voir le Soudan présider l’UA, estimant que la responsabilité de Khartoum était lourdement engagée dans le conflit du Darfour.
Le président américain, George W. Bush, avait fait part lundi de son inquiétude à l’idée que le Soudan prenne cette présidence. Si le gouvernement soudanais prend la présidence de l’UA, qui a déployé 7 000 militaires au Soudan, cela reviendra "à en faire le chef des troupes", avait déclaré le président Bush.

Ce casse-tête a empêché le sommet de Khartoum d’aborder sur le fond les sujets les plus brûlants, en particulier ce conflit sanglant du Darfour qui a fait en trois ans de 180 000 à 300 000 morts et 2 millions de déplacés.

Le représentant du secrétaire général de l’ONU au Soudan, Jan Pronk, a appelé, dimanche à Khartoum, les belligérants du Darfour ainsi que l’UA à fixer une nouvelle date butoir pour la conclusion d’un accord de paix au Darfour.

Avec AFP et Reuters

 

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