Santé

La pénurie d’eau au Togo s’étend à la capitale Lomé

par IRIN (Agence d'information de l'ONU) , le 25 avril 2007, publié sur ufctogo.com

 

La pénurie d’eau potable causée par la vétusté des infrastructures du réseau de distribution de Lomé, la capitale togolaise, a contraint près de la moitié des habitants de la ville à consommer l’eau des puits.

Seuls 51 pour cent des 4,6 millions d’habitants que compte le pays ont accès à l’eau potable, mais jusque récemment, la capitale était relativement bien approvisionnée.

A Lomé, où certaines maisons sont privées d’eau depuis plus de deux semaines, la population a recours aux vieilles pompes hydrauliques et aux puits des écoles ou des voisins pour se procurer de l’eau, ou achètent des bassines d’eau chez ceux qui ont la chance de disposer d’un forage dans leur maison.

Selon Yao Florent Manganawe, ministre togolais de l’Eau et des ressources hydrauliques, le principal château d’eau du quartier de Tokoin, qui alimente les 1,2 million d’habitants de Lomé, est en panne.

En outre, aucun investissement n’a été réalisé pour développer les infrastructures du réseau de distribution d’eau du pays, géré par la Togolaise des Eaux (TDE), alors que celui-ci était censé assurer la demande en eau jusqu’en 1995.

Aucun risque d’épidémie n’a été signalé par les autorités sanitaires togolaises.

Toutefois, pour le docteur Atsou Ocloo, la consommation de l’eau de puits pourrait présenter des risques pour la santé des populations.

« Le problème qui se pose avec les puits et les forages, c’est que personne ne connaît la composition chimique du sol. Les personnes qui font des forages dans leurs maisons devraient prendre un échantillon de l’eau issue de ces forages et l’envoyer à l’Institut d’hygiène pour analyse, car tant que l’eau n’est pas traitée, elle peut contenir des microbes très dangereux pour la santé des populations », a-t-il expliqué.

Tout ceci « représente un risque d’infections pour la population qui, par ignorance, ne prend pas toujours les mesures adéquates », a-t-il ajouté.

Selon le ministre de l’Eau et des ressources hydrauliques, il faut 30 milliards de francs CFA (62 millions de dollars américains) pour résoudre le problème de pénurie d’eau, rien qu’à Lomé.

« Nous recherchons depuis longtemps [ce montant] que nous n’avons pas pu obtenir du fait de notre situation. Actuellement, la demande en eau est supérieure à la capacité d’approvisionnement de la TDE », a-t-il fait remarquer.

Le ministre a également souligné la nécessité de creuser urgemment d’autres forages à l’intérieur du pays où des milliers de personnes utilisent des sources d’eau impropres à la consommation et courent constamment le risque de contracter des maladies hydriques.

 

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