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La méthode Kangourou, une couveuse naturelle

par Destination Santé , le 18 novembre 2006, publié sur ufctogo.com

La rubrique santé de la semaine : La méthode Kangourou, une couveuse naturelle... :: Quand H5N1 s’adapte à l’homme :: Pour la digestion et... la lactation, vive le basilic ! :: Plus de diabétiques, et de plus en plus tôt.

 

La méthode Kangourou, une couveuse naturelle...

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Peau contre peau avec bébé, vive la « méthode kangourou » ! Largement pratiquée dans les pays du Sud, elle reste encore marginale dans les pays les plus riches. Ses bénéfices, notamment pour les prématurés, sont pourtant bien établis.
La technique est des plus simples : Bébé, dans ses couches, est placé en position verticale sur le thorax de sa mère, une joue collée sur sa poitrine. Recouvert par les vêtements de celle-ci, il est niché comme dans une poche marsupiale. La poche ventrale d’un kangourou, donc... Cette position peau contre peau peut-être tenue 24 heures sur 24. Bébé en effet, se nourrit alors au sein « à la demande »...

A la fin des années 70, cette méthode a fait l’objet d’une évaluation en Colombie, à Bogota. A cette époque, la mortalité infantile dans les maternités de la ville frôlait 30% ! Pour pallier notamment des déficiences matérielles dans les services de néonatalogie, deux médecins ont progressivement mis en place cette technique, où la mère se substitue à la couveuse. Succès immédiat, avec une nette diminution de la mortalité chez les prématurés. En 1993, la « méthode Kangourou » est même devenue un programme national à part entière.

L’Europe la boude...
Outre son impact sur la mortalité des prématurés, elle présente de nombreux avantages pour Bébé. Par rapport à d’autres nourrissons qui n’en bénéficient pas, les études montrent un bien-être manifeste : cycles de sommeil plus longs, périodes d’agitation moins importantes, rythme cardiaque plus régulier. La croissance des prématurés est également plus rapide. Enfin, cette méthode favorise bien sûr l’allaitement maternel.

Aujourd’hui, elle est couramment pratiquée dans de nombreux pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Ces derniers tracent donc la voie à la riche Europe, où elle reste encore marginale. Elle y connaît toutefois une forte croissance.

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Quand H5N1 s’adapte à l’homme

Une équipe américaine vient de montrer que pour reconnaître les cellules humaines, le virus de la grippe aviaire avait eu besoin de deux changements génétiques. Une découverte qui permettrait peut-être de prédire l’arrivée d’un virus pandémique.

Pour le Pr Yoshihiro Kawaoka, de l’Université du Wisconsin, « il existe de nombreuses différences entre le virus avaire de 1997 et celui que nous analysons aujourd’hui ». Et selon son équipe, le virus aurait encore besoin de plusieurs mutations pour s’adapter complètement à l’organisme humain. « Aujourd’hui nous ne sommes pas en mesure de savoir combien de variatoins seront nécessaires pour qu’il acquiert ce statut ». En clair H5N1 n’a pas encore la capacité de devenir un virus grippal pandémique. Jusqu’à quand ? C’est justement l’objet des travaux de Kawaoka. A suivre de très près donc !

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Pour la digestion et... la lactation, vive le basilic !

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Vous avez l’habitude de mettre du basilic dans les tomates pour faire comme la Mamma, mais en dehors de ses indéniables qualités gustatives savez-vous qu’Ocimum basilicum est doté d’authentiques propriétés... pharmacologiques ?

C’est ainsi qu’on le recommande aux jeunes accouchées, car il est supposé favoriser la lactation. Mais ce n’est pas tout, alors procédons par ordre... Le basilic est l’un des membres de la famille des Lamiacées, et on le trouve dans toutes les terres chaudes, abritées du vent. Pour les raisons que nous avons vues, il figure naturellement en bonne place dans le coin des aromatiques de tout bon jardin familial. Mais comme il pousse aussi très bien en pot, il est devenu une sorte de plante urbaine...

Utilisé pour ses vertus « thérapeutiques », il doit être cueilli lorsque la tige porte encore ses fleurs. Liez alors le basilic en bottes, et faites-le sécher en couches minces, à l’ombre. Après cela, il deviendra possible d’en faire des infusions, préparées à raison de 2 à 3 cuillerées à café pour 2 tasses d’eau. La silice et les saponines contenues dans la plante exercent un effet salutaire sur les troubles urinaires et les ballonnements. Tanins et sels minéraux en font un adjuvant de la digestion, et en plus de ses vertus stimulantes sur la lactation, il semblerait que le basilic soit également un bon sédatif !

Et si vous n’êtes pas convaincu, vous pouvez toujours l’utiliser pour la cuisine... Vous ne garderez alors que les feuilles d’un beau vert gras, dont la saveur rappelle un peu celle de la girofle ou de la noix de muscade. Tout un programme...

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Plus de diabétiques, et de plus en plus tôt

Selon des chiffres de l’INSERM, l’incidence chez les enfants du diabète de type I - également appelé insulino-dépendant - est en constante augmentation. Avec une hausse impressionnante de 75% chez les moins de 4 ans, entre 1988 et 1997.

Rappelons que le diabète de type I est une maladie auto-immune, c’est-à-dire une réaction d’attaque de l’organisme contre ses propres cellules. Il provient de la destruction progressive des îlots de Langerhans, les cellules du pancréas chargées de sécréter l’insuline. Or cette hormone est indispensable à la bonne assimilation des sucres par notre organisme.

Dans un dossier spécial, l’INSERM souligne les conséquences de cette hausse de l’incidence du diabète infantile. Près de 75% pour les moins de 4 ans donc, plus 30% pour les 4-14 ans et une stagnation pour les 15-19 ans. « C’est un défi pour le corps médical car la durée de suivi est plus longue et le risque de complications plus grand avec un diabète débutant dans l’enfance ».

Sans oublier les conséquences affectives et psychiatriques de la maladie. Celles-ci sont « toujours plus importantes chez ces enfants que dans le reste de la population. On observe parfois à l’adolescence un déni de la maladie, qui donne lieu à une mauvaise observance du traitement, une injection volontaire de doses excessives ou l’absence d’injection ». Bref le diabète chez l’enfant, c’est toujours un diabète à part...

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