Elections

La diplomatie togolaise au creux de la vague

par Togoforum , le 15 février 2002, publié sur ufctogo.com

 

Bohn, Paris, New York, aujourd’hui à Copenhague au Danemark, la diplômatie togolaise cherche en vain des soutiens. Monsieur Koffi Panou passe le plus clair de son temps d’avions en avions à la recherché de plus de “perpicacité” des partenaires du Togo. Or désormais tous les grands partenaires sont unanimes pour dire que les autorités posent des actes qui ne sont pas de nature à faciliter un climat de paix. Le gouvernement togolais s’en defend. Naturellement.

Après l’Allemagne et les Etats-Unis, ce fut il y a deux jour, le tour de la France par l’intermédiaire du Quai d’Orsay d’exprimer sa reprobation à la revision du code électoral. Réjeté par toutes les chancelleries, la diplomatie togolaise semble se trouver aujourd’hui au point mort. Jamais de l’histoire du Togo, la dimplômatie de ce pays n’a été aussi réjetée à travers le monde entier. Pourtant les autorités togolaises s’estiment mal comprises et rejettent toute la responsabilité des problèmes du Togo à l’opposition.

La France qui n’a jamais ménagé son soutien aux exploits des autorités togolaises dont elle est d’ailleurs parrain, a quelque scrupule aujourd’hui à dire haut qu’elle defend l’infâme. Seul Koffi Panou sait ce qu’il traverse, mais comme il doit absolument réussir sa mission, il ne peut dire à son beau père : « papa, c’est difficile ». Il poursuit ses tournées. D’ailleurs c’est bien reposant de voyager en première classe et de passer les nuits dans les hotels cinq étoiles pour défendre un peuple qui mange à peine. C’est la belle java.

Koffi Annan, sécretaire général des Nations Unis a clairement dit à M Panou que la modification du code électoral est en désaccord complet avec l’Accord Cadre de Lomé.

Le Porte-parole du Secretaire général des Nations Unies, sur RFI, a dit que « La modification unilaterale du code electoral par le governement togolais n’est pas de nature à créer les conditions propices à la tenue des elections »

Soucieux d’éviter une interprétatation tendentieuse de la position des Nations Unis sur le Togo, M.Stephane Dejarich a pricisé : « et Il est très important que la position des nations-unies ne soit pas interpretée d’une façon ou d’une autre par un camp comme l’autre. »

Pourtant, M. Panou pour être logique aux habitudes de la maison a interprété à sa façon les déclarations du porte parole de M Annan en ces termes : « Les nations ont fait un constat. Les Nations Unis ont diagnostiqué et identifié les points de blocage. Mais les nations Unies n’ont jamais dit au governement d’entreprendre une modification du code électoral, quand bien même cette modification s’impose »

Ici on se perd. On se demande bien ce que le chef de la diplomatie togolaise veut dire. Eh bien, il n’est pas à douter que les jours a venir l’on assiste à une Re-revison du code électoral. Puisque Panou reconnait qu’elle s’impose.

« Le secrétaire général recommande au governement et aux autres parties togolaises de se garder de toute action susceptible de rompre la paix sociale. La solution au blocage actuel de cette crise, en ce qui concerne les Nations Unies, reside toujours dans le cadre des accords de Lome. Je ne peux pas, je ne veux pas prevoir ce qui pourrait se passer dans l’avenir, mais il est clair qu’il faut que le governement et les autres parties togolaises s’en tiennent à leur responsabilité vis-à-vis du peuple togolais. » avait poursuivi le porte parole de secrétaire général de l’ONU.

Poursuivant son interpretation ambigûe de la position des Nations Unies, Monsieur Panou affirme : « Il appartient au gouvernement, eh bien, d’assumer ses responsabilités et d’organiser les elections dans le respect de l’accord cadre de Lomé que nous n’avons jamais rejeté. »

Mettant l’accent sur ce que son gouvernement reproche à l’opposition, le ministre des affaires étrangère du Togo, estime que l’opinion (certainement nationale et internationale) ne connait pas l’opposition togolaise qui serait, selon lui unique en son genre au monde. Il s’exclame en ces termes :

« Mais ce qu’il faudrait que l’opinion sache c’est que nous avons une opposition pas comme les autres. Notre opposition a son propre agenda et ne veut pas aller à ces elections-là maintenant. Elle attend le moment venu. Quel moment, il faudrait qu’elle nous le dise. »

Enfin, jouant à la vièrge effarouchée, M. Panou adopte ce ton plaintif et supplicatif :

« Ce que nous demandons a nos partenaires c’est de faire preuve de perspicacité plutôt que d’avoir une vision manichéenne. Or le pays est dans la situation que vous connaissez. Si les élections doivent être le préalable a la reprise de la coopération, vous comprenez que l’opposition dans son emsemble, peut-être qu’il y a des individualités qui veulent y aller, mais de facon global il y a qui ont un agenda caché qui ne veulent pas aller aux elections. »

Après Copenhague aujourd’hui 15 Fevrier 2002, il ne nous sera pas étonnant de voir M Panou en Corée, en Chine, au Japon, au Viet Nam, en Haiti, en Ukraine ...etc à la recherche de partenaires plus " perspicaces" alors que la solution au problème togolais reside à Lomé.

Samuel Batchati

 

© Copyright Togoforum

Articles suivants

Articles précédents

Dépêches

UFC Live !

  • Vous devez installer le module flash correspondant à votre navigateur pour voir ce contenu.

WEB Radios - TV

WEB Radios
Tous unis pour un Togo libre et démocratique
samedi
19 août 2017
Lomé 27°C (à 12h)