Justice

L’impunité et l’insécurité : qui nous répondra ?

par Ampa Koekou Franck , le 1er février 2007, publié sur ufctogo.com

 

Aujourd’hui en 2007, aucun des auteurs présumés de ces actes de barbarie commis depuis des années et encore même actuellement n’a été, à ce jour, poursuivi. Cette inaction constitue un déni de la souffrance des victimes, quelque soit leur appartenance politique ou ethnique. Le peuple meurtri a besoin de se reconstruire car la vérité doit être établie et justice rendue. Il faut en particulier que les membres des forces de sécurité et des milices qui se seraient rendus responsables de ces actes et notamment d’exécutions extrajudiciaires et d’actes liés à l’impunité soient poursuivis en justice dans un bref délai et dans le respect des principes fondamentaux d’équité des procès et que les victimes de ces violences reçoivent justice et réparation.

Un " Gouvernement d’union Nationale ", devrait tout d’abord se pencher sur les questions qui minent plusieurs togolais et togolaises sur ce qui était arrivé il y a quelques années en arrière. Car ceux là même qui y sont actuellement avaient critiqué, condamné ces actes. On ne peut pas s’autoriser d’oublier les questions relatives à l’impunité. Si nous voulons que les Togolais se réconcilient réellement avec eux mêmes, nous devrions accepter tous d’accomplir le devoir de mémoire. C’est en reconnaissant les fautes commises qu’on évite qu’elles se répètent et surtout cela permet aux victimes de comprendre pour pardonner. Nous avons entendu parler d’un slogan " un homme nouveau, un esprit nouveau, le Togo doit se réconcilier avec son histoire et d’autres " Y a t-il quelque chose qui a avancé dans ce domaine ? Non

Le gouvernement togolais a instauré un environnement malsain par lequel Faure Gnassingbé et sa bande n’attirent pas d’honnêtes hommes pour améliorer la politique intérieure du Togo.

Qui a tué mon fils ? Ce n’est pas à notre génération de répondre à cette question. Que les responsables et les auteurs des impunités y répondent avant de disparaître.

Le Premier ministre togolais de l’époque, Edem Kodjo, annonçait qu’il avait "instruit fermement" les autorités policières et judiciaires "d’abandonner instamment toutes poursuites diligentées ou à diligenter à l’encontre de toutes personnes présumées auteurs d’infractions ou de délits étroitement liés à l’élection" à l’exception des personnes soupçonnées d’avoir commis des "crimes de sang ". Il a par ailleurs affirmé que "L’impunité a sans doute existé mais elle ne durera plus. "

L’impunité doit cesser dans notre pays.

Que les responsables soient punis.

C’est l’impunité qui encourage l’insécurité.

Nous ne voulons plus des mots , passer aux actes concrets.

LA LUTTE CONTINUE

AMPA KOEKOU FRANCK (France)

 

© Copyright Ampa Koekou Franck

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