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L’ecstasy c’est la cata, direct !

par Destination Santé , le 9 décembre 2006, publié sur ufctogo.com

La rubrique Santé de la semaine : L’ecstasy c’est la cata, direct ! :: Ces avortements qui se terminent à l’hôpital... faute d’y avoir commencé. :: Quand l’humanitaire génère le gâchis :: L’industrie pharmaceutique chinoise prend du poids :: Les petits ronfleurs devenus sportifs

 

L’ecstasy c’est la cata, direct !

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Photo : © Fabiano Assunção-silva - FOTOLIA

Le cerveau ne supporte vraiment pas l’ecstasy. Même à faible dose ! Des chercheurs néerlandais ont en effet découvert que la moindre prise de ce stupéfiant pouvait entraîner des dommages cérébraux irréversibles. A bon entendeur...

Le Dr Maartje de Win et son équipe à l’Université d’Amsterdam, ont fait passer plusieurs tests psychométriques à 188 jeunes volontaires qui, n’ayant jamais touché à cette drogue, étaient décidés à franchir le pas. Le tout en scrutant le fonctionnement de leur cerveau par des techniques d’imagerie.

Les chercheurs ont ensuite comparé leurs observations à celles découlant d’une 2ème série de tests menée sur la même cohorte, cette fois-ci après usage d’ecstasy. Résultat, « dès la première prise nous avons découvert une baisse de la circulation sanguine dans certaines régions du cerveau », expliquent les auteurs. Pire, « une modification de l’architecture des cellules cérébrales » a également été observée. Des bouleversements observés rappelons-le, suite à la consommation d’un seul comprimé d’ecstasy...

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Ces avortements qui se terminent à l’hôpital...

... faute d’y avoir commencé. Un article du Lancet sonne l’alarme : chaque année dans le monde, 5 millions de femmes sont hospitalisées à la suite d’un avortement non-médicalisé. Et donc réalisé dans de mauvaises conditions sanitaires.

Le Dr Susheela Singh de New York , a mené son étude dans 13 pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes. Un choix qui ne doit rien au hasard. Car souligne-t-elle, « quasiment tous les avortements non-médicalisés se produisent dans des pays en développement. »

Résultat, les taux d’hospitalisation pour IVG varient de 3 pour 1000 au Bangladesh à 15 pour 1000 dans des pays comme l’Egypte et l’Ouganda, aux infrastructures plus développées. « Les femmes paient un lourd tribu aux avortements non-médicalisés » poursuit l’auteur, insistant sur la promotion des moyens contraceptifs pour prévenir les grossesses non-désirées. « La poursuite de cet objectif doit devenir une priorité de santé publique dans les pays en développement ». D’après l’OMS, 100 000 décès maternels pourraient être évités chaque année si les femmes utilisaient un moyen contraceptif.

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Quand l’humanitaire génère le gâchis...

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Photo : © International Red Cross

Les effets pervers des dons de médicaments dans les situations d’urgence sont dénoncés depuis longtemps. Une travail indonésien fournit aujourd’hui des preuves tristement tangibles de l’inefficacité de ces dons . Etude de cas sur l’après tsunami de décembre 2004.

Pour en évaluer l’impact réel, une étude a été menée en Indonésie, précisément dans la région d’Aceh, dans le cadre d’une coopération entre l’ONG Pharmaciens sans-frontières et les autorités locales. Pour mesurer l’enjeu, rappelons que le volume de médicaments reçus à Aceh a dépassé 4 000 tonnes. Un afflux qui dépassait de beaucoup les capacités locales de stockage et de gestion.

Réalisée 6 mois après le tsunami, l’enquête a montré que les dons « non sollicités », effectués hors des circuits et ONG officiels, étaient le plus souvent ingérables. Médicaments périmés, conditionnements entamés, produits inadaptés et ne répondant ni à l’urgence ni aux besoins locaux... La proportion des médicaments non conformes à la liste nationale de médicaments essentiels est ainsi évaluée à... 60%. Plus de 7 sur 10 avaient leur nom libellé dans une langue étrangère (plus de 16 langues au total) et n’étaient pas identifiables par le personnel de santé indonésien. Pour 25% des médicaments, la date de péremption était dépassée.

Des mois après la catastrophe, des tonnes de produits étaient encore stockées dans des cours ou sous des hangars. Hors de toute structure sanitaire. Un véritable gâchis en somme !

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L’industrie pharmaceutique chinoise prend du poids

Sur les 10 premiers mois de 2006 et par rapport à 2005, la Chine a doublé ses exportations d’antipaludéens. Selon les douanes chinoises, la moitié était destinée à l’Afrique. L’Empire du Milieu s’invite donc aussi sur le marché du médicament...

Il semble même vouloir devenir un acteur majeur sur le continent africain. De janvier à octobre cette année, la Chine a vendu pour 2 millions de dollars de médicaments à base d’artémisinine au Soudan et pour 1,87 million de dollars à la France.

L’Inde, qui n’avait pas importé ce type de médicaments en 2005 et dont les « génériqueurs » sont pour le moins agressifs, figure aussi parmi ses nouveaux clients. Ces exportations continueront à augmenter car la Chine accroît ses aides à l’Afrique. Dans de nombreux domaines, dont la lutte contre le paludisme et la coopération sanitaire.

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Les petits ronfleurs devenus sportifs

D’après une étude américaine, au moins un enfant en surpoids sur quatre présenterait des troubles du sommeil. Des ronflement ou de l’apnée notamment. La bonne nouvelle ? Ces problèmes disparaîtraient avec la pratique régulière d’une activité physique.

Basket-ball, corde à sauter et même... chat perché ! Dès le troisième mois de pratique quotidienne -20 à 40 minutes par jour suffisent - le Dr Catherine Davis du Medical College of Georgia d’Augusta, a constaté une forte diminution des symptômes chez des petits en surpoids de 7 à 11 ans.

A tel point que le nombre d’enfants concernés par les troubles du sommeil aurait chuté de 80% ! « Grâce à l’exercice, les enfants ont pris du muscle et perdu des graisses. Les bénéfices sur le plan cardio-vasculaire sont encore meilleurs que s’ils n’avaient fait qu’un régime ». Rien de surprenant à ce résultat. Chez l’adulte en effet, la relation entre apnée du sommeil (SAS), ronflements et surpoids est avérée...

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