Facilitation

L’échec des Facilitateurs

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 25 février 2000, publié sur ufctogo.com

 

Lorsque ceux-ci le confortent dans ses positions dictatoriales le régime adhère aux règlements de cette Constitution. M. Agbéyomé Kodjo accuse l’opposition de ne point respecter la constitution et de manquer de civisme.

M. Agbéyomé dans sons discours à l’Assemblée nationale, exprime ses sincères gratitudes aux Facilitateurs. Quoi de plus normal, après tant de partialité de ces derniers, en faveur de la classe politique au pouvoir.

L’UFC et les autres partis de l’opposition ont, à plusieurs reprises aux cours de ces négociations, souligné le caractère partial des travaux. Les Facilitateurs n’avaient d’yeux que pour la délégation du RPT au pouvoir.

En guise d’exemples : Lomé avait été prévue comme lieu des négociations, afin de permettre la participation physique du chef de l’Etat, Gnassingbé Eyadèma. On ne vit point le Général. Les Facilitateurs ne firent rien pour le convaincre. Le contentieux de l’élection présidentielle du 21 juin 1998 qui est à la base du Dialogue intertogolais est passé en pertes et profits.

Contrairement à ce qui avait été signé à Paris les 9, 10 et 11 juin 99, l’ordre du jour du dialogue n’a pas été débattu et arrêté avant celui-ci. A l’arrivée de M. Gilchrist Olympio, les agents de liaison n’étaient pas en place. La liste des agents togolais chargés de la sécurité n’était pas communiquée à l’UFC.

Au début du Dialogue, soit-disant pour plus d’efficacité, les Facilitateurs ont décidé de réduire le nombre des membres de délégations : de sept (7) prévu au départ, à 2 (deux) au sein d’un groupe dit de contact. Ce groupe a continué le Dialogue, Mais au lieu de diminuer comme celui des autres groupes, la délégation du RPT est passée de 7 à 12 membres.

Après de longues discussions, l’UFC a enfin obtenu que l’on discute du contentieux né des élections présidentielles de juin 1998. Mais après la visite controversée de Jacques Chirac à Lomé, changement de programme. Les discussions ont été réorientées dans le sens de la promesse de Gnassingbé Eyadèma. A savoir : dissoudre l’Assemblée nationale en mars 2000, et ne pas se représenter en 2003. (Selon la Constitution, il n’avait d’ailleurs pas le droit de briguer un troisième mandat présidentiel ; mais ceci le savait-il ?)...

Le peuple togolais s’aperçoit tout au long, que les Facilitateurs ont fait preuve de partialité. Ils ont, il va sans dire, roulé pour la Mouvance présidentielle. Les Facilitateurs n’ont jamais cherché à conférer un pouvoir réel de décision à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Les déclarations de M. Stasi sont une preuve de partialité. Exemple : que " M. Olympio est marginalisé au sein de l’opposition et sur la scène politique togolaise ". (M. Stasi avait pourtant vu la foule venu accueillir le leader de l’UFC à Aflao).

Ainsi, le régime dopé par l’appui des Facilitateurs, a organisé à l’insu du CPS, un prétendu Forum pour la Paix et la Réconciliation entre jeunes de la Mouvance présidentielle et l’opposition. Autant de faits, autant de preuves qui démontrent que les Facilitateurs avaient laissé le RPT guider les discussions.

L’Opposition dans sa généralité et en particulier l’UFC n’aspirent qu’au respect des textes de loi que le peuple a approuvé en 1992.

Si nous nous conformons à l’esprit de la Constitution approuvée majoritairement par le peuple togolais le 27 septembre 1992 et promulguée la même année, M. Agbéyomé Kodjo ne serait pas aujourd’hui à la tête de l’Assemblée nationale. Car le Code électorale aurait été respecté, les élections se seraient peu ou prou déroulées dans la transparence. La place du RPT et de Kodjo Agbéyomé serait alors, un petit strapontin dans le cadre d’une opposition, selon les règles de la démocratie prônée par Aristote.

 

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