Développement

L’écart entre les riches et les pauvres s’accroît

par L'Humanité (France) , le 15 juillet 2003, publié sur ufctogo.com

La situation n’a cessé d’empirer depuis le début des années quatre-vingt-dix, relève l’ONU. " Les disparités relevées par les indicateurs de base du développement humain ne se réduisent toujours pas ", constate le rapport 2003 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Les 5% les plus riches de la population mondiale ont un revenu 114 fois supérieur aux 5% les plus pauvres.

 

La situation n’a cessé d’empirer depuis le début des années quatre-vingt-dix, relève l’ONU.

" Les disparités relevées par les indicateurs de base du développement humain ne se réduisent toujours pas ", constate le rapport 2003 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Les 5% les plus riches de la population mondiale ont un revenu 114 fois supérieur aux 5% les plus pauvres. Les pays qui sont en haut de la pyramide sont les mêmes que ceux qui l’étaient au début du XIXe siècle, ce qui est, selon le PNUD, " un signe que la structure des inégalités est persistante au niveau international ". Surtout, dans nombre de pays parmi les plus pauvres, la situation n’a cessé d’empirer depuis le début des années quatre-vingt-dix. Ainsi, 54 pays en développement sont aujourd’hui plus pauvres qu’en 1990 et dans 21 d’entre eux une proportion plus grande de la population souffre de la faim.

L’Asie de l’Est, notamment grâce à la croissance chinoise, " est la seule région du monde où le nombre d’individus vivant dans une extrême pauvreté a baissé significativement dans les années quatre-vingt-dix ". La pauvreté y a baissé de 15 points et la faim est passée de 17 à 11 %. À l’autre bout de l’échelle, on trouve des régions que l’économie de marché a complètement déstabilisées. C’est le cas d’une majorité de pays africains, dont un tiers des habitants est touché par la faim et où le taux de scolarisation primaire ne dépasse pas 57 % de la population. L’Europe centrale et orientale ainsi que l’Asie centrale sont également des régions où la pauvreté a plus que triplé entre les années quatre-vingt et les années quatre-vingt-dix, affectant désormais 25 % des habitants.

Si, pour le PNUD, la croissance est le facteur essentiel de réduction de la pauvreté, force est de constater que " le lien entre les deux est loin d’être automatique ". Ainsi, dans certains pays, comme l’Indonésie ou la Pologne, qui ont connu une forte croissance, la pauvreté s’est accrue. Autre conséquence, beaucoup des pays qui ont des bonnes performances économiques " comptent des catégories défavorisées, quand il ne s’agit pas de régions entières ". Qu’il s’agisse des pays riches ou des pays pauvres, l’écart entre les plus riches et les plus pauvres ne cesse de s’accroître. Une situation jugée préoccupante par le PNUD, qui s’inquiète que, " pour les décideurs politiques, il est plus facile et moins coûteux, à court et moyen terme, de reléguer les pauvres tout au bout de la file d’attente pour l’accès aux services collectifs ". Une tendance qui ne devrait pas s’améliorer tant que la communauté internationale continue d’imposer aux gouvernements des plans d’ajustement structurel qui prônent une réduction drastique des dépenses publiques.

Camille Bauer

 

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