Droits de l’homme

L’assignation à résidence de Jean-Pierre Fabre : une brimade inacceptable

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 30 août 2003, publié sur ufctogo.com

Vendredi 29 août, dans la soirée, Jean-Pierre Fabre, secrétaire général de l’UFC a été retenu pendant plus de trois heures à la frontière bénino-togolaise et conduit auprès d’un juge d’instruction à Lomé, tard dans la nuit.

 

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En fin de journée du vendredi 29 août, le Secrétaire général de l’UFC se rendait à Agoué, ville située en territoire béninois (50 Kms environ de Lomé), en compagnie de sa famille (son épouse et ses enfants, âgés de 10 et 6 ans). Il accomplit normalement les formalités d’usage à la police et à la douane togolaise, sans aucune encombre. Au moment où il se présentait aux autorités béninoises, celles-ci lui demandèrent de retourner auprès de la police togolaise qui avait transmis un message de le retenir et de le faire revenir en territoire togolais.
Sur ces entrefaites, Jean-Pierre revint auprès de la police togolaise qui le retint au motif qu’il n’avait pas l’autorisation de sortir du territoire togolais.

Notre camarade fut gardé pendant plus de trois heures, ainsi que toute sa famille, avant d’être conduit, escorté comme un dangereux criminel auprès d’un juge d’instruction à Lomé, qui lui signifia une convocation Lundi matin dans son cabinet.

Jean-Pierre Fabre fut conduit à son domicile vers 3 heures du matin, et son domicile est gardé par une dizaine de policiers. Son passeport et sa pièce d’identité ont été saisis par le juge d’instruction.

Ces brimades, dont sont coutumiers les dictatures totalitaires visent à briser l’esprit de résistance et la farouche volonté de Jean-Pierre Fabre.

Sa valeur et sa bravoure tiennent en respect nos adversaires et les irritent au plus haut point.
Après les élections en effet, le pouvoir togolais avait arrêté Jean-Pierre Fabre et Patrick Lawson (3ème vice-président) dans le cadre de l’enquête sur l’incendie d’une station d’essence. Au terme de leur garde à vue, la justice togolaise leur signifia une interdiction de sortir du territoire togolais.

Aucune preuve de leur implication dans cette affaire n’a été fournie. L’UFC a toujours manifesté son attachement à des méthodes de lutte politique et de contestations pacifiques pour faire triompher la cause du changement et de l’alternance politique.

Le RPT et sa justice aux ordres veulent entraver et limiter nos marges de manœuvre. Nous ne cèderons jamais à leur provocation.
Peine perdue donc pour ces gens en fin de course. C’est le pays tout en entier qui les vomit. La fin est proche. Elle est irrémédiable.

La rédaction UFCTOGO.COM

 

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