Armée Française

L’armée française dément l’implication de soldats français dans les violences le soir de l’élection du 24 avril

par Xinhua , le 21 mai 2005, publié sur ufctogo.com

 

L’armée française a démenti vendredi l’implication de soldats français dans les violences le soir de l’élection du 24 avril au Togo comme le laissait entendre un rapport préliminaire rendu public par la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH), a rapporté samedi la presse locale.
"L’état-major des armées dément catégoriquement les accusations non fondées et calomnieuses que la LTDH porte dans son rapport préliminaire sur les violations massives des droits de l’homme par le régime avant, pendant et après le scrutin présidentiel du 24 avril", a déclaré le colonel Gérard Dubois, responsable de l’information à l’état-major.

Selon le rapport de la LTDH, "le soir du 24 avril 2005, lorsque les militaires emportaient les urnes ou les détruisaient et tiraient à balles réelles sur les électeurs et manifestants qui s’opposaient à leurs actes illégaux, des témoignages concordants faits à la LTDH indiquent que des soldats français faisaient partie des forces de répression qui tiraient à balles réelles pour massacrer la population".

"Le dispositif militaire français au Togo comprend exclusivement un détachement de l’armée de l’air d’une centaine de militaires permettant de soutenir et de garder les deux C160 Transall, chargés du soutien logistique au profit de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire", a souligné le colonel Dubois.

Ce détachement "placé sous les ordres de Licorne, est cantonné à l’aéroport de Lomé" en vertu d’accords passés avec les autorités togolaises et n’effectue aucune mission sur le territoire togolais ", a ajouté l’officier.

Plus de 800 personnes ont été tuées et 4500 blessées ces trois derniers mois au Togo, selon le rapport de la LTDH, qui demande la création d’une commission d’enquête internationale. Ce bilan a été démenti par les autorités.

Xinhua - Visiter le site

Note de la rédaction ufctogo.com :

La Force Licorne avait déjà été mise en cause en Côte d’Ivoire lors de tirs à balles réelles sur des manifestants devant l’Hotel Ivoire d’Abidjan le 9 novembre 2004. 57 personnes avaient été tuées. Lire l’article : Côte d’Ivoire : Les soldats français accusés de tirs sur des manifestants

De même, une plainte a été déposée sur le rôle de certains éléments des Forces Spéciales françaises lors des évênements du génocide rwandais qui fit près d’un million de victimes en 1994. Lire l’article : Génocide rwandais : prochaines plaintes sur le rôle des militaires français

 

© Copyright Xinhua

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