Presse

L’Observatoire Togolais des Médias dénonce les pratiques totalitaires du régime Eyadéma

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 4 mai 2003, publié sur ufctogo.com

 

Gnassingbé Eyadéma a le rare talent de dénicher des factotums-aboyeurs. Le dictateur aime à s’entourer d’esprits empreints de malignité et de noirceur qui pratiquent excellemment la langue de bois. Outre Koffi Panou décédé, deux tristes sires opèrent actuellement dans le sillage du dictateur togolais :

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Ouattara Natchaba, président d’une Assemblée fantôche, soi-disant juriste (il est vrai qu’au pays des borgnes, les aveugles sont rois).

 

 

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Pitang Tchalla, tout nouveau ministre de la communication...et qui a la « gueule de l’emploi dans la dictature », c’est-à-dire aboyer plus que tout le monde, au risque de paraître ridicule et méprisable aux yeux des correspondants de la presse étrangère. Mais, il est vrai que le dictateur lui-même et tous ses courtisans sont des individus sans vergogne, sans foi ni loi...

C’est ainsi que notre homme (Tchalla) a manifesté un mouvement d’humeur, ce samedi, lors de la présentation d’un rapport de l’Observatoire togolais des médias, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse.
Le zélé Tchalla a quitté la cérémonie en guise de protestation contre le rapport sur l’état de la presse produit par l’Observatoire togolais des médias (OTM). Pitang Tchalla affirme que ce rapport "n’est pas juste" et a jugé non fondé son contenu présenté par le président de l’Observatoire. Le nouveau « pit-bull » d’Eyadéma a répliqué sans ménagement et a quitté la Maison du journalisme où se déroulait la cérémonie, en compagnie du président de la prétendue Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication.
En effet, ce rapport dénonce les manquements graves (insultes, délations, dénigrements et calomnies) des médias d’Etat à l’endroit des hommes politiques de l’opposition, des prélats, surtout à la Télévision togolaise (TVT), la diffamation et les injures dans les médias privés, toutes tendances confondues".
Au demeurant, la CPJ (Comité pour la protection des journalistes) évoque dans son récent rapport 2002 la mauvaise réputation du régime Eyadéma considérée « comme l’un des pays les plus répressifs pour les journalistes en Afrique de l’Ouest.

Pour sa part, RSF (Reporters sans frontières) affirme que Gnassingbé Eyadéma fait partie de la liste des prédateurs de la liberté de la presse dans le monde :
"Au cours des dernières années, les autorités ont de manière constante et persistante réprimé ou intimidé les journalistes indépendants qui refusaient de suivre la ligne politique du gouvernement. Cette répression a été accompagnée d’un durcissement progressif de l’arsenal juridique en matière de médias. Plusieurs modifications du Code de la presse et de la communication ont été adoptées depuis l’année 2000 afin d’aggraver les sanctions visant les journalistes et de restreindre par conséquent la liberté des médias."

La rédaction ufctogo.com

 

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