Mondial 2003

L’Afrique à Paris : mieux qu’à Edmonton

par Le Soleil (Sénégal) , le 1er septembre 2003, publié sur ufctogo.com

Les Championnats du monde d’athlétisme 2003 à Paris auront été un bon millésime pour les africains. Certaines victoires étaient prévisibles mais il y a eu malgré tout quelques bonnes surprises.

 

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L’athlétisme africain a encore marqué des points en décrochant onze (11) titres mondiaux à Paris.

Mieux qu’au précédent rendez-vous d’Edmonton, en 2001, où le continent noir avait 10 titres. Cette marche en avant de l’athlétisme africain s’est traduite dans la capitale française par une domination dans le demi-fond et le fond. Ainsi, la tradition a été respectée avec le sacre des hommes du Nord (l’Algérien Djabir Said-Guerni au 800 m, les Marocains Hicham El Guerrouj au 1500 m et Jaouad Ghabib au marathon) et des représentants des Hauts plateaux (le Kenyan Eliud Kipchoge au 5000 m et l’Ethiopien Kenenisa Bekele au 10.000 m). Dans ces épreuves, la Mozambicaine Maria Mutola (800 m), les Ethiopiennes Dibaba Tirunesh (5000 m) et Adere (10.000 m), la Kenyane Catherine Nderebe (marathon) ont aussi imposé leur loi au reste du monde. La mainmise de l’Afrique, du 800 m au marathon, a même pris des allures de démonstration avec des podiums entièrement occupés par des représentants du continent. Et la parfaite illustration est venue du 10.000 m avec trois Ethiopiens sur les trois marches. Au 5000 m, l’Afrique qui avait 10 représentants sur les 15 finalistes a occupé les huit premières places.

Mais, l’Afrique n’a pas seulement brillé sur la piste, car pour la première fois, dans l’histoire des "Mondiaux d’athlétisme", elle est repartie de Paris avec les titres au saut en hauteur grâce aux Sud-Africains Jacques Freitag (2m35) et Hestrie Cloete (2m06). Ces deux performances ont fait oublier la désillusion constatée sur les courses d’obstacles (notamment au 3000 m steeple) et surtout au sprint qui, par le Namibien Frankie Fredericks et les Nigérians, avait dans le passé réussi à se faire une place parmi les meilleurs au monde.

Ainsi, ce secteur a été, à Paris, l’une des grandes déceptions de l’athlétisme africain. À un an du rendez-vous olympique, certains concours et le sprint doivent mériter une attention particulière pour permettre à l’Afrique de poursuivre son ascension.

O.B.

 

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