Dictature

Koffi Sama essuie des rebuffades à Berlin

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 14 novembre 2003, publié sur ufctogo.com

Etre serviteur et factotum d’Eyadéma est un lourd fardeau à porter. En effet, c’est une gageure pour les courtisans d’aller vendre « la marchandise Eyadéma-RPT » à l’extérieur, tant toute la communauté internationale, hormis la France, est avisée sur la nature dictatoriale du pouvoir exercé depuis bientôt 40 ans par Eyadéma.

 

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Ainsi, Koffi Sama qui s’active depuis quelques mois en Europe pour trouver des soutiens en est pour ses frais : il ne recueille comme récompense que des rebuffades bien senties.

Début octobre, le gouvernement togolais avait annoncé à grand renfort de publicité qu’une ère nouvelle allait commencer dans les relations UE-Togo. Une importante délégation s’était même déplacée pour convaincre que le Togo était sur de bonnes voies après un nouveau hold-up électoral. Sama, Natchaba, et autres avaient fait un détour par Paris pour bénéficier de conseils des diplomates français. Détour vain, puisque la mission bruxelloise fut un cinglant échec. Devant la Commission coopération et développement du Parlement européen, Sama ânonna les mêmes antiennes : tout va bien au Togo, la démocratie est bien installée, ce sont les opposants qui sont de mauvaise foi.

Le lendemain, 2 octobre, en recevant Koffi Sama, le Président de la Commission européenne avait pris le soin de faire préciser que les entretiens étaient juste informels : manière de prendre ses distances avec un régime infréquentable. Romano Prodi exigea que le Togo fit des pas significatifs et visibles vers la démocratie comme condition de reprise de la coopération avec l’Union européenne. Sama et Natchaba s’en retournèrent donc
piteusement à Lomé.

Et voilà que le 5 novembre dernier, une information parue sur le site officiel de la République du Togo nous apprend que « Le Premier ministre, Koffi Sama, et le président de l’Assemblée nationale, Fambaré Natchaba, ont quitté Lomé hier pour une tournée européenne qui les conduira à Paris, Londres, Berlin, Strasbourg et Bruxelles.

Leur objectif : expliquer la politique d’ouverture menée par les autorités togolaises, présenter les grandes lignes des prochaines consultations électorales locales, argumenter du fait que les sanctions économiques n’ont plus lieu d’être ».

Ainsi, un communiqué du ministère allemand des affaires étrangères nous informe sur la teneur des entretiens entre Sama et la vice-ministre des affaires étrangères, Kerstin Müller.

Mme Müller a exigé la démocratie et le respect des droits de l’homme au Togo. Lors de la rencontre qui s’est déroulée le 5 novembre à Berlin, Mme Müller a vigoureusement dénoncé et critiqué les nombreux cas de violations des droits de l’homme, les détentions arbitraires, les restrictions lassives à la liberté de la presse, et tous les truquages électoraux ces dernières années au togo. La Ministre allemande a fermement affirmé que la reprise de la coopération bilatérale ne sera possible que si les droits de l’homme étaient respectées au Togo, si la presse était autorisée à travailler librement et en toute indépendance, et si l’Etat de droit, un système judiciaire indépendant, la bonne gouvernance devenaient une réalité au Togo.

Koffi Sama a dit au ministre allemand que son gouvernement était disposé à établir un dialogue politique avec l’Union européenne dans le cadre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou, et il a également promis des avancées dans tous les domaines évoqués par La ministre allemande
http://www.auswaertiges-amt.de/www/...

La rédaction ufctogo.com

Staatsministerin fordert Demokratisierung und Respektierung der Menschenrechte in Togo
05.11.2003

Die Staatsministerin im Auswärtigen Amt, Kerstin Müller, kritisierte in einem Gespräch mit dem togoischen Premierminister Koffi Sama in Berlin am 5. November 2003 scharf die zahlreichen Menschenrechtsverletzungen, willkürlichen Verhaftungen sowie die massive Beschränkung der Pressefreiheit und die Wahlmanipulationen der vergangenen Jahre in der Republik Togo.

Staatsministerin Müller erklärte, dass an die Wiederaufnahme der bilateralen entwicklungspolitischen Zusammenarbeit mit dem westafrikanischen Land erst zu denken ist, wenn die Menschenrechte beachtet werden, die Presse frei und unabhängig arbeiten kann sowie Rechtsstaatlichkeit, ein unabhängiges Justizwesen und gute Regierungsführung in Togo Realität geworden sind.

Der togoische Premierminister übermittelte der Staatsministerin die Bereitschaft seiner Regierung, mit der Europäischen Union in einen politischen Dialog gemäß Artikel 96 Cotonou-Abkommen einzutreten und versprach Verbesserungen in allen von Staatsministerin Müller angesprochenen Bereichen, nachdem sie die Möglichkeit einer Wiederaufnahme der bilateralen Kooperation zwischen Deutschland und Togo von konkreten Fortschritten auf diesen Gebieten abhängig gemacht hatte.

 

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