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Jeune, fumeur, dépendant et seul...

par Destination Santé , le 10 juillet 2006, publié sur ufctogo.com

La rubrique santé de la semaine : Jeune, fumeur, dépendant et seul ... Se moucher, cela s’apprend ... Les asthmatiques doivent vivre une vie normale ... Les Listeria n’aiment pas le propre ... Pour le matériel médical, pas de fausses économies ! ... Quand le chômage tue ! ... Quand la partition joue les fausses notes ... Deux ans de dérive au milieu des glaciers ...

 

Jeune, fumeur, dépendant et seul...

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D’après une enquête réalisée par la Fédération française de Cardiologie (FFC), 60% des jeunes fumeurs réguliers de 10 à 16 ans se disent déjà « accros » au tabac. La Fédération insiste donc une nouvelle fois sur l’importance de dire Non à la première cigarette.
Car les jeunes sont particulièrement vulnérables, comme le rappelait récemment une autre étude, britannique. Une seule cigarette fumée à l’adolescence, et l’envie d’en griller une autre sommeille pendant... trois ans dans l’organisme. Avant de se transformer en dépendance.

La solitude des enfants et adolescents face au tabagisme aussi, est inquiétante. Par crainte d’une réaction virulente, un enfant sur deux cache son addiction à ses parents. Une psychiatre, Marie-France Le Heuzey, les interpelle car « le premier rôle des parents, c’est d’être attentifs. Quatre sur dix n’ont jamais abordé le sujet avec leurs enfants ou ont renoncé à le faire. Pour aider un jeune, il faut lui parler, relativiser le tabou de la cigarette sans minimiser les risques pour la santé ».

http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=15389

Se moucher, cela s’apprend
La plupart des enfants ne savent pas se moucher ! En premier lieu parce que les adultes ne leur ont pas appris et cela... parce qu’ils ne savent pas eux-mêmes, faire la toilette de leur nez. Résultat, les infections rhinopharyngées sont légion.
Comme elles sont la plupart du temps mal soignées, elles traînent en longueur... A titre préventif, enseignez-lui les règles d’un nez bien entretenu, lavé régulièrement avec de l’eau de mer stérilisée. Cela lui rappellera les bains de ses vacances...

S’il est enrhumé cela ne suffira plus. Montrez-lui alors comment se moucher puis laver son nez. Cette fois en revanche, vous emploierez une solution antiseptique et fluidifiante. Et puis sachez que les antibiotiques ne servent à rien contre les rhinopharyngites. Une étude menée voici quelques années a montré qu’en éduquant les parents et les médecins, la consommation d’antibiotiques pour ce type d’affections pouvait enregistrer des baisses jusqu’à 38%. Pas moins ! Cela a suffi pour déclencher une campagne nationale... qui se déroule en ce moment même sur les petits écrans.

http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=15385

Les asthmatiques doivent vivre une vie normale

Pendant de nombreuses années, l’asthme a surtout été décrit comme un phénomène « mécanique ». Selon cette approche, le spasme et l’obstruction des bronches jouaient le rôle essentiel.

Il est maintenant établi que ces manifestations découlent de mécanismes inflammatoires puissants et complexes. Plusieurs types de cellules sanguines interviennent. Mais elles ne sont pas seules : des médiateurs chimiques comme l’histamine ou les leucotriènes, sont impliqués dans l’apparition et l’installation du spasme. Nul n’ignore plus que la crise d’asthme doit toujours être traitée. Surtout, les spécialistes considèrent que l’inflammation bronchique doit être combattue de manière précoce et prolongée. L’objectif est d’éviter l’installation de lésions des parois bronchiques, des muqueuses et de tout l’appareil respiratoire. Grâce au traitement de fond de la maladie asthmatique, les médecins ne se limitent plus à traiter les crises. Ils peuvent les espacer, aidant les asthmatiques à mener une vie normale.
http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=15364

Les Listeria n’aiment pas le propre

La listériose est provoquée un bacille appelé Listeria monocytogenes. Trait caractéristique, les Listeria aiment le froid. Au point de s’y multiplier. Alors pour vous prémunir, veillez à la propreté intérieure de votre réfrigérateur.
N’oubliez pas, deux fois par mois au minimum, de le vider complètement et de le laver à fond avec une solution d’eau de Javel à 10%. Au retour de vos courses, retirez les emballages souillés et rangez les aliments dans des emballages propres.

Evitez de remettre des plats entamés en les laissant dans une assiette ou une casserole. Ces récipients, utilisés une fois, sont sales et constituent un véritable milieu de culture. Vous devez au contraire ranger ces restes dans une boîte hermétique... et propre.

Sachez aussi que les personnes affaiblies par la vie ou leur condition physique sont les plus sensibles aux Listeria. Pour l’essentiel, il s’agit des femmes enceintes, des personnes âgées et des malades souffrant d’un déficit immunitaire. Quels produits éviter ? Les charcuteries et les plats en gelée, les poissons fumés et les fromages à pâte molle. Enfin, les rayons de vente « à la coupe » aggravent les risques.

http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=15417

Pour le matériel médical, pas de fausses économies !

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Dans les pays en développement, pas moins de 20% à 50% des injections sont faites avec du matériel à usage multiple, souvent mal stérilisé ou... pas du tout ! Mais les pays nantis ne sont pas exempts de problèmes, pour leur part...
Une équipe des CDC d’Atlanta, aux Etats-Unis, a étudié les différentes méthodes et matériels d’injection utilisés. Le coût d’utilisation de chaque méthode et le risque de contamination lié à son usage ont également été pris en compte.

Les résultats obtenus sont parlants. Ainsi, même si leur coût unitaire paraît avantageux, « les aiguilles et les seringues à usage multiples sont porteuses d’un risque de maladie certes peu apparent mais important. » Moins coûteux à l’achat, ces dispositifs reviennent pourtant plus cher, en raison même du risque de contamination dont ils sont porteurs.

Utiliser du matériel à usage unique, c’est une bonne affaire pour la collectivité et naturellement... pour le malade. Car en plus de cela, les aiguilles ont à chaque fois un tranchant neuf, impeccable et qui assure une pénétration sans douleur... Eh oui ! Mais ce constat dressé en Afrique, ne doit pas faire perdre de vue que dans les pays riches aussi, on rechigne parfois à utiliser du matériel à usage unique. Toujours par un souci mal compris d’économie...

http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=15400

Quand le chômage tue !

Le chômage ? Une plaie sociale, mais aussi sanitaire. Une nouvelle étude démontre en effet les dégâts provoqués par la perte d’un emploi en fin de carrière. Une situation qui multiplie par deux le risque d’être victime d’un infarctus du myocarde ou d’un AVC.
Ce résultat ressort du travail d’une équipe américaine, qui s’est intéressée pendant dix ans à l’état de santé de 4 300 travailleurs de 51 à 61 ans, dont 582 ont perdu leur emploi au cours de ce suivi. Selon les auteurs, « le chômage représente un événement extrêmement stressant susceptible d’augmenter la consommation d’alcool ».

Sans compter que pour rester en bonne santé aux Etats-Unis, mieux vaut avoir un emploi. Tout salarié qui se retrouve au chômage perd automatiquement ses droits d’assurés sociaux. Les méfaits du chômage sur la santé sont prouvés de longue date. Cette étude ajoute des preuves aux preuves et les rend plus précises encore.

http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=15388

Quand la partition joue les fausses notes...

Des gestes répétitifs, des postures difficiles à tenir, un environnement bruyant, sans oublier le stress... Pas étonnant que les musiciens souffrent aussi de maladies professionnelles. Et notamment de troubles musculo-squelettiques (TMS).
Le violoniste est ainsi particulièrement exposé aux cervicalgies, dorsalgies et lombalgies. Au même titre que le violoncelliste ou le contrebassiste qui souffrent en plus, d’eczéma ! Dans la plupart des cas, la position de l’instrument bien sûr mais aussi la posture sont en cause.

« Si les musiciens victimes de tendinites aux poignets ou de problèmes divers aux bras ou aux épaules ne veulent pas que cela se reproduise, il est indispensable de leur montrer quelles postures ils doivent s’efforcer d’adopter » précise un kinésithérapeute, dans Travail et Sécurité, le magazine de l’Institut national de Recherche et de Sécurité (INRS). Ce n’est pas simple, surtout quand la mauvaise posture en question est acquise depuis l’enfance...

Et le stress...

Pour les pianistes, le travail sera principalement centré sur la position du bassin, dont découle celle du cou. Le violoniste cherchera surtout à soulager son bras gauche, qui tient l’instrument. Pour cela il devra « désolidariser les différentes parties du corps qu’il utilise ». Facile à dire... D’autant que le stress et son cortège de crispations s’invitent bien souvent aux représentations publiques.

Outre les TMS, le bruit peut aussi représenter un redoutable ennemi pour les instrumentistes. Un ennemi contre lequel la lutte s’avère difficile. Quelques moyens de prévention existent, comme les bouchons en silicone réalisés sur mesure, qui ne déforment pas les sons. Mais ils imposent une période d’accoutumance assez longue. L’organisation spatiale de l’orchestre doit également être prise en compte en « jouant », par exemple, sur l’espacement des musiciens. Mais là encore, la chose n’est pas simple. Particulièrement lorsque ces derniers sont dans une fosse à l’espace limité, dont les parois réverbèrent les sons.

http://www.destinationsante.com/article.cfm?ContentID=15373

Deux ans de dérive au milieu des glaciers...

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Source : photo Françis Latreille/ADO

Tara lève l’ancre aujourd’hui. Avec 6 hommes à bord, cette goélette de 36 mètres de long et 10 de large quitte la base sous-marine de Lorient. Direction l’océan Arctique, pour une dérive de deux ans dans les glaciers, à l’écoute de notre planète.
Et plus précisément de la banquise, véritable bouclier thermique de la Terre. « Epaisseur de glace, profondeur, température, salinité... pour la première fois, nous allons prendre des mesures concrètes pour avoir une idée précise de son évolution » explique Philippe Clais, responsable administratif de Tara Artic 2007-2008. Un projet qui est soutenu notamment, par le Programme des Nations-unies pour l’Environnement (PNUE).

Dès le mois de septembre, Tara va donc « se faire prendre par les glaces et se laisser dériver pendant deux ans. C’est une aventure exceptionnelle. Nous ignorons bien sûr où le bateau terminera son expédition, ni même comment il va se comporter dans les glaces. Car celles-ci bougent tout le temps et peuvent lui donner jusqu’à 20 degrés de gîte ! »

Certes, le navire a été conçu pour affronter les rudesses polaires. Mais ni Jean-Louis Etienne, ni Sir Peter Blake qui en ont été les skippers lorsqu’il s’appelait Antartica, n’avaient pu entreprendre ce périple. Ce sera même la première fois depuis... 1893 et l’épopée du Fram qu’un équipage se laissera dériver sur la banquise.

Le comportement de l’homme, aussi...
Tout un programme éducatif pour « faire comprendre les enjeux liés aux bouleversements climatiques » est développé autour de cette expédition. Via un site web bilingue (français-anglais) mis à disposition des enseignants et de leurs élèves mais aussi du grand public. Cartes satellites, données de dérive du bateau, météorologie locale, webcams, journaux de bord, description des manipulations scientifiques réalisées sur place, chacun pourra suivre l’expédition en temps réel.

Alors rendez-vous dès aujourd’hui, sur le site http://www.taraexpeditions.org/. Ne serait-ce que pour faire connaissance avec les six aventuriers qui embarquent. Des marins bien sûr, des scientifiques mais aussi un médecin. Car le comportement de l’homme -métabolisme, stress, sommeil...- sera aussi étudié de près. Le milieu promet d’être hostile. Outre les températures glaciales, les six hommes devront s’accoutumer aux nuits polaires. Une nuit en fait, qui dure... quatre mois de novembre à fin février !

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