La légende

James Brown est mort

par Agence de Presse Africaine (APA) , le 25 décembre 2006, publié sur ufctogo.com

 

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Le chanteur noir américain James Brown est mort lundi à Atlanta des suites d’une pneumonie à l’âge de 73 ans. Dès dimanche, les médias américains annonçaient son admission à l’hôpital Emory Crawford Long avec à son chevet son ami de longue date, Charles Bobbit.

Celui qui se faisait passer pour le « Soul Brother Number One » était connu dans le monde entier pour ses succès comme "Living in America", "I feel good", "Say it loud", "It’s man’s, man’s world", « Papa Got a Brand new bag ».

Ses performances scéniques sont époustouflantes grâce à ses déhanchés légendaires, à ses glissades inimitables et à la flexibilité incomparable des ses jambes même à un âge très avancé.

Pour l’ensemble de son œuvre, il obtient en 1992 un Grammy Award qui préfigurait son retour au devant de la musique avec de nouvelles sonorités qu’il parvient à imposer malgré l’âpreté de la concurrence de nouvelles têtes d’affiche.

Il a commencé sa carrière alors qu’il n’avait pas 20 ans.

Issu d’une famille pauvre, il avait trimé pour survivre,, ramassant dans sa prime jeunesse du coton ou cirant des chaussures dans le sud encore hostile à l’émergence des valeurs d’égalité.

Pour arrondir ses fins de semaines, il se produisait dans des salles de danse où il donnait libre cours à ses talents d’acrobate de scène par la volupté d’un corps complice de sa dextérité et de son agilité.

Energique, époustouflant, endiablé James Brown se voit coller le sobriquet de MR. Dynamite à cause de sa présence soutenue sur scène en compagne des « Famous Flames ».

Il a changé la musique du 20ème siècle après avoir enregistré plus de 50 albums vendus à des millions d’exemplaires dans le monde.

Sa célébrité grandit et sa notoriété s’installe en Amérique qui l’adoube. Avec le succès fou qu’il se fait, James Brown s’impose et impose son style qui fait l’unanimité dans les music box.

Bête de scène et phénomène des planchers, JB’s enchante les masses et déplace les foules lors de ses concerts en Europe, en Asie et en Afrique où des générations entières se sont prises de passions pour les messages qu’il véhiculait à l’image de « I’am Black and Proud ».

Ses tournées sur le continent, notament à Dakar et à Kinshasa sont restées inoubliables dans la mémoire collective africaine.

Les années 50 et 60, et même 70 il domine de plusieurs longueurs la musique world. Arrive le disco à la fin des années 70 et l’avènement d’un public plus jeune, moins engagé, donc réfractaire aux partitions servies par un James Brown qui se cherche.

Il renoue avec les succès en interprétant en 1985 la bande originale de Rockyy iV et le tube planétaire « Living in America ».

Mais sa part d’ombre l’envahit : drogue, fugues, violences conjugales, agressions de policiers et prisons, autant de facteurs qui noircissent son casier judiciaire et l’éloignent de sa fulgurante trajectoire du début dans les années 50.

En 1988, il est condamné à 6 ans de prison et son apparition menotté devant le juge émeut le monde entier et écorne la légende de la Soul.

Avec sa mort, disparaît une icône qui a contribué à l’éveil des consciences noires à sa manière.

 

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