Politique

Intervention du Président du Groupe UFC à l’adoption du projet de loi de finances rectificative de la gestion 2008

par UFC , le 17 décembre 2008, publié sur ufctogo.com

 

Intervention du Président du Groupe UFC
A l’adoption du projet de loi de finances rectificative de la gestion 2008

Monsieur le Président,

Messieurs les membres du Gouvernement,

Chers Collègues Députés,

Mesdames, Messieurs,

Au cours de notre session extraordinaire du mois d’Août 2008 consacrée aux inondations, le Groupe UFC a préconisé une loi de finances rectificative pour permettre une réallocation des diverses ressources au profit des populations sinistrées et pour faire face aux problèmes des infrastructures détruites.

Après avoir traîné les pieds, le Premier Ministre a fini par comprendre la nécessité d’une telle procédure. Mais comme à son habitude, c’est dans l’improvisation et la précipitation que le gouvernement soumet à notre examen, un projet de loi de finances rectificative au titre de la gestion 2008.

Selon l’exposé des motifs (EDM), ce projet est sensé répondre ‘’aux besoins créés par les récentes inondations que notre pays a connues et à la nécessité de faire face à la flambée des prix, afin d’améliorer un tant soit peu, les conditions de vie des populations.’’

A l’analyse, le projet s’est révélé inconsistant et sans rapport avec les préoccupations des populations sinistrées. Il est également sans rapport avec l’évolution de la situation réelle des ressources et des charges financières de l’Etat au second semestre de l’année 2008.

En outre, aucun éclairage n’est donné sur le contenu ‘’du programme d’urgence’’ annoncé dans l’EDM et dont la mise en œuvre serait partiellement lancée pour faire face aux dégâts causés par ces inondations.

Malgré les dotations colossales englouties au titre du ‘’renforcement’’ et de la ‘’modernisation’’ des régies de recettes, la loi rectificative n’enregistre aucune recette interne additionnelle par rapport aux prévisions initiales de la gestion 2008.

Elle ne fait nullement état des dons collectés par le gouvernement auprès des opérateurs économiques, des députés, des partenaires extérieurs et des nombreuses autres bonnes volontés qui se sont tous mobilisés pour venir en aide aux populations sinistrées.

Elle passe également sous silence, les impacts financier et budgétaire de la mesure de la gratuité des antirétroviraux.

L’on ne note aucune transparence de l’exécution de la gratuité de l’école qui figure tantôt dans les dépenses de personnel (état récapitulatif), tantôt dans les dépenses de matériel (état B).

Il apparaît que ce collectif budgétaire est uniquement destiné à affecter les ressources extérieures provenant du FMI, de la France de l’UEMOA et de la BID. Aucun effort n’est consenti au plan interne pour réduire les dépenses fantaisistes et permettre une réallocation de ressources au profit des secteurs sociaux affectés par les dégâts des inondations et les conséquences de la vie chère.

Monsieur le Président,
Chers Collègues,

Vous comprendrez aisément que dans ces conditions, le groupe UFC ne peut que se prononcer contre le projet de loi de finance rectificative du gouvernement.

Fait à Lomé, le 17 Décembre 2008,
Pour le Groupe UFC,
Le Président,

Jean-Pierre Fabre.

 

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