Transports

Infrastructures routières : les pavés de Lomé inondés par les eaux de pluie

par Focus Info (Togo) , le 5 juin 2009, publié sur ufctogo.com

 

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Photo focusinfos.com

Sur la route qui mène vers le quartier de Djidjolé, et devant l’imposante bâtisse du capitaine des Eperviers Shéyi Adebayor, située à quelques encablures de là, les automobilistes peinent à circuler. Et pour cause ! Cette voie pavée, réalisée il y a quelques années, se transforme en période pluvieuse, comme c’est le cas en ce moment, en une véritable lagune secondaire ; la faute au manque d’égouts ou de caniveaux d’écoulement.

De façon générale, l’état des infrastructures routières togolaises laisse à désirer : pavés vibrants, mal placés et enrobés de sable, où stagnent bien souvent des eaux de ruissellements etc. A chaque saison de pluie, la musique reste la même : le trafic à Lomé devient un casse-tête pour les usagers de la route, automobilistes, motocyclistes ou conducteurs de taxis-motos, entraînant par endroits et par moments, des embouteillages ou plus grave, des accidents.

Le pavé de Djidjolé n’est donc pas le seul à être inondé. Sur les boulevards Félix Houphouët Boigny, de la Kara et celui de Bê Kpota, la petite pluie matinale de ce vendredi a rendu la chaussée impraticable, suscitant des interrogations sur l’efficacité de ces pavés.

Le bitume est de plus en plus remplacé par les pavés jugés plus résistants et bon marché :

Depuis plusieurs années, la route bitumée a été jugée moins adaptée aux réalités togolaises et remplacée par une route construite avec des blocs en béton de forme hexagonale qui s’imbriquent, plus connus sous le nom de pavés.

Selon M. Pamouka, ingénieur en génie civil, l’eau étant un élément néfaste quant à la durée d’une route, le pavé est retenu comme matériau de construction des routes dans les zones humides. Pour lui, construire une route en pavés serait moins coûteux et ces routes seraient plus facile à entretenir. Et pourtant !

Plusieurs spécialistes relèvent que nombre de pavés de Lomé sont plus ou moins en bon état parce qu’ils ont été mal posés. En effet, les travaux sur certains tronçons ont été mal réalisés ; à l’instar de la route de la Kara et d’Agbalépédo, où les pavés se détachent peu à peu.

Tout ceci serait la conséquence des conditions opaques voire frauduleuses de passation de marché ou dans l’élaboration des appels d’offre.

Somme toute, la ville de Lomé n’est pas la seule capitale à opter pour les routes pavées. Si le caractère économique des pavés semble établi, il importe cependant que les travaux soient bien exécutés.

A l’heure où les gouvernants s’apprêtent à lancer les grands travaux d’améliorations de ces infrastructures, avec le soutien des bailleurs de fonds, notamment la banque mondiale, il urge de revoir rapidement le système de passation de marché, afin que seules les entreprises les mieux disant soient retenues.

 

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